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Washington : 70 mois de prison pour l’homme qui avait visé la messe rouge et des juges de la Cour suprême

Louis Geri a été condamné à 70 mois de prison après son arrestation devant la cathédrale Saint-Matthieu de Washington le jour de la Red Mass 2025. Les autorités disent qu’il avait ciblé des catholiques et des juges de…

Washington : 70 mois de prison pour l’homme qui avait visé la messe rouge et des juges de la Cour suprême

Près d’un an après son arrestation devant la cathédrale Saint-Matthieu de Washington, Louis Geri vient d’être condamné à 70 mois de prison. L’homme avait été interpellé le 5 octobre 2025, jour de la traditionnelle Red Mass, célébration catholique à laquelle participent chaque année des responsables du monde judiciaire et politique américain. Les autorités fédérales ont présenté l’affaire comme une menace dirigée contre des catholiques et des juges de la Cour suprême.

Un homme arrêté devant la cathédrale le jour de la Red Mass

Selon le ministère américain de la Justice, Louis Geri se trouvait devant la cathédrale Saint-Matthieu lorsqu’il a été arrêté. Les enquêteurs avaient découvert sur lui plusieurs engins incendiaires artisanaux ainsi que des documents contenant des menaces et des revendications.

La Red Mass est une tradition catholique ancienne aux États-Unis. Elle rassemble notamment magistrats, juristes, responsables publics et parfois des juges de la Cour suprême. L’événement est ainsi particulièrement sensible du point de vue sécuritaire, ce qui explique l’ampleur de l’enquête menée après l’arrestation.

LeCatho avait déjà traité cette affaire au moment de l’interpellation. Le fait nouveau est désormais judiciaire : après avoir plaidé coupable en mars 2026, Geri a été condamné le 28 septembre à 70 mois de prison, soit près de six ans, auxquels s’ajouteront trois années de liberté surveillée.

Les procureurs évoquent des menaces contre des catholiques et des juges

Les autorités fédérales indiquent que l’homme avait ciblé la cérémonie religieuse ainsi que plusieurs participants. La procureure fédérale Jeanine Pirro a parlé d’« une attaque contre notre communauté et contre le droit fondamental de pratiquer librement sa religion ».

Selon l’accusation, Geri avait formulé plusieurs demandes, dont le versement de centaines de milliers de dollars. Il avait également affirmé être prêt à utiliser ses engins contre la Maison-Blanche et le Capitole. Les photographies rendues publiques par le parquet montrent des dispositifs artisanaux constitués notamment de feux d’artifice et de matériaux métalliques.

Les procureurs avaient demandé une peine de 87 mois de prison. Le tribunal a finalement prononcé 70 mois. Le ministère de la Justice estime que cette condamnation reflète la gravité des faits tout en envoyant un message clair sur la protection des lieux de culte et des rassemblements religieux.

Une affaire qui pose de nouveau la question de la sécurité des églises

Aux États-Unis comme en Europe, les lieux de culte sont depuis plusieurs années confrontés à une multiplication des actes de vandalisme, menaces, intrusions et violences. Toutes ces affaires ne relèvent évidemment pas de la même logique ni du même niveau de gravité, mais l’affaire de Washington montre jusqu’où peut aller une menace lorsqu’elle vise un événement religieux réunissant des personnalités publiques.

Le cas est d’autant plus symbolique qu’il ne s’agissait pas d’une simple célébration dominicale, mais d’une messe marquant la rentrée judiciaire. La présence attendue de hauts responsables avait fait de la cathédrale une cible particulièrement sensible.

La réaction des autorités américaines est ici sans ambiguïté : menacer une église, des fidèles et des juges avec des engins incendiaires relève d’une atteinte grave à la sécurité publique et à la liberté religieuse. La condamnation prononcée le 28 septembre clôt une première phase judiciaire, mais elle rappelle aussi la vulnérabilité des lieux de culte lorsqu’ils deviennent la cible d’individus déterminés à intimider ou frapper.

La liberté de culte directement visée

Dans ses déclarations, Jeanine Pirro a insisté sur le fait que les agissements de Geri avaient empêché des juges de la Cour suprême de participer à l’événement religieux. Il ne s’agit donc pas seulement, selon le parquet, d’une affaire d’ordre public : c’est la liberté de culte elle-même qui a été entravée.

Pour les catholiques, cette dimension mérite d’être soulignée. Une église n’est pas un bâtiment comme un autre. C’est un lieu consacré, destiné à la prière et aux sacrements. Lorsque la peur, la menace ou la violence contraignent les fidèles à renoncer à s’y rendre, c’est un droit fondamental qui est atteint.

La justice américaine a désormais tranché. Louis Geri passera plus de cinq ans derrière les barreaux, puis restera placé sous surveillance. Le dossier restera comme l’un des épisodes les plus graves ayant entouré une Red Mass récente à Washington.

Sources principales

Conversation des fidèles

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