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19ᵉ dimanche du temps ordinaire – homélie

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L’homélie du Père Robert en ce 19ᵉ dimanche de temps ordinaire ; Par une sombre nuit d’hiver dans une petite communauté du Midwest, la maison à deux étages d’une jeune famille a pris feu.

Les parents et les enfants se frayent un chemin à travers la maison enfumée jusqu’à l’extérieur. Dès qu’ils se sont mis à l’abri, la mère a crié :

« Où est le petit Jean ?« .

À ce moment-là, ils entendent un gémissement et lèvent les yeux pour voir leur fils de 5 ans à la fenêtre de la chambre, en train de pleurer et de se frotter les yeux.

Le père se tient sous la fenêtre et crie :

« Saute, mon fils, saute et je t’attraperai. Saute et je t’attraperai. »

Entre deux sanglots, le garçon a répondu à la voix qu’il connaissait si bien.

« Mais je ne te vois pas, papa. Je ne te vois pas. »

Le père répondit :

« Mais je te vois. Saute. »

Le garçon, confiant en son père, sauta dans l’obscurité enfumée et se retrouva en sécurité dans les bras de son père.

Pourquoi raconter cette histoire ?

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus dit à Pierre :

« Viens« .

C’est une invitation simple que Jésus nous adresse chaque jour. Pensez à la manière dont vous obéissez à cette invitation, pensez à la manière dont vous l’évitez. Qu’est-ce qui nous empêche de serrer la main de Jésus et de venir à lui ? Il dit à Pierre et à nous :

« Viens« .

Mais si souvent, nous hésitons.

Dans le cas de Pierre, il a eu peur. Qu’est-ce qui nous effraie le plus ? Peut-être d’attendre que le médecin nous appelle pour nous communiquer les résultats d’examens médicaux. Les parents sont souvent effrayés par ce à quoi leurs enfants sont exposés à la télévision et sur l’internet.

Les personnes âgées sont souvent effrayées par l’augmentation des handicaps et de la dépendance. Les personnes d’âge mûr ont peur de perdre leur emploi, de voir leurs revenus diminuer et leur mariage se briser. Les adolescents ont peur d’être rejetés par la foule.

Les enfants sont souvent effrayés par l’obscurité, les querelles et les divorces de leurs parents, ou par le fait d’être harcelés, d’être mis à l’écart. Qu’est-ce qui vous fait peur ? Pour Pierre, c’est le vent, les vagues et la peur de se noyer.

Au début de notre Évangile, Pierre sort de la barque. Il fait preuve d’une grande foi dans le Seigneur. Au commencement, il était fidèle. Être fidèle, c’est prendre un risque, comme Pierre a pris un risque en sortant de la barque.

Mais être un être humain est un risque en soi. Dans la mesure où vous êtes réellement vivant, vous prenez des risques.

On prend toutes sortes de risques sans savoir ce qu’il en adviendra. Se marier, c’est prendre un risque. Vous risquez votre vie individuelle dans l’espoir de la trouver plus épanouissante avec une autre personne. Et aujourd’hui, les chances que cela fonctionne ne sont que de 50-50. Aimer, c’est prendre des risques. On s’ouvre à tous les fardeaux que l’amour fait peser sur nous, et beaucoup s’effondrent sous le poids de l’amour. Entreprendre est un risque. On peut se retrouver terriblement étroit et unilatéral, fermé à tout sauf à sa profession, à son travail. Vivre humainement, c’est se lancer dans un grand inconnu.

Être chrétien, c’est prendre des risques. Pour commencer, vous vous engagez auprès d’un Christ que vous ne voyez pas. Votre acte de foi est tout aussi époustouflant que celui de Pierre sortant de la barque.

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Mes amis, nous sommes une Église en pèlerinage, une communauté en chemin, pas encore arrivée. Un corps d’hommes et de femmes pécheurs, parfois en contradiction flagrante avec le Seigneur qui la dirige. À l’Esprit qui lui donne vie. Et pourtant, c’est la communauté du Christ. C’est ici qu’il attend que nous fassions son expérience. Non seulement pour l’endurer, mais pour l’aimer.

Il y a des moments où nous sommes perdus et où nous nous plaignons dans l’obscurité. Lorsque nous sommes incertains, lorsque nous avons peur de sortir du bateau. Lorsque nous voulons compter et dépendre de quelqu’un ou de quelque chose d’autre que le Christ.

Parfois, la vie est ainsi faite. Nous avons l’impression d’être au bord du gouffre et nous ne savons pas de quel côté nous tourner. C’est le moment de sortir de la barque, comme Pierre, et de marcher vers le Seigneur. C’est le moment d’avoir assez de foi, comme le garçon de l’histoire, pour sauter dans les bras de notre Père.

Homélie de ce dimanche du Père Robert Warren, Franciscain de Garison NY

Publié par Napo

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