Deux églises du département du Nord, à Camphin-en-Carembault et Chemy, ont été cambriolées et profanées le vendredi 2 octobre. Dans les deux cas, les tabernacles ont été fracturés et des hosties consacrées ont été emportées.
À l’église Saint-Médard de Camphin-en-Carembault, des paroissiens ont constaté la disparition du crucifix de l’autel et de deux chandeliers. Le tabernacle avait été forcé ; un calice et un ciboire ont également été dérobés. Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie.
À Chemy, l’église Saint-Martin également touchée
À quelques kilomètres de là, l’église Saint-Martin de Chemy a elle aussi subi une intrusion. Selon les informations rapportées, les voleurs sont entrés par une porte arrière, ont fracturé le tabernacle et emporté des objets liturgiques ainsi que des hosties consacrées.
Les deux communes ont porté plainte. Les circonstances précises et l’identité des auteurs doivent encore être établies par l’enquête. Il importe donc de ne pas prêter d’intention religieuse particulière aux auteurs tant que les investigations ne l’ont pas démontré.
Pour les catholiques, le vol des hosties est d’une gravité particulière
Un vol dans une église est déjà une atteinte grave au patrimoine et à un lieu de culte. Mais la disparition d’hosties consacrées touche directement le cœur de la foi catholique : dans l’Eucharistie, l’Église confesse la présence réelle du Christ sous les espèces consacrées.
C’est pourquoi la profanation d’un tabernacle ne peut être réduite à la seule valeur marchande des objets volés. Un ciboire ou un calice peut être remplacé ; l’atteinte au Saint-Sacrement possède, elle, une dimension spirituelle que le langage administratif ne suffit pas à exprimer.
Une messe de réparation annoncée
Une messe de réparation doit être célébrée avant la reprise normale du culte. Cette démarche liturgique rappelle que l’Église répond à la profanation non par la haine, mais par l’adoration, la réparation et la prière.
Dans nos villages, les églises sont aussi des repères visibles de l’histoire chrétienne de la France. Les protéger n’est pas seulement défendre des pierres anciennes : c’est préserver des lieux où des générations ont été baptisées, mariées, enterrées et ont reçu les sacrements.
Ces deux affaires doivent donc être suivies avec sérieux. Il faut des enquêtes efficaces, une meilleure protection des édifices lorsque cela est nécessaire et, du côté catholique, une conscience renouvelée du respect dû au Saint-Sacrement.





Conversation des fidèles
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