L’Archidiocèse de Mexico dénonce aujourd’hui une confusion dangereuse : présenter l’euthanasie comme une « bonne mort ». Dans son éditorial publié dans Desde la fe, avec le titre « Une belle mort et le mythe de l’euthanasie », l’Église rappelle que réduire la dignité humaine à l’absence de souffrance est une erreur profonde, anthropologique et juridique. Une société qui se met à considérer qu’une vie marquée par la maladie ou la douleur serait « indigne » ouvre elle-même la porte à des logiques totalitaires et eugéniques déjà vues dans l’histoire, où l’on a rejeté des millions de personnes jugées « pas dignes de vivre ».
Cette critique intervient alors qu’un projet de loi, présenté le 29 octobre sous le nom de « La loi qui transcende », cherche à légaliser l’euthanasie. Ses promoteurs, dont l’activiste Samara Martínez, affirment qu’il s’agirait d’une loi « sur la vie, jusqu’au dernier souffle ». Plusieurs élus du parti Morena, du Parti du Travail et du Mouvement Citoyen soutiennent cette démarche, avançant que l’euthanasie garantirait une mort « avec dignité », voire « sans douleur ». Pourtant, la législation actuelle, via l’article 312 du Code pénal fédéral, sanctionne encore l’aide au suicide de un à cinq ans de prison.
Le débat s’intensifie, porté aussi par des médecins. Dans une vidéo du Front National pour la Famille, la bioéthicienne Marta Tarasco Michel explique que l’injection létale ne provoque pas une mort sereine : « le patient ressent douleur, asphyxie, souffrance ». Elle critique l’idée de proposer la mort comme solution, alors que le pays ne fournit pas des soins palliatifs suffisants. Le Dr Luz Adriana Templos Esteban confirme ce manque : le Mexique possède un cadre légal pour les soins palliatifs, mais les malades ignorent souvent qu’ils peuvent y accéder comme à un droit humain. Ces soins, rappelle-t-elle, améliorent la qualité de vie, soutiennent les familles et permettent une mort naturelle, entourée des siens.
L’Église rappelle donc que le cœur du problème n’est pas la mort, mais la souffrance. « On doit supprimer la douleur, pas la personne qui souffre », insiste l’archidiocèse. L’éditorial dénonce aussi la possibilité, dans le texte de loi, de demander l’euthanasie chez un notaire : si les médecins peuvent invoquer l’objection de conscience, pourquoi les notaires en seraient-ils privés ? Le manque d’investissements publics dans les soins palliatifs, remplacés par une option euthanasique moins coûteuse, est qualifié d’inhumain.
Enfin, l’Église cite l’appel du pape Léon XIV, qui a consacré le mois de novembre à la prière pour la prévention du suicide. Le pape rappelle que ni la souffrance ni la douleur n’ôtent la valeur de la vie.
L’archidiocèse demande donc à l’État mexicain de ne pas choisir la « solution facile », de ne forcer ni médecins ni notaires à agir contre leur conscience, et d’assurer à tous les malades les traitements, les soins spécialisés et l’accompagnement familial nécessaires pour que personne ne voie la mort comme une réponse.
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