L’hostilité à l’égard des institutions ecclésiales s’est de nouveau manifestée ce week-end dans le Puy-de-Dôme. Dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 mai 2026, les murs de l’établissement catholique d’enseignement Sévigné Saint-Louis, situé à Issoire, ont été recouverts de graffitis injurieux. À leur retour en classe ce lundi matin, les élèves découvriront une façade dégradée par des slogans à la rhétorique agressive, révélant un climat d’intolérance préoccupant.
Les inscriptions retrouvées sur les murs, parmi lesquelles figurent les expressions « Enculus Papam », « Nid à racistes », « No Pasaran » ainsi que la signature « Antifa », portent la marque idéologique de la mouvance d’ultragauche. Au-delà de l’attaque directe contre l’institution scolaire et du mépris affiché envers la figure de la papauté, ces actes de vandalisme semblent cibler une initiative patrimoniale locale. L’école est en effet adossée à une chapelle du XIXe siècle dont l’état de délabrement a suscité la mobilisation des fidèles et des habitants. Des banderoles appelant au soutien de ce projet de restauration étaient d’ailleurs accrochées sur les grilles de l’établissement afin de sensibiliser les parents d’élèves.
Depuis 2024, l’association SOS Chapelle œuvre avec persévérance pour sauver cet édifice religieux. En partenariat avec la Fondation du patrimoine, une campagne de mécénat a déjà permis de rassembler quelque 50 000 euros. Cette somme demeure toutefois insuffisante, le coût total des travaux de réhabilitation étant estimé à un montant cinq fois supérieur. Pour pallier ce manque, un grand concert caritatif est programmé pour le début du mois de juin au sein de l’abbatiale d’Issoire.
Au sein de la communauté éducative et paroissiale, l’indignation le dispute à la tristesse. Jugeant ces actes de dégradation strictement intolérables, Jacques Fongarnand, président de l’Organisme de gestion de l’enseignement catholique (OGEC) de Sévigné Saint-Louis, a annoncé le dépôt d’une plainte officielle dès l’ouverture des commissariats ce lundi.
La fondatrice de l’association SOS Chapelle n’a pas non plus caché son désarroi face à ce qu’elle perçoit clairement comme une attaque de nature antichrétienne. Profondément heurtée, elle confie sa peine face à une telle animosité, rappelant que l’institution d’Issoire accueille des élèves de toutes confessions et s’efforce de leur transmettre les valeurs évangéliques de tolérance, d’ouverture et d’amour du prochain. S’interrogeant sur le contre-témoignage ainsi fourni à la jeunesse, elle déplore l’image désastreuse du monde adulte que de telles violences verbales renvoient aux enfants.
Loin de décourager les acteurs locaux, ces intimidations incitent néanmoins à la prudence. Face au climat généré par ces dégradations nocturnes, les organisateurs du concert de soutien envisagent de renforcer les mesures de sécurité autour de l’événement musical à venir, espérant que la générosité et l’élan de sauvegarde du patrimoine prévaudront sur ces tentatives d’intimidation.





Conversation des fidèles
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