Alors que le Moyen-Orient reste secoué par les tensions et que les chrétiens sont encore trop souvent persécutés dans l’indifférence générale, un signe d’espérance puissant vient de jaillir d’Irak, dans la ville chrétienne de Qaraqosh (Baghdeda). Plus de 450 enfants y ont reçu leur première communion ces dernières semaines, dans différentes paroisses de la ville, sous la houlette de l’archevêque syriaque catholique de Mossoul, Mgr Benedictus Hanno.
Ce chiffre impressionnant, dans un pays meurtri, témoigne de la vitalité d’un peuple qui a refusé de se laisser déraciner, malgré la guerre, les menaces islamistes, et l’exode massif. En 2014, rappelons-le, Qaraqosh a été totalement vidée de sa population chrétienne lors de l’invasion de Daech. Beaucoup ont tout quitté, maisons, biens, souvenirs, mais pas leur foi.
Aujourd’hui, ils sont nombreux à être revenus, avec courage, pour reconstruire leurs maisons et leurs églises, et continuer à transmettre l’amour du Christ à leurs enfants. Ces premières communions sont le fruit direct de cette fidélité héroïque, et de la transmission de la foi au sein des familles catholiques d’Orient.
Lors des messes de première communion, Mgr Hanno n’a pas manqué de saluer le rôle des parents, véritables piliers spirituels dans un monde qui cherche à détruire la cellule familiale. « Quand le père et la mère sont unis dans la foi, la famille devient comme une forteresse : elle résiste à la tentation, au mal, à toutes les déviations morales », a-t-il affirmé en chaire. Une parole forte, dans un contexte où la foi familiale est violemment mise à l’épreuve.
Mgr Hanno a qualifié ces célébrations de « grande joie pour notre Église », insistant sur le fait qu’elles sont une preuve vivante du renouveau chrétien dans une région que beaucoup pensaient condamnée. Ces enfants, habillés de blanc, avançant vers l’autel pour recevoir le Corps du Christ, incarnent la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la foi sur la persécution.
Il faut rappeler que Qaraqosh, l’un des derniers bastions chrétiens d’Irak, comptait environ 60 000 chrétiens avant 2014. Ils ne sont plus que 30 000 aujourd’hui, et seulement 27 000 syriaques catholiques selon les derniers chiffres officiels. Et pourtant, cette Église continue à se relever dans la fidélité et l’espérance.
Cette ville n’est pas anodine : c’est ici que le pape François est venu en 2021, dans la cathédrale de l’Immaculée Conception, pour rencontrer les fidèles. Un moment historique, porteur de grâces, qui semble porter aujourd’hui des fruits visibles.
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