Une découverte troublante a récemment émergé en Corée du Sud, mettant en lumière des plans inquiétants qui auraient ciblé des membres de l’Association des prêtres catholiques pour la justice (CPAJ). Selon un rapport du Korea Herald publié le 4 février, des notes retrouvées chez Roh Sang-won, ancien chef du Commandement du renseignement de la défense et proche de l’ex-président Yoon Suk Yeol, révèlent des intentions d’interpeller et de détenir des membres de cette association de prêtres, parmi d’autres civils.
Ces notes, dont le contenu n’a pas été officiellement confirmé par les autorités, indiqueraient que les personnes visées devaient être « collectées » et détenues dans des zones spécifiques, potentiellement des centres de détention militaires..
Fondée le 26 septembre 1974 à la cathédrale de Myeongdong à Séoul, l’Association des prêtres catholiques pour la justice a joué un rôle clé dans le mouvement de démocratisation du pays. Au fil des décennies, elle s’est engagée sur des questions cruciales telles que les droits de l’homme, la lutte contre l’autoritarisme dans les années 1970, la démocratisation et les efforts de réunification dans les années 1980, ainsi que les échanges intercoréens, les enjeux environnementaux et les initiatives pour la paix depuis les années 1990.
Les notes retrouvées chez Roh Sang-won, actuellement sous enquête criminelle pour son implication présumée dans une insurrection menée par Yoon Suk Yeol, n’ont pas pu être formellement attribuées à leur auteur. Le Service national de médecine légale, chargé d’analyser l’écriture, n’a pas pu confirmer qu’elles étaient de la main de Roh.
Selon des rapports locaux, ces notes identifiaient également des politiciens, des membres des médias et des chefs religieux comme des « sujets à collecter ». Plus alarmant encore, elles évoqueraient un plan visant à provoquer une attaque nord-coréenne à la ligne de limite nord (Northern Limit Line), la frontière maritime de facto entre les deux Corées.
Le 3 décembre 2024, Yoon Suk Yeol, alors président, avait déclaré la loi martiale et envoyé des troupes au parlement. Cette tentative de suspendre le pouvoir civil n’a duré que six heures, les législateurs ayant bravé les militaires pour rejeter cette décision. Yoon a ensuite été destitué par une procédure de mise en accusation, le suspendant de ses fonctions.
Aujourd’hui, l’ancien président fait face à un procès en destitution devant la Cour constitutionnelle sud-coréenne. La cinquième audience de ce procès, prévue le 4 février à 14 heures, entendait convoquer d’anciens commandants militaires et le vice-directeur des services de renseignement. Par ailleurs, Yoon doit également répondre à des accusations criminelles pour insurrection, avec un procès distinct qui débutera le 20 février.
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