Dans un contexte de plus en plus hostile à la foi chrétienne dans les pays occidentaux, voilà une nouvelle qui souffle comme un vent d’espérance : le 28 juillet 2025, l’administration Trump a fait publier une directive claire et ferme en faveur des droits religieux des fonctionnaires. Signée par Scott Kupor, directeur de l’Office of Personnel Management (OPM), cette note officielle redonne aux agents fédéraux américains le droit d’exprimer ouvertement leur foi au travail, sans être inquiétés ni marginalisés.
Le rappel est net : dans un pays fondé sur la liberté de religion, il n’est pas question que les employés de l’État soient contraints de cacher leur foi comme une faute honteuse. Au contraire, ils sont invités à la vivre pleinement. Cette directive s’appuie à la fois sur la première clause du Premier Amendement de la Constitution et sur le Civil Rights Act, qui interdit toute sanction professionnelle liée aux convictions religieuses. Autrement dit : porter un crucifix, prier avec un collègue, lire la Bible sur son bureau ou encore parler de Jésus autour d’un café… tout cela redevient normal et protégé par la loi.
L’OPM rappelle que l’expression religieuse dans les agences fédérales doit être autorisée au même titre que les autres expressions non religieuses. Ainsi, si un agent peut afficher un poster féministe ou une citation de Gandhi, il doit aussi pouvoir accrocher une image de la Sainte Vierge ou un verset de l’Évangile sans être censuré. Idem pour les objets personnels : chapelets, croix, mezouzahs, images pieuses ou médailles peuvent désormais orner les bureaux, les tenues ou les espaces partagés.
Les prières communes, les réunions spirituelles pendant les pauses ou les groupes d’étude biblique sont aussi explicitement autorisés. Les agents n’ont plus à se cacher pour prier ensemble ou évoquer des sujets de foi avec leurs collègues, tant que cela reste respectueux et qu’aucune pression n’est exercée. Un catholique pourra inviter son collègue à la messe dominicale, un médecin prier avec son patient dans un hôpital des anciens combattants, et même un guide de parc national réciter un psaume avec ses visiteurs. Tout cela est désormais non seulement toléré, mais pleinement reconnu comme légitime.
Scott Kupor a tenu à aller plus loin. Il demande aux agences de revoir leurs règlements internes pour renforcer cette liberté. Il insiste : aucun agent ne devrait avoir à choisir entre servir son pays et servir Dieu. L’administration doit devenir un lieu où la foi n’est plus un fardeau, mais une richesse. Pour cela, des aménagements spécifiques sont encouragés : télétravail pour les fêtes religieuses, horaires adaptés pour les jours de jeûne, temps de prière accordé durant la journée…
Cette avancée ne se limite pas à un simple mémo. Elle s’inscrit dans une volonté politique plus vaste. En mai 2025, la Maison-Blanche a lancé une Commission sur la liberté religieuse, chargée de dresser un état des lieux des droits des croyants en Amérique, d’en identifier les menaces et de proposer des moyens concrets pour les renforcer. Ce groupe de travail devra aussi conseiller le bureau de la foi de la présidence sur les questions spirituelles qui traversent la société américaine.
Cette démarche marque un tournant. Dans un monde où le laïcisme agressif pousse les chrétiens à s’effacer, les États-Unis réaffirment que la religion n’est pas reléguée à la sphère privée. Au contraire, elle irrigue la vie publique et peut y apporter un témoignage d’espérance. C’est un signal fort pour tous les catholiques engagés dans la fonction publique, souvent obligés jusqu’ici de dissimuler leur croix ou de cacher leur chapelet dans un tiroir.
Le message est clair : vous avez le droit d’être croyant, et de le montrer.
Cette mesure, qu’on aurait crue impensable il y a quelques années, montre qu’il est encore possible de défendre nos droits, d’arracher à la machine bureaucratique un peu d’oxygène spirituel. Alors oui, portons nos crucifix, récitons nos prières, et surtout : n’ayons plus honte d’être catholiques.
Les temps changent. Peut-être que demain, en France aussi, on cessera enfin de considérer qu’un fonctionnaire qui croit est une menace pour la République. Peut-être… Mais en attendant, les États-Unis nous donnent une leçon de bon sens. Une administration qui respecte Dieu est une administration qui respecte l’homme.





