En ce mois de mai 2025, une lumière d’espérance s’est levée sur l’Église militante. Le pape Léon XIV, dans sa première audience avec le cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, a signé trois décrets majeurs reconnaissant les vertus héroïques ou l’offrande de vie de trois serviteurs de Dieu. Trois âmes offertes, trois chemins différents mais tous marqués par l’amour de Dieu jusqu’à la mort.
Mgr Alejandro Labaca : le martyre dans la jungle amazonienne
Le premier de ces nouveaux vénérables est Mgr Alejandro Labaca Ugarte, capucin espagnol né le 19 avril 1920 à Beizama, au Pays basque. Initialement missionnaire en Chine, il en fut chassé par les persécutions communistes. C’est alors qu’il fut envoyé en Équateur, où il devint évêque titulaire de Pomaria et vicaire apostolique d’Aguarico.
Mais ce n’était pas un évêque de salon. Il s’enfonçait dans la forêt amazonienne, pour annoncer l’Évangile aux tribus encore isolées, et notamment les Tagaeri, un peuple autochtone menacé par l’exploitation pétrolière dans leur territoire. Le 21 juillet 1987, Mgr Labaca, alors en mission pacifique, fut cruellement tué à coups de lance par les membres de cette tribu, qu’il essayait d’approcher sans violence.
Ce don de sa vie, en toute conscience du danger mortel, correspond à une voie spécifique vers la béatification définie par le motu proprio Maiorem Hac Dilectionem publié par le pape François en 2017 : l’offrande volontaire de la vie, dans un amour pleinement chrétien, en acceptant le martyre inévitable. C’est précisément ce que Mgr Labaca a vécu.
Inés Arango : la missionnaire qui s’est donnée jusqu’au bout
Aux côtés de Mgr Labaca ce jour-là, se trouvait sœur Inés Arango Velásquez, missionnaire colombienne de la Congrégation des Tertiaires Capucines de la Sainte Famille. Elle était née le 6 avril 1937 à Medellín. Depuis dix ans, elle œuvrait humblement et avec fidélité auprès des peuples indigènes, notamment les Huaorani, dans la région d’Aguarico. C’est donc dans la même embuscade, dans un esprit de charité et d’offrande, qu’elle a connu le même sort que le prélat.
Elle aussi a été déclarée vénérable pour ce don radical de sa vie. Deux témoins de la foi, tombés ensemble dans la jungle, fidèles au Christ jusqu’au sang. Leur souvenir demeure une semence d’espérance.
Mgr Matthew Makil : la sainteté d’un fondateur indien
Enfin, le pape Léon XIV a reconnu les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Matthew Makil, évêque indien et fondateur de la Congrégation des Sœurs de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie. Né à Manjoor (Inde) le 27 mars 1851, il fut le premier vicaire apostolique de Kottayam et évêque titulaire de Tralles. Il remit son âme à Dieu le 26 janvier 1914 à Kottayam, en odeur de sainteté.
Avec la reconnaissance officielle de ses vertus héroïques, il est désormais vénérable. Pour qu’il puisse être béatifié, il faudra qu’un miracle soit reconnu comme ayant été obtenu par son intercession. Sa vie, enracinée dans la prière, la direction spirituelle et le soin des âmes, est un témoignage édifiant de la vitalité de l’Église en Inde.
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