À Rome, les 23 et 24 octobre, la Pénitencerie apostolique organisait son cinquième séminaire consacré au sacrement de réconciliation. Et le cardinal Angelo De Donatis, Grand Pénitencier, a prononcé une phrase qui devrait tous nous faire réfléchir : « On peut beaucoup pleurer sans se convertir, et l'on peut se convertir profondément sans verser une seule larme ! »
Car voilà le véritable problème ! Nous pouvons parfois confondre le repentir avec une simple émotion, un sentiment de culpabilité ou le besoin de nous soulager la conscience. Mais la confession n'est pas une séance de psychothérapie ! Comme l'a rappelé Mgr Krzysztof Jozef Nykiel, régent de la Pénitencerie apostolique, le sacrement de pénitence est une rencontre avec la miséricorde de Dieu, qui suppose de reconnaître réellement ses péchés et de vouloir changer de vie.
Le cardinal De Donatis a notamment insisté sur un point, celui où il ne suffit pas de réciter une liste de péchés devant un prêtre ! Une confession véritable exige la contrition, c'est-à-dire le regret sincère d'avoir offensé Dieu, ainsi que la ferme résolution de ne plus pécher. Attention, cela ne signifie évidemment pas que nous ne retomberons jamais dans nos faiblesses. Mais nous devons sincèrement vouloir renoncer au mal, plutôt que chercher à justifier nos fautes ou à continuer volontairement dans le péché.
Et le cardinal a également rappelé que le repentir ne doit pas commencer par le désespoir, mais par la contemplation de la miséricorde divine ! Le pécheur ne doit pas se présenter devant Dieu comme un homme définitivement condamné, mais comme un enfant qui reconnaît ses fautes et revient vers son Père. La confession ne sert pas simplement à nous faire sentir mieux psychologiquement, elle nous permet de recevoir sacramentellement le pardon de Dieu et la grâce de nous relever.
Quatre conseils ont été rappelés à l'issue de ce séminaire : commencer par contempler l'amour de Dieu, appeler honnêtement nos péchés par leur nom, réparer autant que possible le mal commis et conserver un cœur ouvert à la Parole de Dieu. Car une véritable conversion doit aussi produire des fruits dans notre vie quotidienne, envers Dieu comme envers notre prochain.
Allons-nous nous confesser pour être simplement soulagés de notre culpabilité, ou pour demander sincèrement pardon à Dieu et reprendre le chemin de la sainteté ? Le sacrement de réconciliation est un immense trésor de l'Église catholique. Ne le réduisons ni à une formalité, ni à une simple discussion psychologique !
Prions pour nos prêtres confesseurs et demandons au Seigneur de nous donner un cœur véritablement contrit, humble et disposé à recevoir sa miséricorde !
Source : InfoCatolica





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