C’est avec courage et fidélité que le cardinal Raymond Burke a pris la parole lors de la conférence Faith & Culture organisée par la Latin Mass Society au London Oratory, ce samedi 14 juin. Figure incontournable de la défense de la tradition liturgique dans l’Église, le cardinal américain a lancé un appel respectueux mais ferme au nouveau pontife, le pape Léon XIV, afin qu’il réexamine les restrictions qui pèsent encore sur la messe traditionnelle dite de toujours.
« J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer tout cela directement au Saint-Père », confiait-il. Son espérance est claire : que le pape Léon mette fin à ce qu’il a qualifié de « persécution » subie par les fidèles attachés à l’usus antiquior, au cœur même de l’Église. Il a notamment demandé que l’on revienne à la situation instaurée par Summorum Pontificum, voire que l’on approfondisse ce que Benoît XVI avait si sagement établi, dans un esprit de charité et de continuité.
Cette déclaration intervient dans un climat encore incertain. Depuis l’élection du cardinal Prevost, devenu Léon XIV, de nombreux catholiques espèrent un retournement providentiel dans la question liturgique. Sans avoir officiellement abrogé les mesures de Traditionis Custodes, le nouveau pape semble plus disposé à reconnaître la richesse spirituelle et théologique du rite traditionnel.
Le 14 mai dernier, s’adressant aux responsables des Églises catholiques orientales, Léon XIV déclarait :
« L’Église a besoin de vous. L’apport que l’Orient chrétien peut nous offrir aujourd’hui est immense ! Nous avons grand besoin de retrouver le sens du mystère que vos liturgies gardent vivant. »
Cette remarque, pleine de bon sens et de lucidité, a été interprétée par beaucoup comme une critique douce mais bien réelle de l’appauvrissement liturgique en Occident.
Ajoutons à cela un fait peu médiatisé mais pourtant significatif : alors qu’il était encore cardinal et évêque de Chiclayo au Pérou, Mgr Prevost n’a jamais restreint l’application de Summorum Pontificum dans son diocèse. Des sources crédibles indiquent même qu’il célébrait la messe traditionnelle dans sa chapelle privée — ce qui en dit long sur sa sensibilité liturgique.
Le cardinal Burke, lui, n’est pas un inconnu pour ceux qui suivent les batailles pour la défense de la foi. Né le 30 juin 1948 dans le Wisconsin, il fut ordonné prêtre en 1975 par Paul VI. Jean-Paul II le nomma évêque de La Crosse en 1994, où il fonda le sanctuaire marial de Notre-Dame de Guadalupe. En 2003, il devint archevêque de Saint-Louis, et se fit connaître pour avoir refusé la communion aux politiciens se disant catholiques tout en soutenant publiquement l’avortement.
Homme de loi et de prière, fidèle au magistère et à la tradition, il fut nommé à la tête du Tribunal Suprême de la Signature apostolique par Benoît XVI, qui le créa cardinal en 2010. Mais avec le pontificat suivant, son influence s’effaça. En 2014, il fut écarté de son poste et nommé à un rôle plus symbolique auprès de l’Ordre de Malte, qu’il occupa jusqu’en 2023. Il fit partie des quatre cardinaux à avoir soumis les dubia en 2016, demandant des éclaircissements sur l’exhortation Amoris Laetitia.
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