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Tout savoir sur le Mariage, cette union entre trois cœurs

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Le Mariage est donc une union entre trois cœurs, entre celui de l’homme, de la femme et de Dieu. Le mariage, comme l’entend Dieu, est l’union d’une femme et d’un homme qui s’ouvre à la procréation.

Le Mariage est un des sept sacrements institué par Dieu et délivré par l’Église Catholique des mains de son clergé. C’est un engagement à vie et que seule la mort peut séparer. Le divorce est donc impossible, car l’Église n’a pas ce pouvoir.

« Jésus a confirmé cette institution qui existait « dès le commencement » et l’a guérie de ses défauts ultérieurs dans le Nouveau Testament. Il lui a ainsi rendu sa dignité et ses besoins fondamentaux. En l’intégrant dans le mystère de l’amour qui l’unit comme Rédempteur à son Église, Jésus a sanctifié cet état de vie (GS 48, 2). Pour cette raison, la responsabilité de la conduite pastorale et de l’organisation du mariage chrétien a été confiée à l’Église elle-même (cf. 1 Co 7, 10s)« , écrivait la Commission Théologique Internationale en 1977.

Il y a aujourd’hui en France le mariage administratif et le vrai Mariage, qui est institué par Dieu et qui valide et rend licite l’union d’un homme et d’une femme. Le mariage administratif est une obligation imposée par la République, niant ainsi l’autorité de Notre-Seigneur en France.

Selon la République, le Seigneur n’a plus l’autorité légitime pour unir un homme et une femme. La République, agissant de sa propre initiative en tant qu’opposante au Seigneur, a également introduit la reconnaissance du mariage homosexuel, une pratique qui ne s’ouvre pas à la vie et n’est pas conforme à la volonté de Dieu, mais plutôt une attaque contre sa Loi.

Pour que le Mariage soit autorisé par l’Église catholique comme une véritable union conjugale, il faut :

  • Un homme et une femme
  • S’assurer que l’homme et la femme sont libres.
  • Qu’ils reconnaissent le caractère indissoluble du mariage chrétien,
  • Qu’ils soient d’une fidélité mutuelle
  • Qu’ils acceptent la possibilité que des enfants naissent de leur union.

Saint François de sales dans son magnifique livre sur la vie dévote a un excellent passage sur ce qu’est le Mariage entre un homme et une femme.

Saint François de Sales disait que :

« Ce fut Dieu qui amena Eve à notre premier père Adam, et la lui donna comme femme, c’est aussi Dieu, mes amis, qui de sa main invisible a fait le nœud du sacré lien de votre mariage, et qui vous a donnés les uns aux autres ; pourquoi ne vous chérissez-vous d’un amour tout saint, tout sacré, tout divin ? Le premier effet de cet amour, c’est l’union indissoluble de vos cœurs.« 

Plus loin, il exhorte les mariés à un amour mutuel, un amour recommandé par le Saint-Esprit :

« O mariés, ce n’est rien de dire : « Aimez-vous l’un l’autre de l’amour naturel », car les paires de tourterelles font bien cela ; ni de dire : « Aimez-vous d’un amour humain », parce que les païens ont bien pratiqué cet amour-là ; mais je vous dis, après le grand Apôtre : « Maris, aimez vos femmes, comme Jésus-Christ aime son Église ; o femmes, aimez vos maris comme l’Église aime son Sauveur ».« 

Et il rappelle également la fidélité et l’union que Dieu a voulu lorsqu’il a dit que les mariés ne formeront plus qu’une seule chair « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair« . (Genèse 2:24) :

Saint François de Sale dit que :

« Si on colle deux pièces de sapin ensemble, pourvu que la colle soit fine, l’union en sera si forte qu’on fendrait beaucoup plus tôt les pièces des autres endroits, qu’en l’endroit de leur conjonction ; mais Dieu conjoint le mari à la femme en son propre sang : c’est pourquoi cette union est si forte, que plutôt l’âme se doit séparer du corps de l’un et de l’autre, que non pas le mari de la femme.

Or cette union ne s’entend pas principalement du corps, sinon du coeur, de l’affection et de l’amour. Le second effet de cet amour doit être la fidélité inviolable de l’un à l’autre. Les cachets étaient anciennement gravés des anneaux que l’on portait aux doigts, comme l’Ecriture Sainte témoigne ; voici donc le secret de la cérémonie que l’on fait des noces.« 

Jésus Christ enseignait à Marie Lataste que le Mariage n’était pas forcément un but à chacun ni un destin de vie.

« Avant de se marier, il faut avoir une vocation. Une jeune femme qui veut se marier doit bien réfléchir à sa vocation et à l’état dans lequel elle la porte afin qu’elle puisse supporter les difficultés de cet état en se rappelant : « C’était la volonté de Dieu » après l’avoir embrassé.

Elle doit bien se garder d’entrer dans cet état par légèreté, par caprice ou encore moins par passion, mais uniquement parce que Dieu lui a donné cette vocation. Elle doit demander à Dieu de lui faire connaître celui à qui elle doit unir ses jours, de demander un appui pour sa vie et de donner son coeur lorsqu’elle connaît sa vocation et qu’elle y a mûrement réfléchi.
« 

Puis, plus loin, Jésus-Christ offre de bons conseils aux futures mariés :

« Quand son choix sera fait et approuvé, qu’elle donne dès ce moment son amour à celui qu’elle a choisi, qu’elle lui donne sa parole et qu’elle ne lui retire jamais ni sa parole ni son cœur. Pour cela, qu’elle ne fixe pas ses regards sur d’autres et ne cherche pas à faire un nouveau choix. Celui-ci est selon Dieu ; le second pourrait être selon le péché et le démon. Dans les premières entrevues avec celui qu’elle a choisi, cette jeune personne doit surtout garder ses yeux, se souvenant que les yeux sont les portes principales par où entre l’esprit impur.

Elle doit les garder pleins de réserve, non seulement à cause d’elle-même, mais aussi à cause de lui. Elle doit aussi veiller beaucoup sur ses paroles, mais sans excès : une trop grande réserve pourrait être mal interprétée et prise pour du dédain, de la froideur, ou comme un refus formel. Il faut donc éviter à la fois trop de liberté et trop de réserve. Que ses manières soient bonnes, douces, polies, honnêtes, franches, affectueuses, et que tout répande en elle la bonne odeur de ma grâce et de la modestie. Que tout dans sa conduite témoigne qu’elle n’embrasse pas l’état de mariage par caprice ou par passion, mais pour accomplir la volonté de Dieu qui lui a donné cette vocation.« 

Le mariage, d’après le catéchisme de l’Église Catholique, est une alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants, a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement.

Le catéchisme continu et stipule que l’Écriture Sainte s’ouvre sur la création de l’homme et de la femme à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26-27) et s’achève sur la vision des  » noces de l’Agneau  » (Ap 19, 7. 9). D’un bout à l’autre l’Écriture parle du mariage et de son  » mystère « , de son institution et du sens que Dieu lui a donné, de son origine et de sa fin, de ses réalisations diverses tout au long de l’histoire du salut, de ses difficultés issues du péché et de son renouvellement  » dans le Seigneur  » (1 Co 7, 39), dans l’Alliance nouvelle du Christ et de l’Église (cf. Ep 5, 31-32).

La communauté profonde de vie et d’amour que forme le couple a été fondée et dotée de ses lois propres par le Créateur. Dieu lui-même est l’auteur du mariage. (GS 48, § 1). La vocation au mariage est inscrite dans la nature même de l’homme et de la femme, tels qu’ils sont issus de la main du Créateur. Le mariage n’est pas une institution purement humaine, malgré les variations nombreuses qu’il a pu subir au cours des siècles, dans les différentes cultures, structures sociales et attitudes spirituelles. Ces diversités ne doivent pas faire oublier les traits communs et permanents. Bien que la dignité de cette institution ne transparaisse pas partout avec la même clarté (cf. GS 47, § 2), il existe cependant dans toutes les cultures un certain sens pour la grandeur de l’union matrimoniale.  » Car le bien-être de la personne et de la société est étroitement lié à la prospérité de la communauté conjugale et familiale  » (GS 47, § 1).

Dieu qui a créé l’homme par amour, l’a aussi appelé à l’amour, vocation fondamentale et innée de tout être humain. Car l’homme est créé à l’image et à la ressemblance du Dieu (cf. Gn 1, 27) qui est lui-même Amour (cf. 1 Jn 4, 8. 16). Dieu l’ayant créé homme et femme, leur amour mutuel devient une image de l’amour absolu et indéfectible dont Dieu aime l’homme. Il est bon, très bon, aux yeux du Créateur (cf. Gn 1, 31). Et cet amour que Dieu bénit est destiné à être fécond et à se réaliser dans l’œuvre commune de la garde de la création :  » Et Dieu les bénit et il leur dit : ‘Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la’  » (Gn 1, 28).

La Bible nous offre également de précieux conseils dans la conduite de notre mariage, afin que celui-ci soit vécu de la meilleur des manières.

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Saint Paul disait :

« Soyez soumis les uns aux autres par respect pour le Christ. Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur. Car le mari est le chef de sa femme, comme le Christ est le chef de l’Église, son corps, et en est lui-même le Sauveur. Comme l’Église est soumise au Christ, que les femmes aussi soient soumises en tout à leurs maris. Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle.« 

Le Pape Jean-Paul II parle de cet état racheté du mariage comme un lieu d’amour, de don et de soumission mutuels, plutôt que comme un état dans lequel le mari domine la femme, comme le Seigneur a dit que les humains feraient aux animaux inférieurs.

Il l’explique magnifiquement :

« L’amour exclut toute forme de soumission par laquelle la femme deviendrait une servante ou une esclave du mari, un objet de soumission unilatérale. L’amour fait que le mari est simultanément soumis à la femme, et soumis en cela au Seigneur lui-même, comme la femme l’est au mari. La communauté ou l’unité qu’ils doivent constituer du fait du mariage se réalise par un don réciproque, qui est aussi une soumission mutuelle.« 
(L’homme et la femme, il les a créés : une théologie du corps, 89:4)

Voilà une partie minime de ce que représente réellement le Mariage pour un catholique, il y aurait tellement d’autres choses à dires, à citer, il y a tellement de textes magnifique sur ce beau sacrement, sur cette union entre un homme et une femme que ce soit philosophiquement ou théologiquement.

Publié par Napo

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