Dans un élan de ferveur civique et spirituelle, les fidèles de l’archipel philippin se sont dressés, tel un seul corps, pour défendre la justice et le bien commun. Ce sont près de cent mille âmes qui ont arpenté les rues, unies sous la houlette de leurs pasteurs, pour dénoncer les iniquités qui rongent la nation. Cette mobilisation massive, qui a vu converger plus de seize mille personnes rien qu’à Manille et suscité au moins 119 rassemblements à travers l’archipel, marque une étape décisive dans la lutte contre la corruption aux Philippines.
Guidés par la Sainte Église, qui ne saurait rester muette face au vol des deniers publics, les manifestants ont répondu à l’appel de la conscience. Le Cardinal Pablo Virgilio David, évêque de Kalookan et président sortant de la Conférence épiscopale, a offert le Saint Sacrifice de la Messe lors du rassemblement principal au monument du pouvoir populaire d’Edsa, à Quezon City. Cette liturgie a scellé l’union spirituelle des milliers de fidèles présents, rappelant que toute action temporelle doit s’enraciner dans la prière.
La voix des prélats s’est élevée avec fermeté pour condamner ce mal social. Monseigneur Elias Ayuban Jr., évêque de Cubao, a souligné l’urgence de cette croisade morale. Il a affirmé : « La lutte contre la corruption doit s’intensifier », précisant que cela « exige que chacun de nous fasse des pas concrets vers la justice ». L’évêque a insisté sur le fait que le combat pour la restitution de ce qui a été soustrait au trésor public ne s’achève pas avec cette manifestation, nommée la « Marche du Billion de Pesos ». Il a exhorté le peuple à maintenir sa vigilance et à continuer d’éveiller les consciences concernant les fonctionnaires qui ont le devoir de collaborer au développement de la patrie, remerciant au passage les fidèles des 86 diocèses solidaires de cette cause.
Le cœur des revendications porte sur la responsabilité et la lumière à faire sur les anomalies gestionnaires, notamment concernant les fonds destinés aux infrastructures et au contrôle des inondations. À Cebu, l’archevêque Alberto Uy a fustigé cette corruption aux Philippines qui entrave la croissance et blesse les plus démunis. Il a dénoncé le pillage de milliards de pesos par certains fonctionnaires, sommes qui auraient dû servir à l’édification de logements, d’hôpitaux, et au soutien des étudiants, des agriculteurs et des pêcheurs. Le Père Edwin A. Gariguez, ancien secrétaire exécutif de la Caritas locale, a rappelé la nature profonde de cet engagement : « L’Église catholique, en inspirant et en mobilisant des milliers de fidèles dans tout le pays, démontre que sa mission va au-delà du culte et des rituels, et inclut un engagement courageux pour défendre la justice, l’honnêteté et le bien commun ».
Face à l’avidité de ceux qui détiennent le pouvoir, Monseigneur Ruperto Santos, évêque d’Antipolo, a rappelé une vérité fondamentale : un peuple uni dans une juste lutte est plus puissant que ses gouvernants. Il a condamné avec vigueur l’« excessive avidité » des responsables qui dilapident les fonds publics alors que la jeunesse est contrainte d’étudier dans des salles de classe délabrées. Pour le prélat, la participation à la « Marche du Billion de Pesos » symbolise la défense du simple citoyen. Il a conclu par une exhortation paternelle à la paix et à la fermeté, invitant les fidèles à demeurer sur le chemin de la vérité : « Faisons résonner nos voix dans tout le pays. Faisons que notre unité soit notre force. Choisissez la paix. Marchez avec décision. Élevez votre voix avec passion, mais agissez avec grâce ».
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