Dimanche 1er novembre 2026, à Nahariya, des fidèles catholiques maronites ont découvert leur lieu de prière vandalisé. À l'intérieur, plusieurs statues religieuses avaient été brisées, tandis que des images sacrées, dont une représentation de Jésus-Christ sur la croix, avaient été lacérées. Mais le plus surprenant reste cette lettre retrouvée directement sur l'autel, dans laquelle l'auteur des dégradations demande pardon pour ce qu'il vient de faire !
Les faits ont été découverts en fin d'après-midi, vers 17 h 30, lorsqu'une fidèle est entrée dans la chapelle pour préparer la prière prévue à 19 heures. Elle découvre alors les dégâts : des objets religieux détruits, des statues renversées et plusieurs images abîmées. Le lieu, dédié aux saints Pierre et Paul, accueille les membres d'une communauté catholique libanaise installée dans cette ville israélienne. Il s'agit notamment de familles d'anciens membres de l'Armée du Liban sud, qui avaient trouvé refuge en Israël après le retrait de l'armée israélienne du Liban en 2000.
Sur l'autel, une lettre rédigée en anglais avait été abandonnée. Son auteur écrivait notamment : « Je suis vraiment désolé. Je ne sais pas ce qui m'a pris pour faire cela. Pardonnez-moi, s'il vous plaît. » Un message particulièrement étrange compte tenu des destructions commises quelques instants auparavant. Pour le moment, la police israélienne n'a pas identifié publiquement le responsable et ses motivations restent inconnues. Il serait donc prématuré d'affirmer que cet acte a été commis par haine du christianisme.
Interrogé par la presse israélienne, le père Rudy Noura, responsable de cette communauté, a fait part de sa profonde tristesse. Il explique qu'en vingt-six années de présence, les fidèles n'avaient jamais connu un tel événement. Pourtant, malgré la colère et la douleur provoquées par ces destructions, le prêtre a choisi de prononcer des paroles de pardon. Il affirme ne soupçonner personne et considère que l'auteur de ces dégradations est peut-être lui-même une personne profondément blessée, qui a besoin d'être aidée.
De son côté, l'archevêché catholique maronite de Haïfa a publié un communiqué condamnant fermement cette profanation. Les responsables ecclésiastiques rappellent que les lieux de culte doivent pouvoir accueillir les fidèles en toute sécurité et que la liberté religieuse doit être respectée. Ils demandent aux autorités de retrouver le responsable et de prendre les mesures nécessaires pour empêcher que de tels actes se reproduisent. Le diocèse assure également que la communauté continuera de célébrer ses offices malgré les dégradations.
L'Église maronite a tenu à rappeler un principe particulièrement important : les catholiques ne doivent pas répondre à la destruction par la haine. Mais cela ne signifie pas qu'ils renoncent à demander justice ! Le pardon chrétien n'efface pas la gravité de l'acte commis, ni la nécessité d'en identifier l'auteur. Le ministère israélien des Affaires étrangères a également exprimé sa solidarité avec cette communauté chrétienne libanaise.
Cette affaire rappelle combien les communautés catholiques du Proche-Orient demeurent attachées à leurs églises, à leurs traditions et à leur foi. Malgré le choc, les fidèles de Nahariya souhaitent continuer à se réunir pour prier. Prions pour cette communauté et pour que les auteurs de ces dégradations soient retrouvés.
Source : The Jerusalem Post





Conversation des fidèles
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