Voilà une déclaration qui devrait faire réfléchir ceux qui défendent aujourd'hui la légalisation de l'euthanasie en France ! Philippe Couillard, ancien Premier ministre du Québec, était à la tête du gouvernement lorsque la province canadienne a adopté sa première loi sur l'aide médicale à mourir, en 2014. Douze ans plus tard, il s'inquiète ouvertement de l'élargissement de cette pratique.
Dans un entretien accordé à Radio-Canada, cet ancien neurochirurgien explique que la loi devait initialement concerner des personnes atteintes de maladies terminales, proches de la mort. Mais les critères ont progressivement évolué, permettant désormais à certaines personnes qui ne sont pas en fin de vie d'accéder à l'euthanasie. Le Québec autorise également, depuis 2024, les demandes anticipées pour certaines maladies comme Alzheimer.
Philippe Couillard reconnaît que les opposants à l'euthanasie l'avaient averti de cette évolution. Ils lui avaient expliqué qu'une fois la porte ouverte, les conditions ne cesseraient de s'élargir. Aujourd'hui, il constate que leurs mises en garde se sont réalisées et affirme ne pas être certain qu'il voterait de nouveau cette loi.
En 2024, le Canada a enregistré 16 499 décès par aide médicale à mourir. Et désormais, même ceux qui ont participé à la légalisation commencent à s'interroger sur les conséquences de son extension. Attention toutefois, Philippe Couillard ne réclame pas encore l'abolition de l'euthanasie et continue de défendre la décision initiale de 2014.
Pour nous, catholiques, la dignité d'une vie humaine ne dépend ni de son âge, ni de sa maladie, ni de sa souffrance. Notre devoir est d'accompagner ceux qui souffrent, de leur apporter des soins et de ne jamais les abandonner.
Et pendant que la France débat de sa propre législation sur la fin de vie, nous ferions bien de regarder attentivement ce qui se passe au Canada !
Source : OSV News





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