Ce dimanche 8 juin 2025, la petite ville de Knock, en Irlande, est redevenue, le temps d’une journée, le cœur battant d’un peuple uni dans la prière. À l’occasion du 40e anniversaire du Rassemblement du Rosaire de toute l’Irlande, plus de 10 000 pèlerins se sont donnés rendez-vous au sanctuaire marial national pour témoigner de leur foi, de leur attachement à la Vierge Marie, et de leur espérance dans un monde marqué par la confusion et les ténèbres.
Depuis sa première édition en 1985, ce rassemblement marial ne cesse de croître. Cette année, la mobilisation fut impressionnante : un immense chapelet humain a été formé sur les terrains du sanctuaire, tandis que des centaines de jeunes ont pris part à une conférence spécialement organisée pour eux. Une veillée de prière dans la basilique a marqué l’entrée dans la fête de la Pentecôte.
Mgr Donal McKeown, évêque de Derry, a présidé une Messe de guérison, où il a livré une homélie puissante. Dans une société bousculée par le rythme effréné, a-t-il expliqué, le rosaire offre un havre de paix, un refuge silencieux où l’âme peut retrouver Dieu. « Nous vivons dans une époque agitée, dominée par la vitesse et la distraction. Le rosaire, lui, est enraciné dans une sagesse millénaire. Il nous libère pour que, comme Marie, nous puissions être réceptifs à l’action de l’Esprit Saint », a-t-il déclaré. Il a aussi souligné que la récitation du chapelet est un acte profondément missionnaire.
Présent pour l’occasion, le père Marius O’Reilly, organisateur du rassemblement, a évoqué l’héritage du Père Patrick Peyton, missionnaire du rosaire originaire du comté de Mayo, dont l’appel vibrant résonne toujours :
« Une famille qui prie est une famille unie. »
Le père O’Reilly a souligné combien, dans le climat actuel de guerre, d’instabilité et de division, la prière du rosaire reste une lumière puissante :
« Le monde a besoin de paix. Et un monde en prière est un monde en paix. »
Parmi les figures marquantes de ce pèlerinage, Mgr Steve Rossetti, prêtre et exorciste venu des États-Unis, a également pris la parole. Devant des milliers de fidèles attentifs, il a rappelé l’importance du combat spirituel dans notre époque. « Les forces du mal ne sont plus cachées. Elles s’exposent au grand jour. Et face à elles, nous avons le rosaire, l’eau bénite, la croix du Christ. Des armes simples, mais redoutables. » Il a insisté sur la nature miséricordieuse de Dieu, expliquant même que « l’enfer lui-même est, à sa manière, une forme de miséricorde. Les damnés ne supporteraient pas la présence directe et infinie de Dieu. »





