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Écosse : les évêques catholiques s’opposent à la nouvelle offensive pour dépénaliser l’avortement

Les évêques catholiques d’Écosse dénoncent la nouvelle poussée des Verts en faveur d’une dépénalisation de l’avortement et appellent à protéger ensemble la mère et l’enfant.

Écosse : les évêques catholiques s’opposent à la nouvelle offensive pour dépénaliser l’avortement

Les évêques catholiques d’Écosse ont réagi avec vigueur à la nouvelle poussée politique en faveur d’une dépénalisation de l’avortement. Le Parti vert écossais demande au gouvernement de donner suite à un rapport d’experts publié en 2025, qui recommandait notamment une dépénalisation plus large et l’accès à l’avortement sur demande jusqu’à 24 semaines.

Les évêques refusent de réduire l’avortement à un simple acte médical

Mgr John Keenan, évêque de Paisley et responsable de la commission épiscopale pour le mariage, la famille et la vie, a dénoncé l’idée selon laquelle l’avortement devrait être traité « comme n’importe quelle autre procédure de santé ». Pour les évêques, cette formule évacue la réalité première : l’avortement met fin à la vie d’un être humain à naître.

Leur position est cohérente avec l’enseignement constant de l’Église. La dignité humaine ne commence pas avec l’autonomie, la viabilité ou la reconnaissance juridique. Elle appartient à tout être humain dès sa conception et jusqu’à sa mort naturelle.

Un débat qui porte aussi sur la protection des mères

Les évêques ne se contentent pas d’un refus. Ils appellent les responsables publics à renforcer les services de maternité, l’accompagnement psychologique périnatal, les aides aux familles et le soutien concret aux femmes confrontées à une grossesse difficile.

C’est là un point essentiel. La défense de l’enfant à naître ne peut pas être dissociée du soutien à sa mère. Une société juste ne doit pas présenter l’avortement comme la solution par défaut à la détresse ; elle doit rendre possible l’accueil de la vie.

Une ligne catholique sans ambiguïté

Il faut le dire clairement : dépénaliser davantage l’avortement ne transforme pas sa nature morale. Aucun vocabulaire administratif ou sanitaire ne peut effacer l’existence de l’enfant à naître. Lorsque le droit retire des protections pénales, il ne neutralise pas la question morale ; il choisit de moins protéger le plus vulnérable.

Dans un débat public dominé par l’autonomie individuelle, les évêques écossais rappellent une vérité devenue presque subversive : la liberté humaine s’exerce toujours au milieu d’autres vies et d’autres responsabilités.

Le rôle de l’Église est précisément de parler quand ceux qui n’ont pas de voix risquent d’être oubliés. Sur ce point, les évêques d’Écosse ont raison de ne pas céder au langage anesthésiant d’un avortement présenté comme un soin ordinaire.

Sources principales

Conversation des fidèles

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