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« Prier pour donald trump ne signifie pas le soutenir politiquement ! » : un archevêque catholique répond à la polémique !

Illustration de la brève Facebook

Ce jeudi 22 octobre, douze évêques catholiques américains ont été reçus à la Maison-Blanche pour rencontrer des responsables de l’administration Trump. À la fin de cette rencontre, ils ont prié avec le président des États-Unis dans le Bureau ovale. Une vidéo de cette prière, dirigée par Mgr James Golka, archevêque de Denver, a ensuite été diffusée sur les réseaux sociaux de l’administration et de la campagne présidentielle.

Mais cette séquence a rapidement provoqué des critiques ! Pourquoi ? Parce que les États-Unis se trouvent à moins de deux semaines des élections de mi-mandat. Certains catholiques ont estimé que cette prière publique pouvait être interprétée comme un soutien politique apporté à Donald Trump. Face aux réactions, Mgr Golka a décidé de prendre la parole pour expliquer les raisons de sa présence.

Et sa réponse est particulièrement claire ! L’archevêque affirme qu’il n’a jamais voulu apporter son soutien à un candidat ou à un parti. Il explique avoir accepté l’invitation malgré ses inquiétudes concernant certaines politiques gouvernementales et les risques d’instrumentalisation de cette rencontre. Mais, selon lui, prier pour les dirigeants du pays fait tout simplement partie de la mission d’un prêtre catholique. Il rappelle que l’Église invite depuis les premiers siècles les fidèles à prier pour ceux qui exercent l’autorité.

Il faut également rappeler que pendant trois heures, les évêques ont discuté avec des représentants de la Maison-Blanche de plusieurs questions importantes : la protection de la vie humaine, la politique migratoire, les difficultés rencontrées par les prêtres étrangers pour obtenir leurs visas, la liberté religieuse et les écoles catholiques. Mgr Golka souligne d’ailleurs qu’une simple rencontre ne suffit pas à changer une politique et que les responsables de l’Église doivent continuer à défendre leurs convictions auprès de tous les gouvernements.

Saint Paul lui-même demande aux chrétiens de prier pour les rois et pour tous ceux qui exercent l’autorité (1 Timothée 2:1-2). Un évêque peut donc parfaitement demander à Dieu de guider un chef d’État, tout en conservant sa liberté de critiquer ses choix lorsque ceux-ci contredisent l’enseignement de l’Église.

On peut naturellement s’interroger sur l’utilisation politique de cette vidéo et sur le choix de sa diffusion à quelques jours d’un scrutin. Mais la prière elle-même n’est pas une déclaration d’adhésion. L’Église a vocation à annoncer l’Évangile, à défendre la dignité humaine et à dialoguer avec les responsables publics, sans devenir l’instrument d’un parti.

Et vous, pensez-vous qu’un évêque doit pouvoir prier publiquement avec un chef d’État, même en période électorale ?

Source : Denver Catholic

Source : publication originale de Napo sur Facebook.

Conversation des fidèles

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