Depuis des années, l’Église du Nicaragua vit une passion digne des premiers siècles : évêques chassés, prêtres jetés en prison, processions interdites, institutions catholiques fermées ou dissoutes… Le régime de Daniel Ortega et de sa complice Rosario Murillo s’est livré à une persécution ouverte et brutale contre tout ce qui porte le nom du Christ. Face à cette nuit noire, un nom éclaire aujourd’hui les cœurs nicaraguayens : Léon XIV.
Et pour cause. Dès les premiers jours de son pontificat, une espérance nouvelle a surgi. Arturo McFields Yescas, ancien ambassadeur du Nicaragua à l’OEA aujourd’hui exilé, n’a pas hésité à le dire avec force :
« Je crois que le pape Léon XIV sera un véritable lion. Un défenseur intrépide de la foi du peuple nicaraguayen. Fort comme un lion, mais doux comme un agneau. »
Ce n’est pas une déclaration creuse. En 2022 déjà, alors qu’il n’était que simple évêque au Pérou, Mgr Prévost – futur Léon XIV – avait signé une lettre de soutien aux catholiques nicaraguayens, demandant justice et démocratie dans un silence quasi général. Alors que beaucoup se taisaient, lui a osé élever la voix. Il savait. Il n’a jamais détourné les yeux.
Félix Maradiaga, président de la Fondation pour la liberté du Nicaragua et ancien candidat à la présidentielle, salue lui aussi cette élection providentielle. Léon XIV, dit-il, est un homme enraciné dans la réalité du peuple latino-américain, proche, simple, courageux. Et il ajoute :
« Quand un régime jette des prêtres en prison pour avoir prêché l’Évangile, exilant des religieuses qui servent les pauvres, ou persécutant les fidèles simplement pour leur foi… Ce n’est pas de la politique, c’est une abomination. »
Et c’est là que la voix morale du pape, du successeur de Pierre, doit retentir avec la puissance d’un tonnerre. Pas dans les mots des diplomates, mais dans la vérité de l’Évangile. Maradiaga insiste :
« Le silence diplomatique peut parfois se comprendre, mais lorsqu’il persiste face à une injustice systématique, il devient insupportable et scandaleux. »
À Managua, le cardinal Leopoldo Brenes, archevêque de la capitale, a lui aussi partagé son espérance. Dans une vidéo publiée le 19 mai, il rend hommage à ce nouveau pape :
« Léon XIV est un homme humble, un homme d’écoute. Chaque fois que je parlais avec lui, il restait en silence, m’écoutait profondément, puis répondait. Quelle grâce ! Il nous apprend à écouter, et surtout à écouter Dieu. »
Le cardinal a appelé tout le peuple à prier chaque matin et chaque soir pour que Léon XIV reste docile à l’Esprit Saint, car – dit-il – c’est bien l’Esprit Saint qui guide l’Église.
Martha Patricia Molina, avocate et chercheuse catholique, elle aussi exilée, ne cache pas sa joie. Elle qui a documenté en détail les 971 attaques du régime Ortega-Murillo contre l’Église en six ans, voit en Léon XIV un nouveau souffle pour une Église martyrisée.
« Il connaît notre souffrance. Il parle notre langue. Il vient du même continent. Et cela, pour nous, ça change tout. »
Mais elle ne se fait pas d’illusions : le régime sandiniste ne veut pas dialoguer. Il s’appuie sur l’armée, la police et des dizaines de milliers de paramilitaires, prêts à tuer sur ordre. La paix ne viendra pas d’une table de négociation, mais d’une vraie conversion des cœurs, d’une libération intérieure.
C’est pourquoi McFields conclut :
« Même si la dictature refuse de reconnaître le droit, ni humain ni divin, la foi reste libre, et le peuple de Dieu reste debout. La guerre que nous vivons est spirituelle. Pour y tenir, il suffit de se mettre à genoux… et de croire. Car rien n’est impossible à Dieu. »
Le pape Léon XIV n’est pas un politicien. Il est un pasteur. Mais il saura porter la croix de ses frères persécutés, et les consoler avec la force et la tendresse du Christ. Il n’a pas été élu pour briller à Rome, mais pour guider l’Église dans les tempêtes de ce monde.
Et aujourd’hui, au Nicaragua comme ailleurs, les catholiques le savent : le ciel ne les a pas oubliés.
💡🤖 Pour garantir des articles d'actualité à jour, précis et bien sourcés, l'intelligence artificielle est utilisée comme outil d'assistance. Elle contribue à la réécriture, à la vérification des faits et à l'optimisation du contenu.






