La Chine demeure aujourd’hui l’un des pays les plus hostiles à la foi et à la liberté religieuse. Selon le dernier rapport de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF), le régime communiste de Pékin intensifie sa politique de répression contre les croyants, en particulier les catholiques, les protestants et d’autres communautés religieuses.
Depuis plusieurs décennies, la République Populaire de Chine est classée comme « pays de préoccupation particulière » par le Département d’État américain, une désignation qui reflète la gravité des violations commises contre les fidèles. La USCIRF souligne que les conditions de liberté religieuse en Chine sont « parmi les pires du monde ».
Méthodes de répression du Parti Communiste Chinois
Sous l’autorité de Xi Jinping, le Parti Communiste Chinois (PCCh) impose une politique dite de « sinicisation de la religion ». Derrière cette expression se cache l’obligation pour les communautés religieuses reconnues par l’État d’adapter leurs doctrines à l’idéologie marxiste du régime. Les églises et associations contrôlées par le pouvoir doivent suivre des plans quinquennaux de sinicisation, marqués par une surveillance intrusive et une soumission idéologique.
La USCIRF dénonce l’usage de moyens brutaux :
- surveillance de haute technologie autour des lieux de culte,
- menaces contre les familles des croyants,
- amendes arbitraires,
- emprisonnements et disparitions forcées,
- tortures et violences contre prêtres, pasteurs et fidèles.
Le rapport relève que la Chine utilise aussi la répression transnationale et la désinformation pour faire taire les voix qui dénoncent ses abus, y compris par l’usage d’outils d’intelligence artificielle.
Les catholiques sous pression
Le sort de nombreux catholiques chinois illustre la dureté du système. Le rapport mentionne le cas de Mgr Peter Shao Zhumin, évêque de Wenzhou (Zhejiang), contraint de payer une amende exorbitante de 27 880 dollars pour avoir célébré la messe en public. Refusant de céder, il a été arrêté en mars, juste avant la Semaine Sainte, afin de l’empêcher de célébrer la liturgie pascale. En juillet, les autorités ont tenté de le contraindre à rejoindre l’Association patriotique catholique chinoise, structure inféodée au régime.
La situation des évêques James Su Zhimin et Joseph Zhang Weizhu, disparus depuis des années, demeure incertaine. Leur sort est emblématique de ces nombreux clercs et fidèles arrêtés ou réduits au silence pour avoir refusé de se soumettre.
Protestants et autres communautés également persécutés
Les églises protestantes subissent elles aussi la même répression. Celles qui refusent d’intégrer l’organisation protestante officielle voient leurs membres arrêtés, harcelés ou accusés de crimes fabriqués de toutes pièces tels que la « fraude » ou la « subversion ». Les églises domestiques sont fréquemment envahies par la police, qui disperse les fidèles et confisque leurs biens.
L’accord provisoire avec Rome
Le rapport rappelle également que la Sainte Siège et la Chine ont prolongé en 2024 l’accord provisoire signé en 2018 sur la nomination des évêques. Cependant, la persécution n’a nullement diminué : le contrôle du régime s’est même renforcé, et les catholiques fidèles à Rome continuent de souffrir. Beaucoup se réfugient dans des célébrations clandestines, faute de liberté de culte authentique.
Recommandations internationales
Face à ces violations graves, la USCIRF recommande que :
- les États-Unis et leurs alliés sanctionnent les autorités responsables de la persécution,
- le Congrès adopte des lois restreignant l’usage de technologies chinoises servant à la surveillance et aux abus,
- le lobbying du gouvernement chinois soit interdit sur le sol américain.
Ces mesures viseraient à endiguer une politique qui ne se limite pas au territoire chinois, mais qui menace également la liberté de conscience au niveau international.
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