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Exclu : Jeff Panacloc s’attaque au pape Léon XIV avec des insinuations sur la pédophilie

Exclu : Jeff Panacloc s’attaque au pape Léon XIV avec des insinuations sur la pédophilie

Jeff Panacloc vient de lancer sa nouvelle émission sur YouTube et, dès le premier numéro, il n’a rien trouvé de mieux que de s’en prendre au pape Léon XIV et à l’Église catholique. Insinuations sur la pédophilie, plaisanteries sexuelles, insultes et questions historiques choisies pour ridiculiser la papauté, nous avons droit à toutes les vieilles ficelles de l’anticléricalisme français. Une manière bien facile de montrer patte blanche auprès du monde médiatique, dans une société où taper sur les catholiques permet encore de faire rire sans prendre beaucoup de risques.

Le 10 octobre 2026, Jeff Panacloc a publié le premier numéro de sa nouvelle émission intitulée PROUT, avec sa marionnette Jean-Marc. Pour cette première, le titre annonce déjà la couleur : « Céline Dion, le Pape et un gros bordel ». L’humoriste revient notamment sur le récent voyage du pape Léon XIV en France, mais plutôt que de proposer une véritable satire, il va multiplier les insinuations douteuses et les plaisanteries vulgaires qui deviennent d’ailleurs très gênantes contre le Saint-Père et l’Église catholique. Et franchement, lorsque nous regardons cette séquence, nous comprenons assez rapidement que le but n’est pas de faire réfléchir, mais de faire rire sur le dos des catholiques en ressortant les mêmes clichés que nous entendons depuis des décennies.

Il faut dire que la méthode est particulièrement confortable. Jeff Panacloc possède une marionnette volontairement grossière, Jean-Marc, qui peut dire à peu près n’importe quoi pendant que son ventriloque joue le rôle de celui qui s’indigne. Cela permet de faire passer des insultes, des sous-entendus sexuels ou des accusations déguisées tout en prétendant ensuite qu’il ne s’agissait que d’une plaisanterie. Sauf que Jean-Marc n’est pas une personne indépendante, il ne prépare pas ses propres textes et ne décide pas lui-même de s’attaquer au pape. Derrière la marionnette, il y a Jeff Panacloc, et les paroles prononcées font bien partie de son spectacle.

Des insinuations sur la pédophilie dès les premières secondes

Dès que Jeff Panacloc aborde la venue du pape Léon XIV en France, sa marionnette Jean-Marc commence à faire des insinuations particulièrement sordides. Il évoque d’abord Emmanuel Moire, le chanteur de la comédie musicale Le Roi Soleil, en détournant sa chanson « Être à la hauteur » pour parler d’être « à la hauteur de tous les petits enfants ». Le sous-entendu est assez évident : il s’agit de faire une allusion à la pédophilie en associant le pape aux enfants.

D’ailleurs, Panacloc réagit immédiatement : « Non, non, non ! Alors déjà, j’adore Manu et je n’accepterai pas ce genre d’insinuation. » Et Jean-Marc de répondre : « Je n’insinue rien, hein ! » Avant de poursuivre tranquillement : « Léon XIV, il préfère le Roi Soleil au petit Jésus, mais ça, je n’ai aucune preuve. » Voilà donc comment commence cette séquence consacrée au Saint-Père. On détourne une chanson d’Emmanuel Moire, on y ajoute une référence aux petits enfants, puis on fait semblant de ne pas comprendre pourquoi cela pourrait poser problème. Si Panacloc lui-même parle immédiatement d’insinuation, c’est bien que le spectateur est censé comprendre le sous-entendu. Et lorsque Jean-Marc ajoute qu’il n’a « aucune preuve », cela renforce justement cette plaisanterie qui consiste à laisser planer un soupçon sans jamais avoir à le formuler clairement.

Puis, lorsque l’humoriste annonce un petit test sur la religion, sa marionnette repart sur une nouvelle allusion à des tests au Vatican, provoquant cette réaction : « Oh putain, on va avoir des problèmes. » Depuis quand se moquer du pape, des prêtres et de l’Église catholique représente-t-il un acte de courage dans le divertissement français ? Jeff Panacloc exploite ici les clichés les plus faciles sur les abus sexuels dans le clergé, sans apporter le moindre fait mettant personnellement en cause Léon XIV.

« Un réseau de merde » : voilà comment Jeff Panacloc parle de l’Église catholique

Mais l’émission ne s’arrête pas à ces insinuations. Jeff Panacloc décide ensuite d’organiser un petit jeu avec sa marionnette autour de l’histoire des papes. Lorsque Jean-Marc apprend qu’il s’agit d’un test sur la religion, sa première réaction est de répondre : « Oh là là, ça va être chiant. » Voilà donc comment on présente déjà le sujet aux spectateurs. Parler de religion serait forcément ennuyeux, et il faudrait donc trouver quelques histoires suffisamment grotesques pour rendre la chose amusante.

Le jeu s’intitule « Pape ou pas pape », et la première question porte sur un souverain pontife qui aurait été élu alors qu’il avait environ vingt ans. Une anecdote qui renvoie à l’histoire du pape Benoît IX, dont la jeunesse lors de son accession au pontificat est bien connue. Panacloc explique alors qu’à cet âge, le jeune pape dirigeait déjà l’Église catholique, contrairement à sa marionnette. Et Jean-Marc répond : « Ouais, dans les deux cas, il y a un réseau de merde. » Il compare ainsi le réseau téléphonique évoqué dans la plaisanterie avec l’Église catholique elle-même.

Deux mille ans d’histoire, des millions de fidèles, des saints, des martyrs, des missionnaires, des religieux et des religieuses qui consacrent leur existence au service de Dieu et du prochain, et tout cela devient un « réseau de merde » pour amuser quelques spectateurs. Je me demande d’ailleurs ce que peuvent penser les catholiques qui apprécient Jeff Panacloc, qui payent pour assister à ses spectacles ou qui suivent ses émissions.

La suite du jeu est tout aussi révélatrice. Jeff Panacloc interroge sa marionnette sur un pape qui possédait un éléphant blanc, puis sur le procès du cadavre du pape Formose, organisé en 897. Ces deux anecdotes sont historiquement fondées. Léon X possédait effectivement un éléphant nommé Hanno, et le cadavre de Formose fut réellement exhumé pour être jugé sous le pontificat d’Étienne VI. Nous ne contestons donc pas la réalité de ces événements, mais plutôt la manière dont ils sont sélectionnés et utilisés dans cette émission.

Car regardons un peu les trois questions proposées : un pape élu très jeune, un pape qui possède un éléphant et un pape qui fait juger le cadavre de son prédécesseur. Nous aurions difficilement pu trouver une meilleure sélection pour présenter la papauté comme une institution peuplée de personnages complètement ridicules. D’ailleurs, lorsque Jean-Marc découvre l’histoire du procès de Formose, il réagit avec stupéfaction devant le comportement des papes concernés. Et c’est précisément ce que produit ce petit jeu : il donne au spectateur l’image d’une Église absurde, dirigée par des hommes dont les décisions seraient tellement extravagantes qu’il faudrait être complètement débile pour appartenir encore à cette religion. Pourquoi ne pas évoquer saint Grégoire le Grand, saint Léon le Grand, saint Pie V ou saint Jean-Paul II ? Pourquoi ne pas parler des papes qui ont défendu la foi, soutenu les pauvres, encouragé les missions ou résisté aux persécutions ? Pourquoi ne retenir que des épisodes destinés à provoquer les moqueries ? Parce que le but de cette séquence n’est manifestement pas de présenter sérieusement l’histoire de la papauté. Il s’agit de trouver des anecdotes qui permettent de faire rire aux dépens de l’Église.

Taper sur l’Église pour montrer patte blanche auprès du monde médiatique

C’est finalement ce qui me frappe le plus dans cette émission. Jeff Panacloc est un humoriste connu, qui possède un talent de ventriloque et qui a réussi à construire une carrière importante. Mais malgré cela, le voilà qui ressort les vieilles plaisanteries anticléricales pour lancer son nouveau programme sur YouTube. Comme si que pour continuer à exister dans le monde du spectacle, il fallait régulièrement prouver que l’on appartient bien au camp de ceux qui se moquent de l’Église et des catholiques. Car nous connaissons ce fonctionnement. Dans une partie du monde médiatique français, il est devenu particulièrement confortable de s’attaquer à la religion catholique. Cela permet de se donner une image moderne, irrévérencieuse et prétendument courageuse, sans véritablement sortir des opinions dominantes du milieu. Il suffit de ridiculiser un pape, de ressortir quelques plaisanteries sur les prêtres ou de présenter les croyants comme des imbéciles pour espérer provoquer les rires. Et plus la provocation est vulgaire, plus elle donne l’impression d’être audacieuse, alors qu’elle ne fait finalement que répéter ce que nous entendons depuis des centaines d’années.

Je ne prétends pas savoir si Jeff Panacloc a volontairement choisi ces plaisanteries pour entretenir sa visibilité médiatique ou satisfaire les attentes du monde du spectacle. Mais il faut reconnaître que le procédé s’y prête parfaitement. On lance une nouvelle émission, on place le pape dans le titre, on balance quelques sous-entendus scandaleux, on insulte l’Église et on obtient une séquence susceptible de faire réagir. Ceux qui apprécient cet humour rigolent, les catholiques protestent, et tout cela contribue à faire parler du programme. Finalement, même l’indignation devient une manière supplémentaire d’alimenter la visibilité de l’émission.

L’Église n’a pas attendu Jeff Panacloc pour connaître des ennemis

La venue du pape Léon XIV en France aurait pourtant pu être l’occasion d’aborder des sujets autrement plus intéressants. Le Saint-Père est venu parler de la foi, de la dignité humaine, de la famille et des grandes questions morales auxquelles notre pays est confronté. Il a rencontré des fidèles venus parfois de très loin, et il a rappelé des vérités que notre société préfère oublier. Mais de tout cela, Jeff Panacloc semble surtout avoir retenu qu’il pouvait faire rire en évoquant des sous-entendus sexuels et quelques épisodes scandaleux de l’histoire de la papauté.

Je rappelle également que nous, catholiques, ne sommes pas obligés d’accepter les insultes sous prétexte qu’elles sont prononcées par un humoriste. Nous avons parfaitement le droit de répondre, de critiquer son émission et de défendre l’honneur de notre Église. Ce qui est certain, c’est que l’Église catholique a traversé des épreuves autrement plus graves que les plaisanteries de Jean-Marc. Elle a connu des persécutions, des guerres, des hérésies, des scandales et pourtant, elle est toujours là, deux mille ans après sa fondation par Notre Seigneur Jésus-Christ. Et pendant que certains humoristes cherchent à faire rire en ridiculisant la papauté, des millions de catholiques continuent de vivre leur foi, de transmettre le catéchisme à leurs enfants, de recevoir les sacrements et de prier pour l’Église.

Conversation des fidèles

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