Les prétendues visions et révélations contenues dans les écrits de Maria Valtorta ne peuvent être considérées comme surnaturelles. Elles doivent plutôt être comprises comme des formes littéraires utilisées par l’auteure pour raconter, à sa manière, la vie de Jésus-Christ. C’est ce qu’a réaffirmé le Dicastère pour la Doctrine de la Foi dans un communiqué publié le 22 février dernier. Maria Valtorta, une écrivaine italienne née en 1897 et décédée en 1961, est principalement connue pour son œuvre monumentale, Le Poème de l’Homme-Dieu. Dans cet ouvrage, elle décrit avec une grande précision la vie de Jésus, ses enseignements et ses miracles, affirmant s’appuyer sur des visions et des voix intérieures qu’elle aurait reçues.
Le Saint-Siège reçoit fréquemment des demandes de la part du clergé et des laïcs pour une clarification de la position de l’Église sur les écrits de Maria Valtorta, comme son œuvre, Il poema dell’Uomo Dio (Le poème de l’Homme-Dieu), maintenant connu sous le titre L’Evangelo come mi è stato rivelato (L’Évangile qui m’a été révélé), et d’autres publications.
Il convient de rappeler que de prétendues « visions », « révélations » et « messages » contenus dans les écrits de Maria Valtorta ou, en tout cas, attribués à ne peuvent être considérées comme ayant une origine surnaturelle. Au contraire, ils devraient être considérées simplement comme des formes littéraires que l’auteur a utilisées pour raconter la vie de Jésus-Christ à sa manière.
Dans sa longue tradition, l’Église n’accepte pas comme normatif l’apocryphe Évangiles et autres textes similaires puisqu’il ne les reconnaît pas comme divinement Inspiré. Au contraire, l’Église se réfère à la lecture sûre de l’inspiré Évangiles.
Née à Caserte, Maria Valtorta a passé la majeure partie de sa vie à Viareggio, clouée au lit pendant de longues années en raison d’une grave maladie. C’est durant cette période de souffrance qu’elle aurait commencé à écrire, obéissant, selon elle, à un ordre divin. Entre 1943 et 1947, elle a rédigé des milliers de pages détaillant la vie du Christ, avec une abondance de détails frappants et de précisions historiques.
Son œuvre, Le Poème de l’Homme-Dieu, publiée plus tard en Italie sous le titre L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, n’a jamais reçu l’approbation officielle de l’Église. Bien au contraire, le 16 décembre 1959, les quatre tomes de l’ouvrage ont été inscrits à l’Index des livres interdits. Le 6 janvier 1960, L’Osservatore Romano, le journal du Vatican, publiait en première page un article anonyme intitulé La vie de Jésus maladroitement romancée. Ce texte critiquait sévèrement le livre de Valtorta et expliquait que son inscription à l’Index s’appuyait sur le canon 1385 du Code de droit canonique de 1917, qui exigeait l’obtention de l’imprimatur ecclésiastique avant toute publication.
Bien que l’Index des livres interdits ait été aboli par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le 15 juin 1966, la mise en garde contre les écrits de Valtorta reste d’actualité. En 1985, le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation, avait adressé une lettre au cardinal Giuseppe Siri de Gênes pour rappeler que la condamnation de 1959 ne devait pas être prise à la légère. Il soulignait que l’œuvre de Valtorta « romance maladroitement la vie de Jésus » et déconseillait sa lecture, afin d’éviter « les dommages qu’elle pourrait causer aux fidèles les plus naïfs ».
Le communiqué rappelle également une tradition bien établie de l’Église :
« Dans sa longue histoire, l’Église n’a jamais accepté les évangiles apocryphes ou d’autres textes similaires comme normatifs, car elle ne reconnaît pas en eux une inspiration divine. Elle invite plutôt les fidèles à se tourner vers la lecture sûre des Évangiles inspirés. »
Ainsi, tout en reconnaissant la piété et la dévotion qui ont pu inspirer Maria Valtorta, l’Église maintient une position de prudence, guidant les fidèles vers les sources authentiques de la Révélation.






Les révélations de Maria Valtorta sont sans doute issues d’un imaginaire foisonnant. Je ne me fie pas à l’avis de St Dicastère, mais plutôt à de grandes figures de sainteté telles que celle de Padre Pio, Mère Thérésa et bien d’autres encore pour qui « l’Evangile tel qu’il m’a été révélé » a été une grande source d’inspiration. Quant à Benoît XVI, frileux aux début, il ne tarda pas à changer d’avis découvrant l’historique du dossier, et dans la dernière année de son pontificat, béatifia deux défenseurs affichés de Maria Valtorta.
Si cette oeuvre n’est pas d’origine surnaturelle, alors incontestablement elle est d’origine Divine. Comment comprendre la narration de la vie de Jésus avec autant de précisions validés par des experts. Malade et alitée autour de la vingtaine, où aurait-elle pu découvrir autant de détails ?
« Bien heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu ! »