Le 21 août 2025, une annonce lourde de conséquences a secoué le monde politique français. Gabriel Attal, chef de file du parti Renaissance et candidat déclaré à l’élection présidentielle, a fait savoir qu’il envisageait de soumettre à son parti la question de la légalisation de la gestation pour autrui (GPA). Officiellement interdite en France, cette pratique pourrait être remise sur la table lors d’une « convention thématique », au terme de laquelle les adhérents de Renaissance seraient appelés à voter.
Une GPA prétendument « éthique »
Le projet défendu par Gabriel Attal ne se cache pas derrière les mots : il s’agirait d’une « GPA éthique ». Deux termes contradictoires, tant il est impossible d’associer la marchandisation du corps féminin et de l’enfant à une notion morale. Pourtant, le député affirme vouloir « encadrer » cette pratique afin qu’elle ne devienne pas une activité lucrative, comme c’est le cas à l’étranger. Aux États-Unis, une femme qui accepte de porter un enfant pour autrui reçoit en moyenne 22.000 euros.
Selon ses proches, cette mesure serait présentée comme une réponse à un « enjeu de société majeur », celui de la natalité. Mais cette rhétorique masque mal la gravité d’une telle décision : il s’agirait d’un basculement idéologique, transformant un interdit fondamental en un simple débat d’opinion.
Rupture avec la position de Macron
Jusqu’ici, Emmanuel Macron avait toujours assuré qu’il ne franchirait pas cette « ligne rouge », estimant que la GPA représentait un risque évident de marchandisation des corps. Le fait qu’Attal ouvre désormais la porte à cette option signifie que la ligne officielle du parti Renaissance pourrait être profondément modifiée. En cas de victoire, une telle proposition viendrait bouleverser la politique française de bioéthique.
La GPA : réalité d’une pratique interdite
La gestation pour autrui consiste à confier une grossesse à une tierce personne, appelée « mère porteuse », pour un couple qui ne peut ou ne veut pas avoir recours à une grossesse naturelle. L’enfant est conçu par fécondation in vitro et implanté dans l’utérus de la gestatrice. Plus rarement, l’insémination artificielle ou même la fécondation naturelle peuvent être utilisées.
Une fois l’enfant né, la femme qui l’a porté doit renoncer à tout droit maternel et remettre le bébé au couple demandeur. Cette logique conduit souvent à des dons de gamètes, notamment en cas d’infertilité ou pour satisfaire des couples homosexuels.
Même si la GPA est interdite en France, la loi a déjà ouvert une brèche en 2024 : depuis novembre de cette année, la filiation des enfants nés par GPA à l’étranger est désormais reconnue, y compris sans lien biologique. Cette évolution juridique a largement banalisé la pratique, préparant le terrain à sa légalisation.
La légalisation de la GPA en France serait une rupture anthropologique majeure, franchissant une limite morale essentielle. Derrière le terme fallacieux de « GPA éthique », c’est la logique de l’exploitation du corps féminin et la négation de la filiation naturelle qui s’installent. Le combat contre ce projet ne relève pas seulement de la politique, mais de la défense de la dignité humaine, de la famille et de l’ordre chrétien.
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