Alors que les affrontements le long de la ligne de contrôle (LoC) se poursuivent sans relâche depuis près de deux semaines, une nouvelle vague de violence a frappé durement la région de Poonch, dans l’État indien du Jammu-et-Cachemire. Ce mercredi matin, aux premières heures de l’aube, une série de bombardements d’une rare intensité a semé la mort et la désolation dans plusieurs villages proches de la frontière.
Ce regain de tension s’inscrit dans le cadre de l’opération militaire « Sindoora », lancée par l’armée indienne pour frapper neuf camps terroristes situés tant au Pakistan qu’au Cachemire occupé par ce dernier. En réponse, l’armée pakistanaise a riposté violemment, multipliant les tirs de mortiers et d’artillerie à travers la LoC. C’est désormais le treizième jour consécutif de ce cycle infernal de provocations et de représailles.
Le diocèse catholique de Jammu a été directement touché par ces événements tragiques. Dans un entretien accordé à la presse locale, Monseigneur Ivan Pereira, évêque de Jammu, a décrit avec émotion la situation dramatique sur le terrain. Il a notamment rapporté qu’un obus tiré depuis le territoire pakistanais a explosé derrière l’école Christ School de Poonch, frappant de plein fouet la maison de deux élèves. Les deux enfants ont perdu la vie, et leurs parents ont été grièvement blessés.
Heureusement, l’établissement, administré par la congrégation des Carmes de Marie Immaculée (CMI), était fermé pour congés, ce qui a évité un bilan encore plus lourd. Mais le drame ne s’arrête pas là. Une autre déflagration a visé le couvent des religieuses CMC, endommageant les réservoirs d’eau et détruisant les installations de panneaux solaires. Face au danger, les sœurs, accompagnées des prêtres et de nombreux habitants, se sont réfugiés dans une salle souterraine aménagée dans le bâtiment du couvent. Les tirs se poursuivaient encore au moment du témoignage de l’évêque.
À cette violence s’ajoutent les perturbations logistiques. Dès 2h30 du matin, la région a subi une coupure générale des réseaux téléphoniques et d’Internet, ainsi qu’une panne d’électricité, paralysant toute communication avec l’extérieur. Une situation qui complique les secours et laisse les populations isolées dans l’angoisse.
Dans cette atmosphère pesante, Mgr Pereira a tenu à rassurer sur la situation à Jammu, ville située à environ 25 kilomètres de la frontière :
« Ici, pour l’instant, tout est calme. La vie suit son cours, les déplacements se font normalement. »
Il précise néanmoins que, dans l’ensemble du Jammu-et-Cachemire, les autorités ont pris des mesures de précaution : évacuations dans les zones les plus exposées, fermeture de toutes les écoles et établissements éducatifs.
Face à cette épreuve, l’évêque a conclu avec foi et espérance :
« Nous prions pour un retour rapide à la paix. Que le Seigneur apaise les cœurs et ramène la sérénité sur cette terre éprouvée. »
Cet épisode tragique nous rappelle combien les chrétiens du Cachemire, déjà en minorité, sont vulnérables dans ces zones à haut risque. Leur persévérance, leur charité et leur confiance en Dieu, malgré les épreuves, sont un témoignage puissant de fidélité à l’Évangile. Continuons à les porter dans nos prières.
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