À Mittagong, en Nouvelle-Galles du Sud, l'école primaire catholique Saint-Michel, qui possède plus de 120 ans d'histoire, doit fermer ses portes en 2029. C'est Mgr Brian Mascord, évêque de Wollongong, qui a annoncé cette décision le 29 octobre 2026. Mais les familles ne comptent pas laisser disparaître leur établissement sans réagir : en seulement trois jours, une pétition a déjà recueilli plus de 1 600 signatures !
Dans une lettre adressée aux 190 familles concernées, l'évêque explique que l'école Saint-Michel de Mittagong sera regroupée avec l'école catholique Saint-Thomas-d'Aquin de Bowral, une commune voisine. Les deux établissements formeront une nouvelle école baptisée Corpus Christi Catholic Parish Primary School, qui ouvrira au début de l'année scolaire australienne 2029. Mais cette nouvelle structure sera installée sur le site de Bowral, ce qui signifie que l'école historique de Mittagong cessera d'accueillir les élèves.
Et c'est justement ce qui provoque la colère des parents ! Michelle Hinton, ancienne élève de Saint-Michel, raconte avoir fondu en larmes lorsqu'elle a découvert la lettre de l'évêque. Plusieurs familles se disent profondément blessées et affirment ne pas avoir été consultées avant cette décision. Pour elles, il ne s'agit pas simplement de transférer des élèves dans un autre bâtiment. C'est aussi tout un héritage catholique, des souvenirs familiaux et une communauté paroissiale qui risquent de disparaître de leur village.
Kathryn Dovey, également ancienne élève de Saint-Michel, a donc lancé une pétition pour demander le réexamen de cette fermeture. Elle explique avoir fréquenté cet établissement il y a trente ans et avoir choisi d'y inscrire ses propres enfants. Son fils aîné est actuellement scolarisé sur place, tandis que ses deux autres enfants devaient y entrer dans les prochaines années. Comme d'autres parents, elle s'interroge sur les raisons de cette décision, d'autant que l'école lui semblait encore bien vivante.
De son côté, le diocèse de Wollongong affirme que cette réorganisation est nécessaire. Selon ses responsables, la baisse des inscriptions, les évolutions démographiques et les perspectives financières à long terme rendent préférable le regroupement des deux écoles. Mgr Brian Mascord assure vouloir préserver la qualité de l'enseignement catholique dans la région. Le diocèse promet également une place à tous les élèves concernés et annonce une période de transition de deux ans, en 2027 et 2028, pour préparer la nouvelle école.
Mais les familles réclament davantage de transparence ! Elles souhaitent connaître les données qui ont conduit à cette décision, examiner d'autres solutions et comprendre ce qui deviendra le site de Saint-Michel après 2029. Le diocèse assure qu'aucune décision n'a encore été prise concernant l'avenir des bâtiments. Les représentants des enseignants ont également exprimé leur inquiétude, même si les responsables diocésains affirment vouloir préserver les emplois autant que possible.
Voilà donc une affaire où deux préoccupations se rencontrent : d'un côté, la nécessité pour un diocèse de garantir la viabilité de ses établissements ; de l'autre, l'attachement des familles à une école catholique qui fait partie de leur histoire depuis plusieurs générations. Les parents espèrent désormais obtenir une révision de la décision avant qu'il ne soit trop tard.
Source : ABC News Australia




Conversation des fidèles
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