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Saint Padre Pio face aux intimidations de Satan

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Saint Padre Pio face aux intimidations de Satan
Saint Padre Pio aide Jésus Christ à porter sa croix.

Francesco Forgione (Saint Padre Pio) est né le 25 mai 1887 à Pietrelcina en Italie, il grandit dans une famille très pieuse et dès l’enfance reçoit des grâces spéciales. Particulièrement pieux et solitaire il préfère la compagnie de son ange gardien à celle des autres enfants. Très jeune il est attaqué par le démon. Ces violents combats contre Satan continueront toute sa vie. La Vierge Marie sera pour lui un soutien indéfectible dans ces combats.

Le désir du jeune garçon d’entrer dans les ordres s’est vite manifesté. Il entre donc en 1903 chez les capucins de Morcone et prend le nom de Pio en l’honneur du pape Pie V. Il est ordonné prêtre en 1910 mais sera renvoyé dans sa famille pendant six ans à cause de sa santé fragile. C’est alors qu’il reçoit les stigmates invisibles : il ressenti de très fortes brûlures aux mains, pieds et côté, mais malgré les douleurs très intenses, seules de légères traces rouges étaient visibles.

Pendant la Première Guerre Mondiale le jeune prêtre fut mobilisé mais très vite renvoyé à la maison pour raison de santé.

A partir de 1916 il est envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo où il restera jusqu’à sa mort.

En 1918 il vit la transverbération : son cœur est transpercé spirituellement mais saigne réellement. Il commence à revivre la passion du Christ et est alors marqué des mêmes blessures aux mains et aux pieds : les stigmates, visibles par tous à partir de ce moment. Ses plaies ne cicatriseront jamais et continueront de saigner toute sa vie. Il est ainsi le premier prêtre stigmatisé de l’histoire de l’Eglise.

Très vite Padre Pio aura une renommée grandissante. Cela gêne le Vatican qui délègue des médecins pour examiner ses plaies, pendant cinq ans il sera soumis à toutes sortes d’analyses et d’examens médicaux. Les conclusions indiquent qu’il ne peut en aucun cas s’agir d’une supercherie. Pourtant, le Saint-Office déclare « ne rien constater de surnaturel dans les faits qui lui sont attribués » et prononcera une condamnation formelle et publique interdisant à Padre Pio tout contact avec les fidèles. Pendant 10 ans il ne pourra plus donner les sacrements, seule la messe en privé lui est possible. Les fidèles continuent malgré tout d’affluer espérant l’apercevoir.

Le 14 juillet 1933 l’interdiction est levée et des milliers de fidèles attendent aux portes de l’église pour la célébration de la messe.

A l’image de Jésus, Padre Pio avait une grande compassion pour les malades et ceux qui souffrent. Il fonda en 1956 la Maison du Soulagement de la Souffrance. Il reçut une quantité de dons pour cet hôpital et fut alors accusé de malhonnêteté. Les persécutions reprirent, venues cette fois des capucins eux-mêmes. De nouveau il fut empêché de dispenser les sacrements librement jusqu’en 1964 où Paul VI demanda à ce qu’il puisse exercer son ministère en toute liberté.

De façon inexplicable, les blessures que portait Padre Pio depuis 50 ans ont totalement disparu quelque temps avant sa mort. C’est après avoir célébré la messe solennelle du cinquantenaire de ses stigmates qu’il meurt le 23 septembre 1968.

Son corps demeuré incorrompu repose à San Giovanni Rotondo.

Il béatifié le 2 mai 1999 et canonisé par Jean-Paul II en 2002. Vont alors être réunis plus de 73 témoignages de guérison compris dans 104 volumes.

Satan vient perturber et affronter Saint Padre Pio

Un jour, on frappa discrètement à la porte de la cellule de fra Pio et celui-ci vit entrer, souriant mais grave, le père Agostino. Le père Agostino ne résidait pas habituellement à Gesualdo et fra Pio fut étonné de sa visite.

Ennemond Boniface, dans un de ses essais sur Padre Pio, a raconté la suite :

Après quelques vagues formules de bienvenue, le P. Agostino se mit à morigéner, doucement d’abord, son dirigé qui visiblement, selon lui, n’était, décidément, pas fait pour la vie conventuelle, surtout capucine. Sa santé déjà délabrée n’y résisterait pas. Jamais il ne pourrait y tenir, surtout quand, une fois ordonné, il lui faudrait mener la vie très dure des capucins dans un pays aussi rude. C’était là une indication évidente de la volonté du Seigneur. Pourquoi dès lors insister ? On peut se sanctifier dans le monde aussi bien qu’au couvent, et l’apostolat y est parfois plus fécond… Et puis toutes ces histoires de diablerie, qu’on racontait aujourd’hui dans la province et au-delà, cela sentait le pathologique. Il y avait certainement de sa part un fort grossissement imaginatif, pour ne pas dire plus. Cela ne pourrait que nuire à la réputation de l’ordre lui-même.

Tout bien réfléchi, tout compte fait, le P. Agostino conseillait au frère Pio de rentrer dans son pays, d’y travailler, quitte, plus tard, quand sa santé serait rétablie et sa vocation confirmée à revenir frapper à la porte du couvent… où on l’accueillerait, bien sûr, à bras ouverts.

Tandis qu’il parlait, le frère Pio, d’abord attentif, était de plus en plus abasourdi d’entendre son propre directeur lui tenir des propos, raisonnables sans doute d’apparence, mais qui ressemblaient si peu à tous ceux qu’il lui avait tenus jusqu’ici. Intérieurement donc, il appelait le secours divin. Soudain il eut comme une illumination. Il profita d’une pause de son prolixe interlocuteur et lui dit :

« Vous le savez, mon père, pour moi il n’y a que la volonté du Seigneur qui compte. Eh bien ! pour me raffermir dans cette disposition, quoi qu’il arrive, je vous demande de vous écrier, bien fort, avec moi : Vive Jésus ! »

Il n’en fallut pas plus pour que le visiteur s’évanouît en fumée, laissant après lui en souvenir une odeur nauséabonde. Cette intervention du démon dans la vie de fra Pio n’est pas nouvelle. Il est bien normal que le prince des ténèbres
dispute à Dieu l’âme et la vie du jeune religieux. Mais ce qui était nouveau dans cette tentation diabolique de quitter le
monastère est que Satan, pour être plus convaincant, ait pris le visage du père Agostino.

Au vrai, Satan peut revêtir mille formes, utiliser mille moyens extraordinaires mais toujours les prestiges diaboliques sont accomplis en utilisant simplement les lois et les éléments naturels. Satan n’est point un maître absolu.

« Il trompe, il aveugle, il corrompt, il fait prendre le faux pour le vrai, et le mal pour le bien en « se donnant l’apparence d’un ange de lumière » (II Cor, XI, 14)

Son empire n’est pas despotique, mais requiert l’acquiescement des intéressés ; il ne force pas, il propose, il suggère, il persuade, il enjôle […] Du reste, à l’intérieur de l’individu, il trouve un complice, la nature, surtout depuis qu’il l’a fait déchoir de l’état d’intégrité : il en exploite les mauvais instincts et les passions. Et quand le sujet est trop résistant, comme dans le cas de fra Pio, alors le diable emploie les astuces les plus subtiles.

Pourtant ce n’est point le diable mais son état de santé qui contraignit fra Pio, une fois encore, à quitter le couvent. Il le fit certes pas de gaieté de cœur et toujours sur l’ordre de ses supérieurs. Les habitants de Pietrelcina, qui ne comprenaient pas la raison exacte de ces aller-et-retour, n’en vénéraient que plus leur « petit moine ».

Pourquoi Padre Pio était-il ainsi malmené et frappé par Satan

Parce que le démon voulait faire obstacle à sa vocation et empêcher sa mission. Pourquoi Dieu laissait-il ainsi son serviteur souffrir sous les coups de l’Adversaire ? Pour le mettre à l’épreuve. Mais encore, au-delà de ces
explications immédiates, ne peut-on considérer ces persécutions subies par Padre Pio, ajoutées aux souffrances
physiques, comme une sorte de « réserve de grâces » pour l’avenir ?

Par les mystères de la compensation spirituelle et de la communion des saints, chaque souffrance vaut un bien spirituel et permet de racheter une âme. Mystères divins où la souffrance et l’amour sont indissociables, prodigués ensemble. Padre Pio l’entendait ainsi quand il écrivait :

« …Croyez, mon Père, que je me réjouis des souffrances. Jésus lui-même veut mes souffrances ; il en a besoin pour les âmes.»

Ces attaques du démon furent aussi, dans l’ordre divin, la réponse immédiate du Seigneur à une demande de Padre Pio faite en novembre 1910 : s’offrir comme victime. Il expliquait ainsi au père Benedetto sa décision spirituelle :

« Depuis longtemps, j’éprouve un besoin, celui de m’offrir au Seigneur comme victime pour les pauvres pécheurs et pour les âmes du purgatoire.

« Ce désir est allé toujours plus croissant dans mon cœur, au point qu’il est devenu, pour ainsi dire, une forte passion. Je l’ai faîte, il est vrai, plusieurs fois cette offrande au Seigneur, le conjurant de verser sur moi les châtiments qui sont
préparés pour les pécheurs et les âmes du purgatoire, même en les multipliant au centuple sur moi, pourvu qu’il convertisse et sauve les pécheurs et qu’il accueille vite au paradis les âmes du purgatoire, mais maintenant je veux
faire cette offrande au Seigneur avec votre permission.»

Cette offrande de soi fut agréée -ô combien !- par le Seigneur puisqu’il laissa dès lors se déchaîner sur Padre Pio, victime consentante, une somme incalculable de persécutions diaboliques. Ces persécutions et attaques du démon, dont nous n’avons rapporté que les plus marquantes, connurent leur paroxysme dans les années 1911-1916.

Padre Pio savait bien qu’à la fin le Seigneur serait victorieux du démon. Dans l’ordre divin rien n’est gratuit. Les souffrances servent toujours à un bien, le nôtre ou celui d’autrui. Dieu permet qu’une âme qui lui est dévouée soit persécutée par l’ennemi du genre humain parce que cette injustice apparente sert toujours un plus grand bien.

Les souffrances physiques dont était accablé Padre Pio relevaient aussi de ce mystère des épreuves nécessaires.
Pendant que le diable le tourmentait, sa maladie inexplicablement persistante n’avait pas cessé pour autant :
sueurs froides, fièvres, évanouissements se succédaient et accompagnaient de violentes douleurs thoraciques. Les soins prodigués depuis plusieurs années maintenant n’avaient en rien soulagé le pauvre religieux.

Il fallait bien en conclure que cette maladie mystérieuse ne persistait que « par une permission spéciale de Dieu », épreuve supplémentaire envoyée par Dieu pour, ainsi dire, habituer Padre Pio à la souffrance.


Source : Ennemond Boniface, Padre Pio da Pietrelcina. Vie-Œuvres-Passion & Yves Chiron, Padre Pio le Stigmatisé.

L’excellent site sur les œuvres de Saint Padre Pio.

Publié par Napo

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