C’est une nouvelle qui réjouit le cœur des fidèles et honore la terre de Vendée, toujours féconde en vocations et en fidélité. Le Père Serrano, figure dévouée de la paroisse des pères Baudouin et Monnereau aux Brouzils, a vu son humilité et sa persévérance récompensées. Ce vendredi 5 décembre 2025, la Providence a permis que ce prêtre vénézuélien, âgé de soixante-deux ans et présent sur nos terres de manière continue depuis 2016, soit officiellement reconnu comme citoyen français. Cette décision, inscrite dans les décrets de naturalisation du Journal Officiel de la République française daté du 30 novembre 2025, vient clore un chapitre administratif douloureux marqué par une vision purement matérialiste de l’existence sacerdotale.
Il y a près d’un mois, l’administration, dans une logique comptable ignorant la réalité de la vie consacrée, avait refusé cette naturalisation au motif de « revenus insuffisants ». En effet, le Père Serrano perçoit mensuellement 680 euros, une somme jugée trop faible par les critères séculiers, mais qui suffit amplement à un homme d’Église ayant fait vœu de pauvreté. Comme l’expliquait le clerc avec sagesse : « Ils ne savent pas comment vit un prêtre religieux. On est logé. Et puis, même la santé, l’assurance, la mutuelle santé, tout est couvert. Soit par la congrégation, soit par le diocèse qui nous emploie chaque mois ». Loin de la misère, cette situation reflète la liberté de celui qui ne s’attache pas aux biens de ce monde. Le prêtre avait d’ailleurs précisé reverser régulièrement le surplus non dépensé à sa congrégation, prouvant ainsi qu’il ne serait jamais une charge pour l’État.
Face à cette injustice bureaucratique, la Chrétienté locale s’est levée avec une vigueur exemplaire. Une mobilisation sans faille a uni les maires de la paroisse, la députée du secteur Véronique Besse, et le peuple des fidèles. Une pétition, véritable plébiscite de charité, a recueilli près de 4 000 signatures pour soutenir le pasteur. Le Père Serrano reconnaît humblement cette aide précieuse : « Je pense que la mobilisation de certains maires de la paroisse, de la députée du secteur Véronique Besse, des paroissiens a payé. C’est une addition de forces ». Sans même avoir eu besoin de déposer le recours qu’il envisageait avant le 20 décembre, la décision a été révisée par la sous-direction de l’accès à la nationalité française, sise à Rezé.
Désormais, le curé peut poursuivre son apostolat avec une sérénité retrouvée. « En obtenant la nationalité française, je suis soulagé de ne plus avoir, chaque année, à faire une demande de titre de séjour », confie-t-il. Cette régularisation met fin à des démarches fastidieuses pour un homme dont l’âme et la vie sont déjà offertes à la France. Signe ultime de son attachement charnel et spirituel à notre patrie, le Père Serrano a déjà pris ses dispositions pour son dernier repos, ayant « même déjà payé ma sépulture, à Chavagne-en-Paillers ». Ainsi, par ce décret, la France honore celui qui l’a choisie non pour ses richesses matérielles, mais pour y servir Dieu jusqu’à son dernier souffle.





















