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Caïn, les enfants de Dieu et les géants

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Caïn, les enfants de Dieu et les géants

La Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich a vu que c’est au Mont des Oliviers que Caïn forma le projet de tuer Abel. Et que c’est là qu’il revint, affolé et saisi de crainte, il plantait des arbres et les arrachait aussitôt.

Alors, je vis l’apparition d’un homme sévère, lumineux, qui demanda : « Caïn, où est ton frère Abel ?« 

D’abord, Caïn ne le vit pas, puis il se tourna vers lui et dit :  » Je ne sais pas : il n’a pas été confié à ma garde ! « 

Lorsque Dieu dit que le sang d’Abel en appelait à Lui de la terre. Caïn eut encore plus peur, je vis qu’il discuta pourtant un long moment avec Dieu. Dieu lui dit également qu’il serait maudit sur la terre. Que celle-ci ne lui donnerait plus son fruit et qu’il devrait fuir. Alors Caïn protesta que partout, on chercherait à le tuer.

Il y avait déjà beaucoup d’hommes sur la terre. Caïn était déjà très âgé et avait des enfants, ainsi qu’Abel. Il y avait encore bien d’autres frères et sœurs. Mais Dieu dit que non, que celui qui le frapperait serait puni sept fois, il avait fait aussi un signe sur lui, afin qu’on ne le mit pas à mort.

Ses descendants furent des hommes de couleur, Cham aussi eut des enfants qui furent plus bruns que ceux de Sem. Plus les hommes étaient nobles, plus ils étaient blancs. Ceux qui étaient marqués du signe avaient des enfants comme eux et, par l’hérédité croissante, le signe s’étendit finalement sur tout le corps, si bien que les hommes devinrent de plus en plus sombres. Mais au commencement, il n’existait pas d’hommes complètement noirs ; ils le devinrent seulement peu à peu.

Dieu lui indiqua également une région où il devait fuir. Et comme Caïn disait : « Ainsi vas-tu me laisser mourir de faim, puisque la terre m’est malédiction ! » Dieu dit que non, qu’il devait manger la chair des animaux, et qu’un peuple serait issu de lui, et qu’il en sortirait aussi du bien. Auparavant, les hommes ne mangeaient pas de viande.

Alors Caïn s’exila, et il a bâti une ville à laquelle il a donné le nom de son fils : Hénoch.

Abel fut tué dans la vallée de Josaphat’ au flanc du mont du Calvaire. Par la suite, il y eut encore à cet endroit toutes sortes de meurtres et de malheurs. Caïn abattit Abel avec une sorte de massue, avec laquelle il écrasait les pierres tendres et les mottes de terre au cours des cultures. Elle était probablement en pierre, avec un manche en bois, car elle était recourbée

On ne doit pas s’imaginer le pays avant le Déluge comme maintenant. La Terre Sainte n’était pas accidentée, avec ses vallées et ses ravins, et de loin ! Les plaines étaient bien plus étendues et les rares montagnes avaient des pentes bien plus douces. Le Mont des Oliviers n’était en ce temps qu’une hauteur médiocre aux pentes molles. La grotte de la Nativité, près de Bethléem, existait aussi, une grotte sauvage dans les rochers, mais les environs étaient différents.

Les hommes étaient plus grands, mais pas difformes : maintenant, on les regarderait avec étonnement, mais pas avec crainte. Et ils étaient encore plus beaux dans leurs constructions, sous les antiques statues de marbre que je vois dans plusieurs lieux, allongées dans des chambres souterraines, il y a encore de ces figures.

Caïn entraîna tous ses enfants et petits-enfants dans la région qui lui avait été attribuée par Dieu, et ils se multiplièrent encore. Je n’ai plus vu de choses horribles sur Caïn même et son tourment fut de s’épuiser très rudement au travail, car rien ne voulait prospérer pour lui personnellement.

Je l’ai vu aussi injurié et méprise par ses enfants et petits-enfants, et surtout en butte à leurs mauvais traitements, pourtant, ils le suivaient en tout comme leur maître, mais en même temps comme un maudit. J’ai vu que Caïn n’est pas damné, mais qu’il a dû expier très rudement.

Un de ses descendants fut Tubalcam c’est de lui que vinrent des arts variés, c’est de lui aussi que sortirent les géants. J’ai vu souvent qu’au moment de la chute des anges un certain nombre d’entre eux eurent un moment de regret et ne tombèrent pas aussi bas que les autres

Plus tard, ils obtinrent un séjour sur une très grande montagne isolée et inaccessible, qui est devenue une mer au cours du Déluge, je crois que c’est la Mer Noire. Ces anges rebelles avaient la liberté d’agir sur les hommes dans la mesure où ceux-ci s’éloignaient de Dieu. Après le Déluge, ces anges ont disparu de ce lieu et se sont dispersés dans les airs, ce n’est qu’au jugement dernier qu’ils seront précipités en enfer.

Je vis les descendants de Caïn devenir toujours plus impies et sensuels. Ils s’approchèrent toujours plus de cette montagne, et les anges déchus possédèrent beaucoup de leurs femmes et les dominèrent et leur enseignèrent tous les arts de la séduction. Leurs enfants étaient très grands, avaient toutes sortes de dons et d’aptitudes, et se rendirent complètement les instruments des mauvais esprits. C’est ainsi que naquit sur cette montagne et loin aux alentours une race perverse, qui chercha à entraîner la descendance de Seth dans son monde de vices, en usant de la force et de la séduction. C’est alors que Dieu annonça le Déluge à Noé, qui eut à subir d’épouvantables tourments de la part de ce peuple, pendant qu’il construisait l’Arche.

J’ai vu beaucoup de choses sur ce peuple des géants : comment ils traînaient très facilement d’énormes rochers jusqu’au sommet de la montagne, comment ils montaient de plus en plus haut, comment ils accomplissaient les choses les plus étonnantes. Ils grimpaient en courant le long des parois ou des troncs d’arbres, comme je l’ai vu faire part d’autres possédés.

Ils pouvaient faire toutes sortes de choses, et les plus étonnantes, mais uniquement des simulacres et des artifices, qui se produisent avec l’aide du diable. C’est pour cela que tous les tours de prestidigitation et tous les arts divinatoires me sont aussi insupportables. Ils pouvaient faire toutes sortes de figures de pierre et de métal, mais de la science de Dieu, ils n’avaient plus aucun vestige et cherchaient n’importe quoi à adorer.

J’ai vu qu’ils se mettaient soudain à tirer une statue de la première pierre adéquate et à l’adorer, ou bien n’importe quelle bête horrible, ou bien même quelque chose qui ne représentait rien. Ils savaient tout, voyaient tout, préparaient du poison, se livraient à la sorcellerie et à tous les vices. Les femmes découvrirent la musique, je les ai vues vagabonder pour séduire les races meilleures et les attirer dans leurs dépravations.

J’ai vu qu’ils n’avaient pas de maisons ni de villes, mais qu’ils se construisaient de grosses tours rondes en pierre semblable à du mica, au pied desquelles s’adossaient des constructions plus petites qui conduisaient à de vastes cavernes où ils célébraient leurs orgies. On pouvait se promener sur le toit de ces bâtiments et en faire le tour, et ils montaient au sommet des tours pour observer le lointain à travers des tubes, ce n’était pas comme avec des télescopes, mais par un procédé satanique.

Ils voyaient ou se situaient les autres contrées et s’y rendaient, détruisant tout, libérant tout, en abolissant toutes lois : et c’est cette liberté qu’ils instauraient partout. J’ai vu qu’ils sacrifiaient des enfants en les enterrant vivants. Dieu a détruit cette montagne pendant le Déluge.

Hénoch, l’ancêtre de Noé (Gen. 5. 18-24.), a enseigné contre eux. Il a aussi beaucoup écrit et il était un homme très bon, très tourné vers Dieu. En beaucoup d’endroits, il a dressé en pleins champs des autels de pierre, là où les cultures étaient abondantes, pour rendre grâce à Dieu et lui offrir des sacrifices.

C’est lui particulièrement qui transmit la religion dans la famille de Noé. Il est établi dans le Paradis et repose à la Porte de la Sortie, ainsi qu’un autre (Elie), et il en reviendra avant le Jugement dernier.

Les descendants de Cham également ont eu après le Déluge de semblables accointances avec les mauvais esprits, et c’est pourquoi il y eut parmi eux tant de possédés, de magiciens et de puissants de ce monde, et aussi de nouveau des hommes très grands, sauvages et mauvais. Sémiramis est également issue de l’union de deux possédés : elle pouvait tout, sauf devenir sainte !

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C’est ainsi qu’apparurent d’autres humains qui furent plus tard tenus pour des dieux par les païens, les premières femmes qui se laissèrent ainsi posséder par les mauvais esprits le firent en toute connaissance de cause : mais les autres non : elles avaient cela en elles comme la chair et le sang, comme le péché originel.

Source : Les Mystères de l’Ancienne Alliance – Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich

Publié par Napo

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