Voilà une belle nouvelle qui nous vient de Terre sainte ! Samedi 31 octobre 2026, plus de 300 jeunes catholiques de langue arabe et hébraïque se sont réunis pour un festival consacré à la foi, à la prière et à l'unité dans le Christ. Organisée par le vicariat Saint-Jacques, qui rassemble les communautés catholiques hébréophones du Patriarcat latin de Jérusalem, cette rencontre a permis à des jeunes de différentes paroisses de se retrouver malgré les divisions et les souffrances provoquées par les guerres dans la région.
Le père Piotr Żelazko, vicaire patriarcal chargé des catholiques de langue hébraïque en Israël, explique que les jeunes de Terre sainte portent de profondes blessures. Certains ont grandi dans un climat de guerre, de peur et d'incertitude, avec des histoires personnelles parfois particulièrement douloureuses. Le prêtre, qui vit dans la région depuis près de vingt ans, reconnaît lui-même combien ces événements marquent les habitants, quelle que soit leur origine.
Mais ce festival avait justement pour objectif de montrer que la foi catholique peut unir des personnes que tout semble séparer ! Comme l'a rappelé le père Żelazko : « Si Jésus ne nous unit pas, alors notre foi n'est pas authentique ! » Selon lui, les différences linguistiques, culturelles et même politiques ne doivent pas empêcher les fidèles de reconnaître leur appartenance à une seule et même Église, fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
La journée a été particulièrement riche pour les participants. Au programme : des ateliers manuels, des chants, des activités musicales et des repas partagés. Les jeunes ont également pu participer à l'adoration eucharistique, se confesser et assister à une messe célébrée en arabe et en hébreu. Une manière de rappeler que, malgré leurs langues différentes, ils professent la même foi catholique et reçoivent les mêmes sacrements.
Le père Żelazko souligne d'ailleurs le caractère exceptionnel de cette rencontre. Il explique qu'il s'agit peut-être du seul jour de l'année où les communautés catholiques arabophones et hébréophones peuvent véritablement se retrouver. Il ajoute que ce festival est peut-être aussi l'un des rares endroits au monde où des fidèles prient simultanément en arabe et en hébreu. Dans le contexte actuel de la Terre sainte, cette particularité prend évidemment une importance considérable.
Ce rassemblement possède également une histoire marquée par les conflits. Le festival avait dû être interrompu à cause de la guerre avant de reprendre. Le père Żelazko raconte notamment que les organisateurs avaient décidé, l'année précédente, de préparer la rencontre malgré les tensions avec l'Iran. L'arrivée d'un cessez-le-feu avait finalement permis sa tenue. Une expérience qui les encourage aujourd'hui à poursuivre cette initiative, même lorsque les circonstances semblent particulièrement difficiles.
Le prêtre espère désormais que ce festival pourra avoir lieu chaque année, sans interruption, et qu'il deviendra progressivement un rendez-vous international accueillant des jeunes catholiques d'autres pays. Au milieu des divisions de la Terre sainte, ces jeunes nous rappellent que notre première appartenance, en tant que catholiques, demeure celle à Notre-Seigneur Jésus-Christ et à son Église.
Source : Vatican News, Emiliano Eusepi, 2 novembre 2026.






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