Le deuxième Forum national de l’éducation catholique au Ghana s’est achevé sur un appel pressant : renforcer l’empreinte de la foi dans les établissements scolaires. Réunis du 10 au 15 mars dans le diocèse de Koforidua, évêques, éducateurs et responsables religieux ont tracé une feuille de route pour concilier mission spirituelle et défis éducatifs contemporains.
Une éducation intégrale, pilier de la résilience nationale
Sous le thème « L’éducation catholique pour un développement intégral : façonner un Ghana résilient et inclusif », les participants ont souligné le rôle central de l’Église dans la formation des consciences. Mgr Matthew Kwasi Gyamfi, président de la Conférence des évêques catholiques du Ghana (GCBC), a insisté sur la nécessité d’une « collaboration renouvelée entre l’État et les missions religieuses », rappelant que l’Église demeure le deuxième pourvoyeur d’éducation du pays.
Parmi les résolutions phares : la création d’un cadre stratégique quinquennal d’ici juillet 2025, destiné à guider les écoles catholiques. Les évêques entendent également accentuer la présence sacerdotale dans les établissements, multiplier les chapelles et veiller à l’enseignement rigoureux de la doctrine. « Nos écoles doivent être des phares de vérité, où chaque élève découvre le Christ », a affirmé Mgr Gyamfi.
Un partenariat Église-État à rééquilibrer
Le forum exige la signature rapide d’un protocole d’accord avec le gouvernement, conformément à la loi sur l’éducation préuniversitaire de 2020. Ce texte reconnaîtrait officiellement le rôle des gestionnaires catholiques dans l’administration scolaire. Les prélats réclament aussi un siège permanent au Conseil national de l’éducation, « pour que notre voix porte dans les décisions structurantes ».
Autre priorité : l’éducation technique et professionnelle (TVET). Les évêques demandent la création d’au moins un centre d’excellence par région, intégrant les technologies émergentes (robotique, énergies vertes). « Former des mains compétentes et des cœurs droits, tel est notre devoir », a commenté l’évêque de Sunyani.
Le document final insiste sur l’inclusion des élèves handicapés, appelant à des politiques adaptées et à des infrastructures accessibles. La question des fraudes aux examens a également été abordée, avec une demande de sanctions plus sévères contre enseignants, parents ou élèves complices.
En conclusion, Mgr Gyamfi a cité l’épître aux Philippiens :
« Tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour, d’approbation, ce qui est vertueux et mérite des éloges, que tout cela occupe vos pensées. »
Une exhortation à élever les âmes autant que les esprits, dans un Ghana en quête de repères.






