Le 19 octobre 2024, des milliers de Colombiens ont manifesté dans une trentaine de villes à travers le pays pour dénoncer la décision du gouvernement autorisant les changements de sexe chez les mineurs. Ces manifestations ont été organisées par plusieurs associations de défense de la vie et de la famille, telles que Unidos por la Vida (Unis pour la Vie) et Unión Familia (Union de la Famille). Parmi les villes les plus marquées par ces rassemblements, on compte Bogota, Medellín, Cali, Barranquilla, Cartagena, et Santa Marta.
À Bogota, la capitale, les manifestants se sont réunis au Parc National avant de défiler jusqu’à la place Bolívar, au cœur du centre historique de la ville. Arborant des pancartes avec des slogans tels que « Ne touchez pas à mes enfants », ils ont exprimé leur rejet du Mémorandum Externe 115 émis par la Superintendencia de Salud (Supersalud), qui autorise le recours à des traitements hormonaux et des interventions pour changement de sexe chez les enfants.
Ce mémorandum, publié le 21 septembre 2024, établit des instructions pour la supervision et le contrôle des droits de santé des personnes trans en Colombie. L’un des points les plus controversés du texte concerne les enfants et adolescents en cours de développement, où il est précisé que l’objectif est de garantir un soutien pour « l’affirmation de l’identité et/ou de l’expression de genre« . Cette décision s’appuie sur plusieurs arrêts de la Cour constitutionnelle colombienne, favorisant le changement de sexe chez les mineurs.
Les manifestants ont été rejoints par des leaders religieux, des professionnels de la santé et de nombreuses familles préoccupées par le bien-être de leurs enfants. Jesús Magana, président d’Unidos por la Vida, a dénoncé publiquement le rôle du Superintendant de la Santé, Luis Carlos Leal, dans la promotion de cette politique. Selon Magana, cette décision est directement liée à l’idéologie du président Gustavo Petro, qu’il accuse de saper l’autorité parentale et de vouloir détruire la cellule familiale.
Bien que quelques activistes trans aient tenté d’interrompre la marche à Bogota, les participants ont continué leur parcours avec détermination, appelant au respect de l’intégrité des enfants et des droits des parents. Les slogans scandés, comme « Ne touchez pas aux enfants », visaient directement Luis Carlos Leal, soulignant la désapprobation générale face à ces nouvelles mesures imposées par l’État.
Les organisateurs des manifestations ont exprimé leur satisfaction quant à la mobilisation nationale, déclarant sur les réseaux sociaux que plus de 30 villes se sont levées contre cette politique, et qu’il est nécessaire de défendre les valeurs familiales et l’innocence des enfants face à des idéologies considérées comme destructrices. La lutte pour l’abrogation de ce mémorandum se poursuit, renforcée par l’appui croissant de la population et des associations pro-vie et pro-famille.
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