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 » La Bible m’a rendue catholique  » : le témoignage de Sara, ex-Témoin de Jéhovah

Napo De Kergorre Par Napo De Kergorre
08/09/2025
dans RELIGION, CULTURE
Temps de lecture : 6 minutes
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" La Bible m’a rendue catholique " : le témoignage de Sara, ex-Témoin de Jéhovah

" La Bible m’a rendue catholique " : le témoignage de Sara, ex-Témoin de Jéhovah

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Il y a des parcours où la Providence conduit par des chemins rudes. Sara Penim en est un exemple. Née et élevée au sein des Témoins de Jéhovah, avec une mère devenue la première adepte de sa ville, elle a grandi dans un climat de prosélytisme intense : lecture précoce, prises de parole en public, visites dominicales de porte en porte, « école du ministère théocratique » dès qu’on sait lire. Très jeune, elle tenait déjà un « rapport » mensuel d’efficacité missionnaire : heures d’activité, revues distribuées, visites effectuées. À quatorze ans, baptême et passage au rang de « pionnière auxiliaire », premier degré d’un parcours qui exige, selon les niveaux, des dizaines d’heures mensuelles de prédication, jusqu’au « pionnier spécial » soutenu financièrement par l’organisation.

Ce conditionnement a un prix humain. L’adolescence de Sara fut marquée par l’isolement, le harcèlement scolaire, les règles vestimentaires strictes, l’interdiction des fêtes et anniversaires, l’obsession de l’Armageddon. Elle a ensuite servi sur des « territoires » lointains, persuadée d’aider des populations très pauvres en leur apportant la doctrine. C’est là qu’elle a rencontré, pour la première fois, une catholique fervente dont la prière à la Sainte Vierge l’a troublée. Cette jeune femme lisait le « Salve Regina » en pleurant. Sara, alors sûre d’elle, répétait que « prier Marie, c’est adorer ». Pourtant, cette scène est restée gravée.

Au cœur du système, l’anticatholicisme est structurel. Les publications internes identifient la « Babylone la grande » à l’Église catholique et représentent la destruction de nos églises. Aux yeux de Sara, il valait encore mieux « sortir dans le monde » que devenir catholique. On y inculque que le salut ne se trouve que « dans l’organisation » le jour de l’Armageddon, le « collège central » fixant doctrine et discipline. Contester ce collège, c’est être « apostat ». La « désassociation » (exclusion) fonctionne par commissions judiciaires de trois « anciens » devant lesquels on confesse en détail ses fautes, puis l’annonce publique du nom : dès lors, même la mère ne doit plus parler à l’exclu. Pendant des années, on invoquait un verset de saint Paul pour interdire jusqu’au simple bonjour. Récemment, un « ajustement » a autorisé le salut… sans pour autant restaurer l’amitié. Le cœur de la pratique reste le même : la coupure.

Autre pierre d’achoppement mortelle : l’interdiction des transfusions sanguines. Sara raconte le drame d’une jeune de 18 ans, atteinte d’anémie falciforme, décédée faute de transfusion. Les parents n’ont jamais surmonté cette perte. Or l’Écriture évoque l’interdit d’« ingérer » le sang (symbolique de la vie) mais n’assimile pas cela à une transfusion ; et dans des cas de survie, mêmes les prescriptions rituelles cédaient, la vie primant sur le symbole. Ici encore, la lettre instrumentalisée écrase la personne.

Vient ensuite la question doctrinale. Les Témoins de Jéhovah nient la Sainte Trinité : Dieu aurait « créé » Jésus, qui serait une créature coopérant ensuite à la création, et « l’Esprit Saint » ne serait qu’une force impersonnelle. Pour soutenir cela, leur « Traduction du monde nouveau » altère des passages clés. Dans Jean 1,1, le Verbe devient « un dieu ». Dans Jean 8,58, là où le Christ proclame : « Avant qu’Abraham fût, JE SUIS », ils réduisent la formule au banal « j’existais déjà », effaçant la révélation du Nom divin. Sara confesse qu’en découvrant la gravité de ces altérations, elle s’est sentie trahie.

Un autre pan de l’édifice s’est fissuré avec la question des études supérieures. Longtemps découragées au motif que « si la fin est proche », cinq années d’université seraient « du monde ». Or, tout récemment, un bulletin interne a admis qu’en bien des lieux il faut des études pour subvenir à sa famille. Beaucoup, à quarante ans, se retrouvent avec des emplois précaires à cause de ce verrou idéologique désormais « ajusté » sans explication. Pour Sara, cette plasticité opportuniste des « changements doctrinaux » a été un choc supplémentaire.

Comment la porte catholique s’est-elle ouverte ? Par une intervention de grâce au détour d’un événement professionnel à São Paulo. Lors d’une conférence, un intervenant a raconté des faits de sa vie où la main de Dieu s’était manifestée comme des « nœuds » salutaires. Sara bouillonnait intérieurement : « Moi, j’ai prié, et Dieu ne m’a pas protégée ! » Au sortir de la salle, un collègue lui dit une phrase décisive : « Si Dieu t’avait exaucée à ce moment-là, serais-tu sortie de là-bas ? » Ce renversement l’a désarmée. Invitée à tenter la Messe, elle entre à Notre-Dame du Brésil. Avant même de comprendre, elle pleure, saisie par une présence. Un prêtre l’oriente vers l’Opus Dei, où une fidèle lui offre un chapelet et lui apprend à prier. Sara prévient : « Je n’y crois pas ». Réponse : « Fais-le. » Elle récite le Rosaire chaque jour, au début avec ses fiches, sans « ressentir » ni tout saisir. Peu à peu, un désir brûlant de revenir à l’église naît. À chaque Messe, les larmes reviennent.

Vient le temps de demander un prêtre. La Providence la mène au P. Celso, qui la confie à un couple d’anciens Témoins revenus à la foi catholique. Là, elle retrouve Douglas Ribeiro, jadis figure de son milieu d’origine, désormais catéchiste, qui l’accompagne humainement et doctrinalement jusqu’à la Vigile pascale, où elle reçoit le baptême. Elle le dit clairement : on ne sort pas indemne d’un tel système. Il faut une communauté, un accompagnement spirituel, une guérison émotionnelle. Elle-même continue d’étudier le Catéchisme, de se former, et participe à un groupe d’entraide pour ex-Témoins.

Ce témoignage est intervenu au cours d’une émission du professeur Eduardo Faria sur le canal Catolicismo Blindado. Le professeur rappelle aussi, utile repère historique, comment, au XIXᵉ siècle, aux États-Unis, ont surgi mormons, adventistes et Témoins de Jéhovah, dans un climat idéologique (le « destin manifeste ») mêlant attentes millénaristes et certitude d’être la « dernière révélation ». Il souligne que ce mouvement n’est pas d’abord théologique mais sociologique, et qu’un catholique doit savoir répondre aux versets « prêts à l’emploi » qu’on lui oppose.

Au fil de l’émission, des messages de soutien arrivent : contributions de spectateurs, témoignages d’ex-anciens, d’amis d’enfance qui avaient connu Sara en prédication et se réjouissent de sa sortie. Un trait revient : la liberté retrouvée, non pas une liberté sans loi, mais la liberté des enfants de l’Église, où la vérité est confessée sans mutiler l’Écriture, où la miséricorde relève sans couper les liens familiaux, où la vie humaine prime sur des lectures littéralistes mal comprises.

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Ce que Sara a découvert en franchissant le seuil d’une église, avant toute explication, c’est la présence. Puis, en étudiant, l’harmonie de la foi catholique : Jésus vrai Dieu et vrai homme ; l’Esprit Saint, Personne divine ; la communion des saints et la prière du Rosaire ; la confession qui soigne dans le secret ; la Messe où le Sacrifice du Christ se rend présent. Et surtout l’Église, non pas « Babylone », mais Mère qui accueille, soigne, enseigne et conduit.

Que retenir ? D’abord, que l’anticatholicisme appris peut être défait par la clarté de la doctrine et la charité concrète. Ensuite, que les mécanismes sectaires, exclusions familiales, tribunaux internes, manipulations textuelles, écrasent les âmes ; il faut donc offrir des lieux sûrs de réintégration. Enfin, que Dieu sait se servir des « nœuds » de nos vies pour nous délivrer. À ceux qui hésitent encore, une invitation simple : « Viens et vois » ; assiste à la Messe, prie cinquante Ave avec confiance, et laisse la grâce faire son œuvre.

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