Ce dimanche en Irlande, la Providence semble avoir soufflé plus fort que l’orgueil des hommes. Un événement LGBT prévu sur la montagne sainte de Croagh Patrick, lieu de pénitence associé à notre grand saint Patrick, a finalement été annulé en raison de conditions météorologiques défavorables. Ironie du sort : c’est précisément à l’heure prévue du départ que des vents violents ont commencé à se lever, contraignant les organisateurs à renoncer à leur sacrilège.
Baptisé le « Big Gay Hike », cette randonnée faisait partie des festivités organisées par “Mayo Pride”. Elle devait avoir lieu le lundi 2 juin à midi sur le sommet que saint Patrick lui-même sanctifia par quarante jours de jeûne et de prière. Dans la légèreté typique des événements LGBT, on conseillait aux participants de chausser des bottes de marche mais de ne pas oublier les paillettes, bien que “facultatives”. Mais le Ciel, manifestement, ne s’est pas laissé tourner en dérision.
La polémique avait déjà éclaté bien avant la montée prévue. Les organisateurs avaient diffusé une image du “Child of Prague” – une statue traditionnelle de l’Enfant Jésus très aimée du peuple irlandais – repeinte aux couleurs du drapeau transgenre, affublée de maquillage et renommée pour l’occasion “Child of Drag”. Devant le tollé suscité par cette profanation, l’image a été supprimée. Trop tard : la blessure faite aux fidèles ne s’efface pas si facilement.
Comme si cela ne suffisait pas, l’événement avait été présenté dans un premier temps comme une « pénitence » pour les péchés commis… durant les fêtes de la “Pride”. Une manière clairement moqueuse de détourner la tradition catholique du pèlerinage pénitentiel, puisque chaque année, de nombreux catholiques montent à Croagh Patrick pieds nus, dans la prière et la souffrance, en réparation pour leurs péchés. Face à la colère, le terme fut retiré. Mais le mépris avait déjà été exposé au grand jour.
À l’inverse de cette mascarade avortée, une véritable réponse catholique a vu le jour. La veille de la “randonnée”, à 16h, un groupe de fidèles s’est rassemblé en prière au pied de la montagne, près de la statue de saint Patrick à Westport, comté de Mayo. Organisé par Ireland Needs Fatima, ce rassemblement de Rosaire public a été porté par un seul mot d’ordre : réparation. Comme l’a dit l’un des organisateurs, Damien Murphy :
« Les péchés publics appellent une réparation publique. Les catholiques fidèles ne peuvent rester silencieux. »
Cette affaire a aussi mis en lumière les soutiens honteux de cet événement : la société Irish Rail, le conseil du comté de Mayo, et même le laboratoire AbbVie – tristement célèbre pour produire des bloqueurs de puberté. Que ces entités collaborent à une insulte à la foi catholique révèle l’état moral de l’Irlande moderne, jadis si fervente.
Mais l’Église, elle, ne change pas. Elle enseigne que la profanation des choses sacrées et les blasphèmes ne sont pas seulement des offenses envers les catholiques, mais des outrages directs à Dieu Lui-même. Saint Thomas d’Aquin affirmait même que le blasphème est, en soi, plus grave que le meurtre, car il vise Dieu en personne.
Le pape Pie XI, dans cette même lignée, appelait les fidèles à faire pénitence et à offrir des actes publics de réparation. Il nous rappelait que si Dieu était prêt à épargner Sodome pour dix justes, Il se laisserait bien plus facilement fléchir par les prières d’une communauté fidèle, unie au Christ, dans l’humilité.
Ainsi, face aux provocations, aux outrages et aux moqueries, la réponse ne doit pas être ni la haine, ni l’abandon, mais la prière fervente, la réparation publique, et la fidélité au Christ et à Son Église. Que les vents de Croagh Patrick nous le rappellent : Dieu ne dort pas.





