L’Espagne vient de traverser un véritable « agosto negro » pour l’Église catholique. En l’espace d’un seul mois, pas moins de sept églises et chapelles ont été vandalisées ou profanées dans différentes régions du pays, avec des fidèles eux-mêmes agressés dans certains cas. Ces faits graves montrent combien la liberté religieuse est fragilisée et combien la cristianophobie gagne du terrain.
Le constat a été dressé par l’Observatoire pour la liberté religieuse et de conscience (OLRC). Sa présidente, María García, a dénoncé la répétition de ces attaques, soulignant que « août a été un mois noir pour la liberté religieuse en notre pays ». Elle a rappelé que les chrétiens demeurent la confession la plus visée en Espagne selon les rapports annuels de l’organisme.
Des attaques dans plusieurs diocèses
Les faits recensés durant ce mois d’août révèlent une violence inquiétante :
- Le 11 août, à Rute (Córdoba), des vandales ont recouvert de peinture noire les murs de la paroisse de Santa Catalina.
- Le 12 août, à Valencia, la chapelle d’adoration perpétuelle de San Martín a été profanée : la custodie a été brisée et des insultes ont été proférées contre les fidèles.
- Le 13 août, à Palma de Mallorca, des slogans offensants ont été tagués sur la paroisse de la Virgen del Carmen.
- Le 14 août, encore à Valencia, un sacristain et plusieurs fidèles ont subi une agression en pleine messe dans la Cathédrale.
- Le 17 août, à Albuñol (Granada), des statues ont été détruites et un incendie criminel déclenché dans la paroisse de Santiago Apóstol.
- Le 24 août, à Yeles (Toledo), des images saintes de la paroisse de Nuestra Señora de la Asunción ont été saccagées.
- Enfin, le 31 août à Barcelone, des militants du groupe écologiste Futuro Vegetal ont jeté du colorant contre la façade de la Sagrada Familia.
La montée de la haine antichrétienne
Pour l’OLRC, ces profanations et agressions confirment une tendance alarmante : la banalisation de la haine antichrétienne. María García a demandé aux autorités d’appliquer avec rigueur le Code pénal en matière d’atteintes aux convictions religieuses et de mettre en place des plans de prévention pour protéger les temples. Elle a rappelé que trop de paroisses se voient désormais contraintes d’installer des caméras de surveillance, voire de fermer leurs églises en dehors des offices, afin de limiter les risques.
Au-delà des mesures de sécurité, l’Observatorio invite aussi la société civile à réagir. « Seule une prise de conscience collective et une réaction ferme permettront de défendre la liberté religieuse et le respect de tous », a insisté María García. Elle appelle à ne pas céder à l’indifférence face à ces attaques répétées contre l’héritage spirituel et culturel de l’Espagne.
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