En Angleterre, Anita Meston, enseignante chrétienne de 63 ans, poursuit le collège Biddick Academy, à Washington, dans l’agglomération de Sunderland, après la rupture de son contrat en mars 2025. Elle affirme avoir été licenciée pour avoir répondu à des questions d’élèves sur l’avortement et d’autres sujets politiques. Soutenue par Alliance Defending Freedom (ADF), elle invoque notamment une discrimination liée à ses convictions. Le 16 octobre 2026, l’organisation a annoncé que l’audience principale devant le tribunal du travail était fixée du 2 au 4 février 2028.
Photo d’archives : Sunderland Minster, sans lien direct avec Biddick Academy. Crédit : Reading Tom, Wikimedia Commons, CC BY 2.0.
Une discussion pendant un cours d’histoire en mars 2025
Selon le dossier publié par Alliance Defending Freedom International, Anita Meston assurait un cours d’histoire consacré notamment au bombardement de Dresde en 1945, devant une classe de Year 8, lorsque des questions contemporaines ont été soulevées. Les échanges auraient porté sur le conflit israélo-palestinien et sur l’avortement.
Une élève ou un élève lui aurait demandé si elle était favorable à l’avortement. Meston dit avoir répondu brièvement qu’elle était opposée à l’avortement, en reliant cette position à sa foi chrétienne, avant de revenir au sujet de la leçon. ADF indique qu’elle avait aussi répondu à une question sur ses positions concernant Israël. Ces faits sont présentés à partir de la version de l’enseignante et de son organisation de défense.
Un contrat rompu après une plainte
Le lendemain de ce cours, la direction du collège a convoqué Anita Meston à un entretien concernant une plainte relative à ses propos. Selon ADF, il lui aurait été indiqué qu’elle ne pouvait pas exposer ses opinions personnelles devant les élèves et que son contrat allait être rompu. L’enseignante travaillait depuis six mois dans l’établissement en qualité de remplaçante à temps plein. Son contrat aurait été renouvelé la semaine précédente.
Meston conteste cette décision et estime qu’elle était libre de répondre à une question spontanée sans chercher à imposer ses convictions. ADF lui apporte un soutien juridique dans sa procédure devant l’Employment Tribunal. Ces déclarations constituent les arguments d’une partie au litige ; une décision judiciaire sur le fond n’a pas encore été rapportée.
Une audience au tribunal annoncée pour février 2028
Dans un communiqué du 12 octobre 2026, ADF avait rendu publique l’action engagée par l’enseignante et signalé une audience préliminaire prévue le 16 octobre. Quatre jours plus tard, l’organisation a annoncé le calendrier des audiences principales : les 2, 3 et 4 février 2028 au Newcastle Civil & Family Courts and Tribunals Centre.
Le dossier porte sur la rupture de la relation de travail et sur la question de savoir si le traitement réservé à l’enseignante constitue une discrimination. Le compte rendu disponible émane principalement d’ADF, qui représente l’intéressée ; il ne saurait être assimilé aux constatations définitives d’un tribunal. La séquence distincte évoquée par l’émission au sujet d’un stand universitaire à Manchester n’est pas retenue faute d’éléments suffisants pour la documenter dans ce même dossier.
À lire sur : ADF International, communiqué du 16 octobre 2026 ; ADF International, 12 octobre ; Dossier de l’affaire.





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