Hier, 4 juillet, jour pourtant censé célébrer la liberté aux États-Unis, une bataille cruciale s’engage contre une loi qui, au lieu de défendre les droits, les piétine. L’évêque américain Robert Barron, connu pour son engagement dans l’évangélisation par les médias via Word on Fire, vient de déposer un mémoire explosif devant une cour fédérale : il appelle à rejeter une loi de l’État de Washington qui s’attaque de plein fouet au secret de la confession.
Adoptée récemment par l’État de Washington, cette loi impose aux prêtres de révéler aux autorités civiles toute information sur des abus d’enfants même lorsqu’elle a été entendue sous le sceau de la confession. En cas de refus ? Ce serait la prison et des amendes à la clé. Autrement dit, l’État veut forcer les prêtres à choisir entre la fidélité à Dieu… ou la soumission à César.
Les évêques de l’État ont aussitôt intenté un procès en mai contre ce texte. Aujourd’hui, l’évêque de Winona-Rochester, Mgr Barron, apporte officiellement son soutien à cette action juridique dans un amicus brief (mémoire d’intervention) déposé devant le tribunal fédéral.
Dans son texte, Mgr Barron démonte point par point les présupposés idéologiques de cette loi. Selon lui, ce texte est manifestement fondé sur une ignorance totale – voire un mépris – du sens profond du secret de confession.
Il rappelle que pour un catholique, se confesser n’est pas un simple acte humain :
« Le pénitent parle et écoute le Seigneur Lui-même à travers la voix du prêtre ».
C’est donc un moment inviolable, où rien ne doit faire obstacle à cette rencontre avec la miséricorde divine. Or, que se passe-t-il si le pénitent craint que le prêtre le trahisse ? Il ne viendra tout simplement plus jamais se confesser. Et ce serait une perte dramatique, non seulement pour l’âme, mais aussi pour la société : un pécheur privé de grâce est un homme livré à lui-même.
L’évêque va plus loin. Il démontre que cette loi viole non seulement la tradition catholique millénaire, mais également les règles juridiques fondamentales en matière de neutralité religieuse. L’État de Washington prétend vouloir protéger les enfants, mais le fait en s’attaquant uniquement aux catholiques et en excluant les prêtres du régime général de confidentialité des communications privées. Un deux poids deux mesures qui trahit la volonté d’en découdre avec l’Église.
Mgr Barron n’est pas seul dans cette défense. Le Département de la Justice américain, mais aussi des Églises orthodoxes et la Confrérie du Clergé Catholique, qui regroupe plus de 500 prêtres et diacres aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie, se sont joints à la résistance. Tous affirment qu’il est parfaitement possible de protéger les enfants sans violer la liberté religieuse.
Le texte doit entrer en vigueur le 27 juillet 2025, et l’audience qui déterminera sa validité est fixée au 14 juillet. L’évêque appelle donc à un gel immédiat de cette législation liberticide. Car si elle venait à être appliquée, ce serait un précédent gravissime, ouvrant la voie à d’autres attaques contre les sacrements de l’Église et la conscience des prêtres.
Dans une Amérique où tout est “liberté”, il serait temps de rappeler que la liberté religieuse ne peut pas être soumise à l’idéologie du moment.







surtout restons fou