Nelson Monfort, célèbre journaliste sportif de France Télévisions, a récemment pris position sur la situation des croyants en France, exprimant des préoccupations profondes sur le traitement réservé aux catholiques et aux autres pratiquants. Invité dans l’émission Le Figaro La Nuit ce mercredi, Monfort a abordé un thème rarement discuté dans les médias : la perception biaisée de la laïcité et la discrimination dont font l’objet les croyants.
La laïcité : un mot « galvaudé » et mal interprété
Dès le début de son intervention, Monfort n’a pas caché son malaise avec la notion de laïcité telle qu’elle est aujourd’hui comprise en France. Pour lui, ce concept, autrefois destiné à protéger les libertés religieuses, s’est transformé en un prétexte pour restreindre l’expression de la foi dans l’espace public. Monfort a expliqué :
« La laïcité, c’est un mot qui a été tellement mis à toutes les sauces, galvaudé, que vraiment j’ai du mal. »
En tant que protestant, le journaliste se sent particulièrement à l’aise pour défendre les droits des pratiquants, quelle que soit leur confession. Il a rappelé qu’il est fondamental de respecter le choix des familles qui souhaitent offrir à leurs enfants une éducation en accord avec leurs convictions religieuses, qu’elle soit publique ou privée. « On a le droit d’être croyant, on a le droit d’envoyer ses enfants où ils souhaitent aller ou où on souhaite qu’ils aillent », a-t-il affirmé, dénonçant ainsi la tendance actuelle à remettre en question ces libertés fondamentales.
Une hostilité marquée envers le christianisme
Lorsque la question de la discrimination religieuse a été posée, Monfort n’a pas hésité à exprimer son inquiétude face à l’hostilité dont fait particulièrement l’objet le christianisme en France. Selon lui, les croyants – et en particulier les catholiques – sont fréquemment stigmatisés, voire accusés d’être associés à des idéologies extrêmes. « Aujourd’hui, affirmer sa foi est presque coupable, c’est fou quoi ! » s’est-il exclamé, évoquant un climat dans lequel assumer publiquement ses convictions chrétiennes est devenu un acte risqué.
Ce constat est d’autant plus frappant pour Monfort qu’il s’applique à lui-même, bien qu’il soit issu d’une autre confession. « Je suis d’autant plus à l’aise de vous le dire que ce n’est pas mon cas. Mais si vous faites partie d’une famille très catholique, on vous traite de fasciste », a-t-il déploré. Il a ajouté qu’il trouvait cette situation « insupportable », en soulignant l’absurdité de ces amalgames dans une société qui se revendique tolérante.
La foi en France : un sujet tabou ?
La réflexion de Monfort révèle une fracture croissante en France : alors que la liberté de culte est un droit fondamental inscrit dans la Constitution, les croyants se sentent de plus en plus contraints de cacher leur foi. Ce malaise touche autant les pratiquants catholiques que les membres d’autres religions, et témoigne d’une sécularisation forcenée qui cherche à marginaliser toute expression de foi.
Le journaliste sportif termine son intervention en espérant que cette situation puisse évoluer. Dans un contexte de laïcité mal comprise et d’intolérance accrue envers le christianisme, ses propos mettent en lumière le besoin urgent de redéfinir le respect des libertés religieuses en France, en revenant à une vision équilibrée de la laïcité, véritablement protectrice de toutes les croyances.






