L’Église catholique d’Irlande a récemment présenté un nouveau lectionnaire pour la Messe, fruit d’un travail commun avec les conférences épiscopales d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Ce nouveau texte, basé sur la Révision de la Nouvelle Bible de Jérusalem (RNJB) de 2019, se veut plus accessible, tout en restant fidèle à l’Écriture. Toutefois, l’usage d’un langage plus « inclusif » a suscité des interrogations et des critiques, obligeant les responsables à clarifier leur démarche.
Une volonté pastorale, non idéologique
Le père Neil Xavier O’Donoghue, secrétaire exécutif de la liturgie des évêques irlandais, a tenu à dissiper tout malentendu : cette nouvelle traduction n’a rien de « woke ». Elle ne cherche pas à plaire à l’esprit du monde, mais à aider les fidèles à entrer plus profondément dans la Parole de Dieu.
Concrètement, certains passages où l’on parlait uniquement d’« hommes » emploient désormais des expressions comme « hommes et femmes », « frères et sœurs » ou encore « peuple ». Ce choix ne procède apparement pas d’une volonté d’effacer le sens traditionnel, mais d’un « souci pastoral » d’exprimer plus clairement que le message biblique s’adresse à tous, sans distinction de sexe.
Le père O’Donoghue explique que la traduction utilise les termes en fonction du contexte : « Quand il faut dire “homme”, on dit “homme”. Mais parfois, il est juste d’élargir. » D’après lui, ce n’est pas une concession idéologique, mais une adaptation prudente du langage pour mieux transmettre le sens de l’Écriture dans un anglais courant.
Il ajoute : « Si je demande : “Combien as-tu de frères et sœurs ?”, ce n’est pas la même chose que : “Combien as-tu de frères ?” » La traduction veut refléter cette nuance et rappeler que l’Évangile s’adresse autant aux femmes qu’aux hommes.
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