Il faut parfois se résoudre à remettre les pendules à l’heure, surtout quand certains hommes d’Église, jadis respectés, s’érigent aujourd’hui en accusateurs de l’Église elle-même, au point d’en rejeter les fondements visibles. Mgr Carlo Maria Vigano, archevêque en rupture de communion avec Rome, a récemment multiplié les déclarations aussi fracassantes qu’erronées, s’en prenant frontalement à la légitimité du conclave à venir, au pape François, et même à l’ensemble du Collège des cardinaux.
Son principal grief ? Que les cardinaux nommés par le pape François, 108 sur 136 électeurs seraient “faux” car issus, selon lui, d’un pontificat usurpé. En d’autres termes, selon Vigano, un conclave composé de ces cardinaux ne pourrait pas élire validement un pape. Ces propos sont aussi graves que totalement infondés.
D’abord, il faut rappeler que la légitimité d’un pontife ne repose pas sur l’approbation subjective d’un ancien nonce, mais sur l’acceptation pacifique et universelle de son élection par l’Église. François a été élu selon les normes canoniques prévues par l’Église, dans le cadre défini par Universi Dominici Gregis, texte fondamental rédigé sous Jean-Paul II et confirmé par Benoît XVI dans Normas Nonnullas. Aucun document officiel de l’Église ne remet en cause sa légitimité. Ceux qui persistent à parler “d’usurpation” agissent donc en dehors de la communion ecclésiale.
La dénonciation du nombre d’électeurs, 136 au lieu de 120, relève également d’un faux problème. Le chiffre de 120 est une limite recommandée, non absolue. Il a déjà été dépassé par le passé sans que cela ne remette en question la validité d’un conclave. L’autorité pontificale garde toute liberté pour nommer qui elle veut au Collège cardinalice, et nul ne peut juger ce choix selon ses humeurs personnelles.
Quant aux accusations portées contre le cardinal Farrell ou Mgr Pena Parra, elles relèvent plus de l’insinuation que d’une enquête sérieuse. Vigano laisse entendre qu’un conclave serait manipulé par chantage et corruption. Ces propos rappellent plus les logiques complotistes que le langage d’un prélat fidèle à Rome. Accuser sans preuve, jeter l’opprobre sur des hommes sans procès canonique, c’est trahir l’Église autant que semer la division.
Mgr Vigano se présente comme victime d’une excommunication injuste, rendue selon lui par “un tribunal illégitime” et sur ordre d’un “pape illégitime”. Pourtant, les motifs de cette excommunication sont clairs : rupture manifeste de la communion avec le Saint-Père et rejet public de l’autorité pontificale. Il ne s’agit pas d’un désaccord mineur, mais d’un schisme manifeste, que l’Église a constaté selon les règles en vigueur. Se poser en martyr après avoir volontairement quitté l’Église visible du Christ, c’est jouer les Cassandres tout en refusant de regarder sa propre désobéissance.
Il ajoute, avec un ton de revanche personnelle, que le pape François l’a chassé de son logement au Vatican, retiré ses papiers et même exclu de la maison des anciens nonces. Ce n’est pas un argument théologique, mais un règlement de comptes personnel, mêlant ressentiment et orgueil blessé. Qu’on ne s’y trompe pas : la colère de Vigano n’est pas celle d’un saint, mais celle d’un homme qui n’accepte plus de se soumettre et souhaite vivre en homme libre émancipé des lois de l’Église.
Même la lettre de soutien du professeur Seifert, ancien proche de Jean-Paul II, ne change rien à l’affaire. Ce philosophe a, lui aussi, été écarté d’organismes pontificaux après avoir exprimé des critiques contre le pape. Il n’est donc pas une autorité doctrinale. Le fait qu’il propose aujourd’hui d’interdire deux tiers des cardinaux d’entrer au conclave est non seulement irrecevable mais aussi grotesque sur le plan canonique.
Finalement, cette rhétorique, où le vocabulaire de l’usurpation côtoie celui du complot, où l’on mélange griefs personnels et accusations doctrinales, relève davantage du schisme larvé que d’une critique constructive. Le vrai danger n’est pas un conclave composé de cardinaux nommés par un pape légitime, mais le climat de suspicion entretenu par ceux qui refusent l’unité de l’Église et préfèrent leur vision privée à l’ordre visible voulu par le Christ.
Ce n’est pas en jetant le discrédit sur l’Église que l’on la sert. Et ce n’est pas en opposant un “vrai” catholicisme à celui de l’Église hiérarchique que l’on reste fidèle au Christ. Le prochain conclave, quel qu’il soit, se déroulera sous la conduite de l’Esprit Saint, comme toujours. Ceux qui s’y opposent au nom d’un purisme idéologique s’éloignent en réalité de l’Obéissance, de l’Unité, et donc de la Vérité.





















@Napo Accuser un faux pape, ce n’est pas trahir l’Église.
Quand on dénonce une imposture au sommet de l’Église, ce n’est pas une rébellion, surtout si c’est fait pour défendre la vraie foi. Mgr Viganò n’a pas quitté l’Église. Il dit simplement que quelqu’un occupe une place qu’il n’aurait jamais dû avoir. Et il le fait par devoir, comme saint Paul l’a fait face à saint Pierre (cf. Galates 2,11).
1. Une élection invalide reste invalide, même si tout le monde l’accepte.
Ce n’est pas parce que la majorité des gens suivent un homme qu’il devient pape pour autant. Si Benoît XVI n’a pas vraiment démissionné comme le droit canon l’exige (Canon 332 §2), alors son successeur ne peut pas être légitime. Tant qu’un pape vivant n’a pas cédé sa charge de manière claire et valide, aucun nouveau conclave ne peut être fondé.
2. La limite des 120 cardinaux n’est pas juste symbolique.
Jean-Paul II avait fixé cette règle pour éviter des abus. Même si elle n’est pas divine, elle doit être respectée. Or, ce chiffre a été dépassé… par quelqu’un dont la légitimité est déjà douteuse. Résultat : tout cela sent fortement l’irrégularité.
3. Les alertes de Mgr Viganò sont sérieuses.
Ce qu’il dit ne sort pas de son chapeau. D’autres l’ont confirmé, documents à l’appui. Traiter tout ça de “complotisme”, sans creuser ni vérifier, c’est simplement refuser de voir la réalité. Et le Catéchisme (CEC 675-677) nous avertit clairement : dans les derniers temps, il y aura une fausse Église qui trompera les fidèles.
4. Le professeur Seifert n’est pas n’importe qui.
C’est un grand philosophe catholique, proche de Jean-Paul II, fidèle à la tradition. Le traiter comme un illuminé parce qu’il critique “Amoris Laetitia” ou les erreurs actuelles, c’est refuser d’écouter ceux qui ont encore du bon sens et de la foi.
5. Le Saint-Esprit ne valide pas les magouilles.
Dire que l’Esprit Saint guide automatiquement chaque conclave, c’est oublier que Dieu respecte notre liberté. Les électeurs peuvent très bien se tromper, subir des pressions, ou agir par intérêt. Même Judas avait été “choisi”, et pourtant…
Bravo Eric!!! La vérité connue déplait à toutes ces âmes damnées…. il faut les comprendre: ils ont commis le péché contre l’Esprit et savent pertinemment le prix qu’ils vont devoir payer!!
Je suis d’accord avec vous, Florent. Je crois que Napo n’a pas grand-chose d’intéressant à dire, c’est du pipo: il ferait bien de se taire sur un sujet aussi grave. Sans compter son insolence.
Encore plus de larmes, quand on est un comploplo de bas étage, il ne faut pas se plaindre de faire face à la Vérité, comme le Seigneur le dit, celle-ci est tranchante comme une épée. On en peut passer son temps à calomnier, diffamer comme le fait Vigano, il en devient complètement zinzin à force, ou à insulter l’Église, comme vous.
Pourriez-vous expliquer en quoi les accusations du professeur Seifert sont grotesques. Ses arguments semblent solides lorsqu’il cite les décrets pontificaux des papes Paul IV et saint Pie V…
« Même la lettre de soutien du professeur Seifert, ancien proche de Jean-Paul II, ne change rien à l’affaire. Ce philosophe a, lui aussi, été écarté d’organismes pontificaux après avoir exprimé des critiques contre le pape. Il n’est donc pas une autorité doctrinale. Le fait qu’il propose aujourd’hui d’interdire deux tiers des cardinaux d’entrer au conclave est non seulement irrecevable mais aussi grotesque sur le plan canonique. »
en réalité Napo n’existe pas en tant qu’être humain! C’est un PERROQUET au service du Très Bas!!! LOL!!!!