Alors que les restrictions sur la messe traditionnelle pèsent lourdement dans l’Église depuis Traditionis Custodes, une nouvelle inattendue vient de jaillir du cœur du Texas. La paroisse Sainte-Marguerite d’Écosse, dans le diocèse de San Angelo, a obtenu une dérogation officielle du Saint-Siège pour continuer à célébrer le Saint-Sacrifice de la Messe selon le Missel de 1962. Une décision rarissime, et hautement symbolique, prise sous le pontificat du pape Léon XIV.
C’est Mgr Michael Sis, évêque du diocèse, qui avait personnellement adressé sa demande le 6 février dernier. Et c’est par un décret du 28 mai 2025, émanant du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, que Rome a confirmé cette permission exceptionnelle, renouvelée pour deux années supplémentaires.
Le décret accorde une dispense explicite de l’article 3 §2 du motu proprio Traditionis Custodes. Autrement dit, la messe pourra continuer à être célébrée dans l’église paroissiale même, et non dans une chapelle annexe ou un lieu marginalisé, comme l’imposaient les nouvelles normes.
Cette nouvelle, d’abord annoncée discrètement par le père Ryan Rojo, directeur des vocations du diocèse, le 27 juin, a rapidement été confirmée et saluée par les fidèles attachés à la liturgie latine traditionnelle. « Je suis reconnaissant envers @Pontifex et le dicastère, qui nous permettent de continuer à célébrer la messe traditionnelle dans notre église paroissiale », a-t-il écrit.
Le curé de Sainte-Marguerite, le père Freddy Perez, n’a pas caché son soulagement. « J’ai vu de nombreux visages soulagés ce week-end », confie-t-il. La lettre envoyée par le Vatican ne se contente pas d’accorder une tolérance administrative : elle loue les efforts pastoraux déployés par la paroisse pour vivre cette liturgie en fidélité avec l’enseignement de l’Église. Le texte romain souligne « notre souci pastoral d’inculquer une claire appréciation de l’Église comme unique, lex orandi ». Une reconnaissance qui n’est pas anodine.
Certes, le père Perez reconnaît que certains fidèles ont mal vécu cette situation où l’on doit « demander la permission pour célébrer ce qui a sanctifié tant de saints ». Mais sa réponse est claire :
« C’est là où se trouve l’Église actuellement, et nous devons rester obéissants. »
Il raconte d’ailleurs comment un conseil simple, donné par l’évêque auxiliaire Mario Avilés, l’a marqué :
« Sois obéissant, mon fils. »
Et malgré les épreuves et les incertitudes, le prêtre garde les yeux tournés vers le ciel :
« Mes espérances sont de continuer à offrir une expérience liturgique profonde à mon peuple, à les faire entrer dans l’Évangile, à leur faire aimer l’Église et à leur enseigner que la messe, c’est une préparation au Ciel. »
Dans un contexte de durcissement général vis-à-vis de la messe tridentine, cette dérogation sonne comme une exception. À ce jour, aucune autre permission de ce type n’a été annoncée sous le pontificat de Léon XIV. Et si certains verront dans cette concession une mesure de transition, d’autres y liront un signe d’espérance, voire un signal d’ouverture pour les catholiques attachés à la tradition liturgique.
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