À travers un communiqué, les Associations Familiales Catholiques (AFC) salue l’adoption en commission spéciale de deux amendements, identiques dans leur objet, visant à supprimer les Zones à Faibles Émissions (ZFE). Ces amendements ont été intégrés au projet de loi de simplification de la vie économique et devront être confirmés par le vote en séance publique à l’Assemblée nationale, puis adoptés dans les mêmes termes par le Sénat.
Une mesure injuste frappant d’abord les familles modestes
Les AFC dénoncent depuis plusieurs années les conséquences profondément injustes et inégalitaires des ZFE. Ces zones d’exclusion automobile, déjà appliquées dans de nombreuses agglomérations, interdisent ou restreignent la circulation à près de 11 millions de véhicules, soit 29 % du parc automobile français. Si rien n’est fait, ce pourcentage pourrait atteindre 65 % d’ici 2028.
Ce sont les familles les plus modestes, et en particulier les familles nombreuses, qui se trouvent les premières sacrifiées : elles n’ont ni les moyens d’acquérir des véhicules récents, ni l’accès à des transports en commun dignes de ce nom, notamment en zones rurales ou périurbaines. Or, la voiture reste pour ces familles un instrument indispensable à la vie quotidienne : se rendre au travail, accéder aux soins, entretenir les liens familiaux, accompagner les enfants…
Près de la moitié des véhicules appartenant aux foyers les plus modestes sont classés Crit’Air 3 ou plus. Bien qu’encore parfaitement fonctionnels, ces véhicules deviennent inutilisables du fait de ces réglementations technocratiques. Cette situation revient à dévaloriser le peu de patrimoine que possèdent ces familles, tout en entravant leur liberté de mouvement.
Une politique inefficace au regard des objectifs environnementaux
Sans nier la nécessité de lutter contre la pollution de l’air, les AFC soulignent que les ZFE ne sont ni justes, ni efficaces. En effet, la circulation automobile ne représente que 15 % des émissions de particules fines, une proportion inférieure à celle du secteur industriel ou du chauffage résidentiel. Cette disproportion entre les sacrifices imposés et les résultats attendus démontre l’inefficacité de cette mesure.
Les AFC appellent donc de leurs vœux une transition écologique plus équilibrée, qui ne sacrifie pas les plus vulnérables sur l’autel d’un idéalisme déconnecté de la réalité. Le respect de la dignité des familles, de leur liberté de circulation et de leurs besoins concrets doit guider les politiques publiques, dans un esprit de justice sociale et de subsidiarité, conformément à l’enseignement constant de l’Église.
Fidèles à leur mission depuis 1905
Depuis plus d’un siècle, les Associations Familiales Catholiques portent la voix des familles françaises, enracinées dans la pensée sociale de l’Église, qui reconnaît la famille comme cellule de base de la société. En 2023, elles regroupaient 51 000 familles adhérentes sur tout le territoire, au sein d’un réseau structuré de 280 associations locales.
Actrices du bien commun, les AFC agissent auprès des décideurs publics, offrent des services concrets aux familles (éducation, consommation, santé…), et s’investissent dans de nombreuses instances nationales et européennes, en particulier à travers la FAFCE (Fédération des AFC en Europe).
Dans un monde où les familles sont souvent oubliées, les AFC demeurent une voix claire, ferme et fidèle à l’Évangile, pour rappeler que toute politique véritablement humaine doit se mettre au service de la cellule familiale, et non l’écraser sous le poids de normes injustes et inefficaces.
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