En ces temps où la Chrétienté s’apprête à célébrer la Nativité de Notre Seigneur, une ombre terrible s’étend sur nos frères dans la foi en Afrique. Loin de la paix promise aux hommes de bonne volonté, les chrétiens du Nigeria font face à une menace existentielle immédiate. Un expert en liberté religieuse a lancé un avertissement solennel concernant la probabilité élevée d’un nouveau « massacre de Noël », alors que les fidèles subissent des attaques ciblées d’une ampleur sans précédent.
Des renseignements alarmants sur une attaque imminente
C’est lors d’un Sommet d’urgence sur les crimes contre les chrétiens, tenu au Capitole à Washington ce mardi dernier, que la vérité a éclaté. Judd Saul, fondateur du groupe de défense Equipping the Persecuted, a révélé des informations glaçantes obtenues par son organisation. Selon lui, les extrémistes peuls se regroupent actuellement aux frontières des États de Nasarawa, du Plateau, de Benue et de Kaduna.
L’objectif de ces milices est clair et diabolique. Judd Saul a déclaré : « Ils prévoient de frapper ces villages. Ils prévoient de frapper Bokkos dans le Plateau. Ils prévoient de frapper Barkin Ladi. Ils prévoient de frapper Riyom dans le Plateau. Ils prévoient de frapper la communauté d’Agatu à Benue, et ils prévoient de frapper Kafanchan à Kaduna, tous à Noël. »
Cette mise en garde ne doit pas être prise à la légère. L’organisation de Saul a émis plus de 100 alertes terroristes depuis 2023 avec une précision de 89 %. Il affirme sans détour : « Ils prévoient un autre massacre de Noël. » Cette prédiction fait écho à la tragédie de l’année précédente, où plus de 160 chrétiens avaient péri dans l’État du Plateau durant les jours précédant la Nativité.
Le témoignage poignant du martyre à Yelwata
La persécution religieuse au Nigeria atteint des sommets d’horreur, comme en témoigne Franc Utu, chercheur à l’Université de Central Oklahoma et survivant de la violence peule. Il a livré un récit déchirant de l’attaque survenue dans son village natal de Yelwata, dans l’État de Benue, les 13 et 14 juin 2025.
Franc Utu a décrit comment, en une seule nuit, de 21 heures à 1 heure du matin, 278 de ses proches ont été anéantis par des djihadistes islamiques. Il a précisé l’horreur de la scène : « Ils n’ont pas seulement été abattus. Beaucoup ont été atrocement massacrés. » Parmi les victimes figurait son neveu de deux ans, dont les restes calcinés ont été retrouvés serrant sa mère, ainsi que sa sœur, assassinée avec une brutalité inouïe.
Ces âmes n’ont pas péri pour des raisons politiques ou ethniques, mais bien en haine de la foi. Franc Utu a déploré : « Ils ont été tués non pas pour quelque chose, mais à cause de leur foi. » Il a ajouté que s’il avait été présent, il aurait subi le même sort, ayant été la voix des chrétiens persécutés de son pays depuis plus de dix ans.
Une indifférence coupable face à la persécution religieuse
Ce qui rend ce massacre de Noël annoncé encore plus scandaleux est l’inaction apparente, voire la complicité, des autorités. Judd Saul a souligné que son organisation avait notifié le gouvernement nigérian avant chaque attaque, y compris celle de Yelwata, mais que « chaque attaque a été ignorée, chaque alerte, chaque avertissement a été ignoré. »
Franc Utu a corroboré cette accusation, suggérant que les djihadistes ont « infiltré le gouvernement du Nigeria », ainsi que l’armée et tous les segments de la société. Il a lancé un avertissement sévère à ses coreligionnaires : « Si vous voyez un chrétien au Nigeria se lever aujourd’hui pour dire qu’il n’y a pas de génocide chrétien, sachez simplement que ce chrétien est soit un lâche, soit un complice, soit un traître, soit simplement insensible. »
Les statistiques présentées par Gia Chacon, du groupe For the Martyrs, sont accablantes : depuis 2009, plus de 19 000 églises ont été incendiées ou détruites. Rien que cette année, plus de 7 000 chrétiens ont été tués et plus de 500 églises détruites dans la communauté de Franc Utu. Face à ce que beaucoup qualifient de tentative systématique d’anéantissement d’un peuple, l’urgence d’une intervention militaire directe est réclamée pour protéger les chrétiens du Nigeria contre ces terroristes, dans un contexte où le gouvernement semble avoir abdiqué ses devoirs les plus sacrés.




















