Suite à une attaque terroriste effroyable qui a endeuillé une célébration de Hanoucca à Bondi Beach, à Sydney, laissant derrière elle douze morts et de nombreux blessés, les autorités de l’Église catholique en Australie ont réagi avec fermeté et piété. Leur réponse met en lumière la doctrine pérenne de l’Église face à la violence et à la haine, qualifiant sans équivoque cette tragédie de manifestation du « fléau de l’antisémitisme ».
Dès les premiers instants suivant l’attaque du 14 décembre, l’archevêque de Sydney, Monseigneur Anthony Fisher, a lancé un appel pressant à la prière. Dans une déclaration empreinte de gravité, il a exhorté les fidèles à s’unir spirituellement : « Alors que nous suivons les nouvelles horribles provenant de la fusillade de ce soir à Bondi Beach, prions pour ceux qui ont été tués ou blessés ». Confiant la ville et toutes les personnes affectées à la protection céleste, il a invoqué l’intercession de la Sainte Vierge : « Que Notre-Dame, Reine de la Paix, intercède pour toutes les personnes touchées, et pour notre ville bien-aimée en ce moment ». L’archevêque a également étendu ses prières aux secours d’urgence ainsi qu’aux nombreuses personnes qui ont dû fuir pour sauver leur vie.
Faisant écho à cette réponse spirituelle, Monseigneur Timothy Costelloe, président de la Conférence des évêques catholiques australiens, a offert une condamnation claire et sans appel des motivations tordues qui sous-tendent cet acte barbare. Affirmant que cette violence a « secoué les Australiens au plus profond d’eux-mêmes », il a directement lié l’attaque au « fléau de l’antisémitisme ». Pour l’archevêque Costelloe, cette réalité choquante et profondément affligeante constitue une « tache sombre et destructrice » au sein de la société, menaçant non seulement les juifs, mais bien l’ensemble de la communauté. Il a averti que « les préjugés aveugles et la haine révèlent une tache sombre et destructrice dans notre société qui menace non seulement nos frères et sœurs juifs mais, en fait, nous tous ».
L’attaque, qualifiée d’incident terroriste par le commissaire de la police de la Nouvelle-Galles du Sud, Mal Lanyon, s’est produite lors de la première nuit de Hanoucca. Deux tireurs ont ouvert le feu, l’un étant abattu sur les lieux tandis qu’un second était arrêté. La découverte d’engins explosifs improvisés dans un véhicule lié à l’un des assaillants a confirmé la nature préméditée et terroriste de l’attentat.
Au milieu de cette horreur, l’Église a également tenu à saluer la bravoure observée. Monseigneur Costelloe a loué le « courage remarquable de la police et des autres premiers intervenants, ainsi que les actes de bravoure individuels de personnes cherchant à se protéger mutuellement ». Ces propos ont été corroborés par le premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, qui a qualifié de « véritable héros » un passant ayant désarmé l’un des tireurs, une action qui a permis de sauver des vies.
Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a dénoncé cet acte comme un « moment sombre pour notre nation » et une « attaque ciblée contre les Australiens juifs », affirmant qu’une « attaque contre les Australiens juifs est une attaque contre chaque Australien ».
En conclusion de son message, l’archevêque Costelloe a exhorté tous les Australiens à rejeter la haine et à s’engager sur le chemin de la paix. « Nous nous joignons à tous ceux qui condamnent une violence aussi terrible et nous supplions tous les Australiens de rejeter toute impulsion vers la haine et la violence et de nous réengager plutôt à être des artisans de paix dans nos familles, parmi nos amis et dans notre société au sens large ». Face à cet attentat terroriste à Sydney, la réponse catholique demeure constante : la prière pour les victimes de Bondi Beach, la condamnation du mal et un appel à la paix véritable.





















