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Prophéties des Papes par Saint Malachie

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L'histoire des prophéties de Saint Malachie
L'histoire des prophéties des Papes de Saint Malachie

Ceux qui conservent encore le souvenir des prophéties des papes sont frappés de la concordance avec la légende…

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Petit tour rapide dans l’histoire

Après l’apparition des Légendes de saint Malachie dans l’ouvrage d’Arnold Wion (1595), un vif mouvement de curiosité d’abord, d’étonnement ensuite et de surprise , se produit dans les milieux les plus divers.

Dès 1601, le dominicain Giannini en publie deux commentaires, en latin et en italien. Les savants et les théologiens les plus illustres de l’époque, le bénédictin Henriquez, le jésuite Cornélius a Lapide , et d’autres , citent le précieux document, qu’ils considèrent déjà comme ayant une autorité indiscutable.

Ce n’est qu’en 1642 que le cistercien Manriquez énonce timidement, et en passant, un doute sur son authenticité. Il fonde ce doute sur une opinion personnelle : le style et le caractère des devises lui semblent peu dignes de saint Malachie.

Cependant l’œuvre attribuée au saint Evêque d’Irlande s’impose de plus en plus à la confiance publique, car la réalisation des devises devient de plus en plus frappante et palpable. A côté des savants, les plus pieux personnages saluent avec respect la mystérieuse prophétie. Le Vénérable Holzhauser l’invoque comme un témoignage irrécusable dans son Commentaire sur l’Apocalypse ; Dom Bucelin, bénédictin, le P. Engelgrave, jésuite, rendent de publics hommages à ce monument mémorable, à ces symboles obscurs qui trouvent toujours leur application lumineuse; le P. Gorgeu, de l’Ordre des Minimes, en donne un commentaire remarquable et fort étendu, avec la haute approbation et les encouragements de ses supérieurs.

Pour trouver une réfutation systématique et un peu raisonnée , il faut aller jusqu’en 1663 ; c’est alors que Carrière
publie ses réflexions sur la prophétie, à la suite de sa nouvelle édition de l’Histoire chronologique des Pontifes romains.

Quelques années plus tard, le P. Papebroch, jésuite, reproduit, en les résumant, quelques-uns de ses arguments
dans le Propylaeum Maii , des Acta sanctorum. Mais, comme s’il avait conscience d’avoir formulé son jugement d’une manière trop précipitée, il le rectifie en partie dans son ouvrage Ad Paralip.: il y témoigne de l’empressement avec lequel on accueille partout ces prophéties, que lui-même n’a pas absolument méprisées dans son épître dédicatoire à Clément IX.

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Et de fait, en Italie, à Rome, partout, la Prophétie de Papes est alors l’objet de recherches et d’études de la part des savants de tout ordre.

En France, la célèbre Histoire des Papes de Coulon publie et commente les Légendes. Pierre Petit, docteur en Sorbonne, en proclame bien haut le caractère surnaturel.

En Italie, les différentes éditions de commentaires se succèdent presque sans interruption. A Naples, G. Germano
écrit la vie de saint Malachie, et l’accompagne de longues explications sur les devises. A Venise paraît le petit volume,
souvent réédité avec la permission des supérieurs ecclésiastiques, qui a pour titre Profezia veridica di tutti i sommi
Pontefiei. A Rome même, les plus hautes autorités religieuses témoignent un grand respect pour la fameuse révélation.

Lors de l’élection de Clément X, en 1670, des inscriptions triomphales saluent dans le nouveau Pontife celui qui réalise la légende De flumine magno.

Quand Alexandre VIII est nommé pape en 1689, on s’empresse de faire l’application de sa devise Pœnitentia gloriosa à saint Bruno, dont la fête marque le jour de son élection , et cette application est perpétuée par plusieurs médailles, qui reproduisent l’image de saint Bruno.

A chaque élection pontificale, de nouvelles démonstrations attestent la faveur prolongée dont jouit la prophétie; et le savant protestant Crûger, en 1723, voit encore dans ce fait caractéristique une raison d’étudier de plus près un document qui excite à ce point la curiosité publique.

C’est qu’en effet, les savants eux-mêmes en Allemagne, protestants autant que catholiques, s’intéressent aux mystérieuses légendes. Le professeur Graff (protestant), en 1677, à Marpurg, publie une thèse fort remarquée en faveur de la prophétie.

D’autres suivent ses traces; ce sont :
– Tenzel, dans ses Colloquia menstrua; les Acta eruditorum de 1692,
– Sartorius (catholique), professeur de théologie à Prague, en I700;
– Daniel Moller (protestant), à Altorf, en 1709
– et le professeur de Wittemberg, Théod. Crüger (protestant), en 1721 et en 1723.

Les premières critiques dans l’histoire

Or, vers cette époque précisément à partir de 1689, alors que la Prophétie des Papes semble s’imposer à la confiance et au respect universels, surviennent les critiques les plus radicales et les plus absolues.

Le P. Menestrier, célèbre jésuite lyonnais, découvre après un siècle, par un effort d’imagination remarquable, que le tout a du être fabriqué en 1590, au conclave où fut élu Grégoire XIV.

De témoignages historiques, il n’en apporte aucun; mais il met en avant des vraisemblances, des suppositions ingénieuses qui étonnent et séduisent. Et puis, il nie tout, il tourne tout eu ridicule… La cause est jugée!

Nous sommes bien près du XVIII siècle, et les procédés dont se sert le P. Menestrier contre la Prophétie des Papes
seront bientôt appliqués aux choses les plus sacrées de la religion. Cette tendance à la critique flatte et entraine. On
a tant d’esprit et de perspicacité quand on révoque en doute et qu’on nie ce que les autres ont cru ! Et l’argument du ridicule a tant de puissance et d’attraits , surtout dans notre Fiance !

Quoi qu’il en soit, le P. Menestrier fait école. Le dictionnaire de Moréri, si souvent réimprimé;

  • – Granet (1737)
  • – Vallemont (1738)
  • – Ducreux (1775), en France
  • – Gengell (1724)
  • – Journal des savants (1745) en Allemagne
  • – Feyjo (1738), en Espagne
  • – Sandini (1739)
  • – Gastaldi (1784), en Italie

Les auteurs de dictionnaires, les encyclopédistes, perpétuent l’œuvre de démolition et de destruction du savant Jésuite, ils cherchent à exciter la pitié à l’égard de ceux qui admettent la possibilité même d’une inspiration prophétique, ou d’un fondement sérieux pour les légendes des papes.

La révolution fait son oeuvre

Le saint pape Pie VI meurt en martyr en 1799 à Valence (Drôme). L’aigle triomphante de Napoléon enlève dans ses serres puissantes le malheureux Pie VII.

Alors on se souvient qu’on a lu quelque part ces deux légendes si caractéristiques : Peregrinus apostolicus, Aquila rapax… On retrouve de l’intérêt à consulter le texte de la vieille prophétie à laquelle elles sont empruntées.

Les pages longtemps délaissées sont peu à peu remises en honneur. Quelques encyclopédistes ou faiseurs de dictionnaires pourront rééditer d’un ton dédaigneux, en la transformant en réalité, l’hypothèse du P. Menestrier. Mais l’idée de la réhabilitation fera son chemin.

Dans le secret des familles, dans les cercles intimes, on parle de nouveau des étranges devises, qui ont trouvé dans les faits une confirmation inattendue. Cependant l’esprit de rationalisme domine encore… On ose à peine admettre qu’il puisse y avoir une révélation annonçant depuis le XII siècle les grands faits du XVIII et du XIX.

Quelques années se passent. L’élection de Grégoire XVI amène sur le trône pontifical un illustre membre de l’Ordre des Camaldules, qui eurent leur berceau à Bagni ou Balnes en Etrurie. Ceux qui conservent encore le souvenir de la prophétie sont frappés de la concordance avec la légende si précise : De Balneis Etruriae.

Le pontificat même de Grégoire XVI ne fait que les confirmer dans l’intérêt qu’ils prennent à suivre l’histoire des légendes à travers les siècles. En ce pontife, ils reconnaissent vraiment le pape de l’Étrurie, par l’ardeur qu’ils lui voient mettre à poursuivre les fouilles et les recherches archéologiques dans cette région si pleine de souvenirs.

En tète de l’important Musée étrusque du Vatican, appelé aussi Musée grégorien, on pourrait inscrire à double titre sa
légende.

Pie IX ramène l’attention sur les prophéties

Mais c’est surtout le pontificat de Pie IX qui ramène l’attention publique sur le document publié par Wion.
La persécution odieuse dont le pape est victime de la part de la maison de Savoie est exprimée d’une manière saisissante par le jeu de mots Crux de cruce. La maison de Savoie, qui porte la croix dans ses armoiries , comme elle portait inscrite dans ses traditions de famille l’amour de cette croix, sert d’instrument à la révolution italienne et aux sociétés secrètes qui en sont l’âme et la raison d’être. La croix de la tribulation vient ainsi à la papauté de la croix, ou de la famille qui aurait dû rester fidèle à ses glorieux souvenirs et au symbole sacré de ses armoiries !

Aussi, lors de l’élection du successeur de Pie IX, tous les esprits à Rome sont dans l’attente. La prophétie annonce pour ce Pontife une lumière dans le ciel… Lumen in cœlo. Quelle sera cette lumière?

Pendant les trois jours que dure le conclave de mars 1878, les opinions les plus diverses se font jour. On cherche quel est celui des membres du Sacré-Collège qui semble le mieux réaliser la devise.

On consulte les noms, les titres cardinalices, les armoiries. Enfin on apprend que S. E. le cardinal Pecci est élu. O surprise ! Un astre lumineux resplendit dans le ciel de ses armoiries de famille !

Depuis ce jour, plus de vingt années se sont écoulées, et les enseignements du Pontife vénéré n’ont pas cessé d’illuminer l’Église. En Léon XIII, enseignant le monde par ses Encyclique, nous pouvons saluer la lumière qui brille dans le ciel, et dissipe les ténèbres de l’ignorance et de là vaine science : Lumen in cœlo!

Le travail critique de l’auteur

Dans notre travail critique sur la Prophétie des Papes en général, nous nous sommes longuement étendu sur les questions d’autorité et d’authenticité de ce célèbre document. Nous avons montré qu’un écrit qui se présente comme prophétie ne saurait être comparé à un écrit historique. Ce qui lui donne de l’autorité en tant que prophétie, ce n’est pas le fait de provenir de tel ou tel personnage illustre par sa sainteté même ou par son mérite personnel , c’est la réalisation de ses prédictions.

A moins qu’il ne s’agisse de prophéties officiellement reconnues et présentées comme telles par l’Eglise à la loi des fidèles, c’est à celte réalisation, à ce contrôle de l’histoire que nous devons recourir pour accorder notre créance
à un écrit prophétique.

Une condition doit être néanmoins observée avec le plus grand soin dans cette étude, c’est la date du document. Une prédiction n’a de portée, en effet, que pour des événements qui lui sont certainement postérieurs. Or nous savons d’une manière indubitable que la Prophétie des Papes existait au moins en 1595, et même en 1590 selon toute vraisemblance. Pour plus de trois siècles donc, nous pouvons comparer les légendes aux événements de l’histoire. Afin que cette comparaison se fasse, il faut connaître le langage de l’auteur. Les légendes des papes antérieurs à 1590 nous serviront en toute hypothèse à préciser ce langage et à le comprendre.

Il existe d’ailleurs bien des raisons de croire à l’authenticité du document, au point de vue purement historique. Si la question d’auteur ne peut être tranchée d’une manière certaine, il n’en est pas de même de la question d’ancienneté de la prophétie.

Cette remarque est d’autant plus importante, qu’au fond le point essentiel est d’établir que les légendes des papes ne sont pas l’œuvre d’un faussaire du XVI siècle. Nous n’avons pas à revenir dans ce volume sur cette double question d’autorité et d’authenticité de la prophétie, qui a été longuement traitée dans notre Étude critique.

Nous n’insisterons pas davantage sur la fin de la prophétie ou sur la raison d’être de cette révélation, s’il est vraiment
prouvé qu’elle existe. Ce problème si intéressant a été discuté par nous sous toutes ses faces, et nous a entraîné à des développements considérables. (Voir La Prophétie des Papes, pp. 272-287 et 350-850.)

Il touche, en effet, par bien des points aux questions les plus complexes et les plus difficiles concernant l’avenir de l’humanité, et nous ne saurions reproduire ici toutes les considérations que nous avons déjà exposées. Mais il est nécessaire, avant d’aborder l’étude détaillée des devises, que nous précisions les règles d’interprétation que
nous aurons à appliquer. Comme nous l’avons fait remarquer plus haut, les devises des papes antérieurs à 1590 (numéro 1-74) ont à ce point de vue la plus grande importance. Si en effet on veut attribuer ces devises à un faussaire, du moins faudra-t-il admettre que cet auteur, quel qu’il soit, a cherché à mettre d’accord ses fausses prédictions avec les événements des siècles passés, pour donner de la créance aux prédictions de l’avenir. Si au contraire on fait remonter au XII siècle le document tout entier, la réalisation des premières devises est de fait assez évidente pour permettre d’étudier le style et le langage du prophète à la lumière de l’histoire.

Conclusion sur les 74 premières légendes

Or voici les conclusions auxquelles nous a amené la simple considération des 74 premières légendes. (Voir La Prophétie des Papes, pp. 192-249.)

Les devises font en général allusion à quelques détails extérieurs de la vie des papes : armoiries, nom de famille, nom
de baptême, pays d’origine, titres ou fonctions. Mais ces détails , auxquels on s’est trop souvent arrêté , comme s’ils étaient visés, en eux-mêmes par l’auteur de la prophétie , ne sont qu’un prétexte. Ils sont choisis de telle manière qu’ils servent, par des sortes de jeux de mots, selon le style de l’époque, à exprimer un jugement sur chaque
pontificat.

De là deux principes généraux d’interprétation :

  • 1er Principe.
    Les circonstances extérieures signalées dans les devises des Papes sont essentiellement des symboles ou des notes caractéristiques.
  • 2ème Principe.
    Les légendes ont une portée générale. C’est comme chefs de l’Église, et non comme particuliers, qu’elles désignent ces différents Papes. Elles se rapportent aux pontificats ou aux événements qui les caractérisent, plus qu’aux Pontifes eux-mêmes.

Symbolisme et Portée générale des devises, voilà donc en deux mots tout noire système d’interprétation. Donnons quelques exemples.

Urbain VI est désigné par la devise De inferno praegnauti. Les commentateurs ont vu dans ces mots de simples allusions à différentes circonstances de sa vie.

Ce pape est appelé De inferno, disent-ils, parce qu’il naquit à Naples, en un quartier appelé Enfer ou Inferno. D’autres
ajoutent cette interprétation plus savante : il fut évêque d’Accerenza, en latin Acheruntinus episcopus, nom qui rappelle l’Achéron, ou l’enfer des anciens.

Quant au mot praegnanti, il s’explique naturellement par le nom de famille d’Urbain VI : Pregnani.

Nous voyons au contraire, dans ces circonstances diverses, l’occasion surtout d’un jugement que formule l’auteur de la devise: sous ce pontificat, l’enfer sera en travail pour enfanter son œuvre, qui sera le grand schisme d’Occident. Ce schisme lamentable est de même caractérisé dans les devises suivantes, à propos de circonstances assez insignifiantes en elles-mêmes. Nous indiquerons en peu de mots le symbolisme, et nous signalerons ensuite les circonstances extérieures qui ont pu être l’occasion de l’emploi ou du choix des symboles.

Boniface IX est désigné par Cubus de mixtione.

Sous son pontificat en effet, un bloc, une pierre de choix se détachera de l’édifice de l’Église en la personne de Pierre de Lune, ou de l’antipape Benoît Xlll. (Occasion : Sous le pontifical de Boniface IX, un tremblement de terre fit tomber de l’église de Saint-Jean de Latran , que ce pape faisait réparer, un bloc énorme, et produisit des dégâts considérables dans divers édifices de la ville de Rome.)


Innocent VII est appelé De meliore sidère.

C’est que la lumière véritable se trouve du côté du successeur de Pierre. (Occasion : Le nom du pape était Migliorati , et ses armoiries représentaient un astre, tandis que celles de l’antipape Pierre de Lune figuraient un croissant renversé.)

Grégoire XII a pour devise Nauta de ponte Nigro.

Ce pape eut vraiment à conduire la barque de Pierre dans une mer agitée et ténébreuse ; car, sous son pontificat, le schisme ne fit que se compliquer ; la situation de l’Eglise devint de plus en plus difficile, par suite du concile de Pise, qui sembla créer un troisième pape. (Occasion : Grégoire XII était né à Venise et avait été évêque commendataire de Négrepont.)

Martin V, est annoncé par la glorieuse devise Corona veli aurei.

Il fut nommé au concile de Constance, qui mit fin au schisme, et rendit à l’Église sa beauté et sa gloire extérieure de reine et d’épouse du Christ. (Occasion : Martin V était de la famille Colonna, dont les armoiries figurent une colonne surmontée d’une couronne; il avait été cardinal de Saint-Georges ad veluni aureum.)

Le premier principe d’interprétation que nous avons formulé plus haut, et qui est longuement établi dans notre Étude
critique, donne ainsi un sens aux devises : il nous permet de comprendre les emblèmes et les juxtapositions d’emblèmes que nous rencontrons dans la prophétie. Au contraire, si nous nous bornons aux interprétations communément admises, les devises ne sont qu’un ensemble disparate d’allusions bizarres, el souvent rendues presque méconnaissables, à des détails insignifiants ou accessoires.

Le second principe d’Interprétation explique comment des papes vertueux, ou tout au moins légitimes, ont pu être désignés par des emblèmes au premier abord repoussants ou inconvenants, tels que : Inimicus, Sus, Draco, Infernus, Lupa, Gens perversa , Bellua, Animal, Ursus, Aquila rapax, Canis et Coluber.

Ce n’est pas tant le Pontife qui est annoncé que l’événement marquant de chaque pontificat. On voit combien l’horizon s’élargit avec cette manière d’envisager les légendes des papes.

Le présent ouvrage a pour but de montrer à la lumière de l’histoire comment se sont réalisées ces différentes légendes. Pour chaque Pontife nous donnerons d’abord les applications communément admises, qui pour nous ne sont que l’occasion du jugement formulé par le prophète.

Puis nous chercherons à préciser et à justifier ce jugement, en étudiant chaque pontificat en lui-même, dans ce qu’il a de particulier ou de caractéristique. Nous aurons soin de rapporter et d’étudier en détail les objections particulières qui ont été formulées au sujet des différents pontificats.

Quant aux objections d’ordre général, nous les avons longuement examinées dans notre Étude critique sur la Prophétie des Papes. Disons seulement ici qu’elles trouvent presque toutes leur solution dans le double principe que nous avons formulé, et qui doit partout nous guider : Les devises sont, à propos d’allusions à des détails extérieurs, des notes caractéristiques des divers pontificats , dont elles annoncent le trait saillant ou l’événement le plus important.

Dans l’étude de la prophétie que nous entreprenons, nous nous arrêterons naturellement après la devise de S. S. Léon XIIl : bumen in coelo.


Les devises suivantes ne trouveraient pas leur place dans une Etude historique, puisqu’elles concernent l’avenir. Nous avons d’ailleurs, dans notre Étude critique, examiné ces devises de l’avenir en elles-mêmes et à la lumière de
prophéties authentiques, contenues dans la Révélation. (Voir La Prophétie des Papes , pp. 441-461.) Ajoutons seulement que dans tout ce travail nous voulons demeurer soumis d’esprit et de cœur à la sainte Église. Son
jugement doit être souverain lorsqu’il s’agit de matières aussi délicates et aussi importantes que celles que nous traitons.

Source : Les Papes et la Paputé de 1143 à la fin du monde : Etude historique par l’Abbé Joseph Maitre docteur en théologie et en philosophie licencié des sciences mathématiques.

Publié par Napo

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