L’Église aux États-Unis s’est donnée un nouveau président pour la Conférence des évêques catholiques : Mgr Paul S. Coakley, archevêque d’Oklahoma City. L’élection s’est déroulée à Baltimore, lors de l’Assemblée plénière d’automne, dans un vote à bulletin secret tenu le 11 novembre. Les évêques ont également choisi Mgr Daniel Flores, évêque de Brownsville au Texas, comme vice-président après un second tour.
Mgr Coakley n’est pas un inconnu dans l’épiscopat. Il a déjà servi comme secrétaire de la Conférence, et son ministère est marqué par une défense constante de la vie humaine. Né en mai 1955, devenu évêque en 2004, il conduit l’archidiocèse d’Oklahoma City depuis 2011. Formé en théologie sacrée, il s’est souvent illustré par des prises de position claires sur les questions morales.
Sa fidélité à la culture de vie s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur, l’archevêque Timothy Broglio, qui rappelait que l’avortement demeure la prééminente priorité dans la vie publique. À la suite d’une loi interdisant presque totalement l’avortement en Oklahoma, Mgr Coakley avait remercié les législateurs pour leur action et rappelé que reconnaître la dignité inhérente à chaque personne exige à la fois des lois protectrices et une profonde conversion des cœurs.
Il a également dénoncé le recours à la peine de mort dans son État, affirmant que son usage « contribue au durcissement de la société et à une spirale de violence ». Sur les questions liées au genre, l’archevêque a exprimé son inquiétude face à l’augmentation de la dysphorie de genre et à la diffusion d’une idéologie qui nie l’ordre créé. Il a mis en garde contre les traitements hormonaux et chirurgicaux imposés à des personnes fragiles, tout en donnant aux familles des repères pour discerner.
Concernant l’immigration, Mgr Coakley a rappelé la dignité des migrants et réfugiés, tout en soulignant que l’immigration illégale demeure un mal qui exige une juste protection des frontières. Il a dénoncé les vagues de déportations jugées source de peur pour des familles qui cherchent simplement la sécurité, mais il a également insisté sur les dangers du trafic d’êtres humains et de drogue. La grande majorité de ces personnes, disait-il, sont des fidèles honnêtes et intégrés dans leurs paroisses.
Le nouveau vice-président, Mgr Daniel Flores, apporte un autre regard pastoral depuis le diocèse frontalier de Brownsville. Docteur en théologie et ancien professeur, il a servi comme président du Comité doctrinal de la Conférence et a participé au Conseil ordinaire du Secrétariat général du Synode sur la synodalité. Il voit dans le dialogue un moyen de réduire la polarisation et encourage une recherche commune du bien, tout en mettant en garde, dès 2017, contre le soutien aux déportations massives qu’il rapprochait d’une coopération formelle à un acte intrinsèquement mauvais.
Ces deux évêques, désormais à la tête de la Conférence pour trois ans, hériteront d’un paysage marqué par les blessures du pays, les défis culturels, et la nécessité de maintenir une parole claire, fidèle à la doctrine et au respect de la dignité de toute personne.
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