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Mariage des Prêtres : Le Célibat en péril, de quoi se mêlent-ils ?

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Aujourd’hui, une convergence d’opinions se manifeste en faveur du mariage des prêtres. Cette demande émane non seulement de ceux qui ne partagent pas nos croyances religieuses, y compris des athées, mais également des fidèles et des membres du clergé aux positions progressistes, qui expriment leur soutien de manière vigoureuse.

Je tiens à rassurer nos lecteurs dès le départ en affirmant avec conviction mon attachement au célibat de nos vénérables prêtres. Il est impensable pour moi de soutenir, que ce soit aujourd’hui ou demain, cette proposition novatrice trompeuse. Une partie de l’argumentaire avancé par les progressistes pour justifier leur position repose sur un aspect particulier : ils citent en exemple les églises catholiques orientales de rite byzantin, telles que les Églises gréco-catholiques ukrainiennes, melkites, roumaines, etc., où le mariage des prêtres avant leur ordination est permis.

Cependant, il est crucial de noter que, même dans ces cas, une fois ordonnés, les prêtres mariés ne peuvent pas contracter de nouvelles unions en cas de veuvage. D’après eux, cela justifierait de démocratiser la pratique du mariage chez les prêtres afin de remplacer le célibat et la chasteté.

Une autre ligne d’argumentation repose sur les cas d’abus sexuels impliquant certains prêtres. Selon ce point de vue, la proposition de marier tous les prêtres serait une réponse adéquate pour résoudre ce problème. Cependant, il est important de souligner que la situation actuelle est évidente, et il n’est pas nécessaire d’étayer cela par des statistiques : les cas d’abus sexuels se produisent malheureusement de manière plus fréquente au sein des familles.

Au-delà du contexte familial, ces agressions se manifestent également en dehors de ce cadre, au sein de la société en général. Par exemple, il est à noter que même les professeurs de sport, qui ont le droit de se marier, ne s’empêchent pas de commettre des attouchements et des violences sexuels envers les enfants. De plus, il est indéniable que des réseaux pédophiles opèrent au sein de la société et de la république.

L’ironie est encore plus frappante lorsqu’on compare la situation avec celle des protestants. Tout d’abord, il convient de souligner qu’ils n’ont pas de prêtres ni de sacerdoce dans leur religion hérétique. Leurs laïques enseignants peuvent donc tout à fait se marier, tout comme être homosexuel et se marier ou marier d’autres fidèles. Pourtant, cela n’empêche pas le fait que de nombreux abus se produisent également parmi eux.

Cependant, il est remarquable de constater que les médias grand public, influencés par des intérêts maçonniques, semblent se concentrer presque exclusivement sur les cas liés à la religion catholique, exagérant la situation à l’extrême, ils amplifient habilement les faits pour tenter de convaincre l’opinion que l’ensemble de l’Église catholique est rongé par des prêtres pédophiles. Un tableau alarmant est ainsi peint, dans le but de semer la méfiance à l’égard de la sécurité de vos enfants et de pousser à l’abandon de cette institution.

Un constat encore plus frappant réside dans les données et les rapports fournis par le rapport de la CIASE, où il apparaît que bon nombre des prêtres impliqués dans ces méfaits sont en grande partie de tendance homosexuelle. Face à cette réalité, il est difficile de discerner en quoi l’autorisation du mariage changerait fondamentalement leur situation, il faudrait surtout qu’ils quittent la prêtrise.

La Congrégation pour l’Éducation Catholique a publié un document en 2005 intitulé « Instruction sur les critères de discernement des vocations aux ministères ecclésiastiques« . Ce document indique que les personnes ayant « des tendances homosexuelles profondément enracinées » ou qui soutiennent la « culture gay » ne doivent pas être admises au séminaire ni à l’ordination. Donc à moins de vouloir changer grâce au Seigneur, ces prêtres, avec tout le respect que je leur dois, doivent plutôt démissionner.

Poussons notre réflexion un cran plus loin, en prenant notamment en compte la perspective offerte par Ludovic, un jeune laïc au sein de l’Église catholique, qui a soigneusement réexaminé le rapport de la CIASE. Dans ses analyses, il présente l’explication suivante :

L’analyse de ces données quantitatives provenant du rapport INSERM et des entretiens menés par la CIASE offre une perspective divergente sur la prévalence des agressions au sein de l’Église par rapport aux réflexions émises par ces deux instances. Cette particularité de prévalence semble être étroitement liée à la proportion inhabituelle de prêtres présentant une tendance homosexuelle (un phénomène déjà largement documenté et reconnu dans le rapport de l’INSERM).

Ces prêtres, du fait d’une affectivité déséquilibrée, semblent présenter une propension accrue à commettre des abus (je tiens à souligner que cela ne signifie absolument pas qu’une majorité de personnes homosexuelles soient pédophiles), comme le démontre également le rapport de la CIASE. En effet, près de 50% des abus envers des mineurs sont perpétrés par des prêtres ayant une tendance homosexuelle, et ce chiffre dépasse même 80% pour les abus visant des garçons.

Cette statistique de 80% met en évidence une nette sur-représentation des prêtres homosexuels dans les cas d’abus. Il est également plausible que le taux de 50% pour les abus en général reflète cette sur-représentation, à moins de supposer que la moitié des prêtres ont une orientation homosexuelle. D’autres éléments du rapport viennent étayer cette hypothèse, renforçant ainsi ce constat.

« En comparaison avec la société, s’il y a un phénomène à teneur systémique propre à l’Eglise, il s’agit – selon les travaux de la commission CIASE et à l’instar de ce qui avait déjà été observé dans d’autres pays – de la très forte proportion d’abuseurs homosexuels ou bisexuels, qui a induit une prévalence anormalement forte envers les garçons et a favorisé la protection de certains abuseurs. S’il y avait donc dû avoir une recommandation forte de la CIASE à l’issue de son étude, elle aurait dû concerner la question de la maturité affective des candidats au sacerdoce. Cet aspect avait été identifié par le pape Benoit XVI dans son instruction de 2005 sur les critères de discernement vocationnel, restée malheureusement sans suite.« 

  • Dans le § 547 « La sexualité des agresseurs de victimes mineures de sexe masculin ou des deux sexes semble plus développée avec un sentiment de frustration plus important comparativement aux agresseurs de victimes de sexe féminin»
  • Une autre donnée du § 546 fait apparaître une part de personnes à tendance homosexuelles bien moindre « Parmi les agresseurs de victimes majeures, 20 % se déclarent homosexuels et aucun ne déclare de bisexualité ».
  • Toujours au § 0546 « dans un tiers des cas, ils [les agresseurs de mineurs] se déclarent bisexuels ». Il n’y a donc que 20% de personnes de tendance purement hétérosexuelle parmi les abuseurs de mineurs.
  • Et également au § 0546 « Parmi les agresseurs de victimes mineures de sexe féminin, tous se déclarent hétérosexuels. » : Ceci est une observation fondamentale qui achève de confirmer que le caractère systémique des abus est lié à la tendance homosexuelle, vue la très faible part dans l’Eglise de victimes féminines comparé à ce qui est observé dans la société entière (cf. § 1). Par ailleurs, cette observation relativise fortement l’argument de « phénomène d’opportunité » mis en avant par l’INSERM pour expliquer les prêtres s’attaquent principalement aux garçons. L’orientation sexuelle est bien un facteur déterminant.

De quoi alors se mêlent ses progressistes et autres personnes du monde ? Les prêtres qui veulent servir le Seigneur ne sont pas forcés, mais ils l’acceptent de leur plein gré, en entrant au séminaire, ils savent tous qu’ils devront vivre une vie de célibat. Vivant ainsi, ils sont libérés de toute attache ou pression extérieure, leur permettant de se dédier entièrement au service de Dieu et à l’accompagnement du prochain. Le prêtre peut offrir sa vie, prêt à affronter le moment redouté du martyr si telle est la volonté divine. Dans cette vie de célibat, il suit l’exemple du Christ, acceptant la crucifixion par soumission et amour.

Cet engagement découle de la génération spirituelle de Notre Très Sainte Mère Marie. Comme le disait Mgr Fulton J. Sheen :

« Comme la virginité n’est pas le contraire de l’amour, elle n’est pas non plus le contraire de la génération. La bénédiction chrétienne sur la virginité n’a pas abrogé l’ordre de la Genèse (1:22) « d’augmenter et de se multiplier », car la virginité a sa propre génération.

La consécration de la virginité de Marie était unique en ce qu’elle a abouti à une génération physique – la Parole faite Chair. Mais cela a également établi le modèle pour la génération spirituelle, car elle a également engendré le semblable à Christ. De la même manière, l’amour vierge ne doit pas être stérile.« 

Cette vocation particulière les arme d’une liberté intérieure qui leur permet de se consacrer pleinement à leur mission. En vivant une vie sans liens familiaux, ils sont en mesure de porter toute leur attention à l’Église et à la communauté, guidant et soutenant les fidèles sans les entraves des préoccupations domestiques. Cette singularité de vie leur permet de s’engager sans réserve et de répondre à l’appel du Seigneur, faisant d’eux de véritables serviteurs de Dieu et de la foi.

Il est crucial de respecter cette décision profondément personnelle, ancrée dans la foi, et la dévotion, qui permet aux prêtres de poursuivre leur vocation avec un dévouement sincère et sans entraves. Personne n’a le droit de remettre cet engagement en question, car cela fait partie de notre tradition, c’est inscrit dans l’adn des prêtres depuis des siècles et des siècles, et cela continuera ainsi, parce que les conciles l’ont toujours défendu.

Dans un de mes articles, sur le célibat ecclésiastique, voilà ce qu’on peut y lire :

« Le concile d’Elvire, en 305, ordonne à tous les évêques, prêtres et diacres, de ne point vivre avec leurs femmes, sous peine de déposition. En 386, le pape Sirice dans une lettre aux évêques d’Afrique, menace des peines éternelles les violateurs du célibat ecclésiastique.

En 390, dans le second concile de Carthage, on dit que la loi du célibat est conforme à ce que les Apôtres ont enseigné et à ce que toute l’antiquité a pratiqué. S. Ambroise, S. Augustin, S. Léon, pape, S. Grégoire le Grand, Innocent I ont rendu hommage au célibat ecclésiastique.

Le premier concile de Latran, en 1123 et le second en 1139, en déclarant nul le mariage des prêtres, n’ont pas innové non plus ; ils n’ont fait que juger, d’après la définition des anciens canons, comme le dit le premier de ces conciles. »

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Le Saint Esprit et l’Église, en leur sagesse inégalée, discernent ce qui est authentiquement bénéfique pour l’homme, en particulier pour le prêtre. En revanche, cette perspective échappe souvent à ceux qui émettent des critiques. Certains d’entre eux réclament le mariage des prêtres, mais derrière cette proposition pourrait bien se cacher un désir de renforcer davantage leur pouvoir de pression et de contrôle sur ces hommes dévoués. Une situation parallèle peut être observée dans les loges, où le serment de secret prévaut. S’écarter de ce serment peut entraîner des conséquences graves, pouvant aller jusqu’à des scénarios excessivement tragiques de suicide avec trois balles dans le dos.

Ces pressions extérieures peuvent malheureusement corrompre certains individus, même des prêtres, qui pourraient être tentés par l’appât de l’argent, la soif du pouvoir ou encore une quête de notoriété. Ces tristes compromissions sont le reflet d’une défaillance de la moralité et de la vocation religieuse, conduisant ces prêtres vers un chemin regrettable et éloigné de leur devoir sacré, que le Seigneur les soignent et qu’il ait pitié de leurs pauvres âmes, malheureux qu’ils sont.

Publié par Napo

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