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Espagne : la classe politique apporte son soutien au Pape après les critiques de Donald Trump

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En marge de son déplacement officiel à Pékin, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a fermement pris la défense du pape Léon XVI ce lundi 13 avril. Cette prise de position fait suite aux récentes attaques du président américain Donald Trump à l’encontre du Souverain Pontife, dont la diplomatie est ouvertement contestée par Washington.

S’exprimant depuis la Chine, Pedro Sanchez a souligné le contraste entre l’action du Saint-Siège et l’instabilité internationale actuelle. Selon le chef de l’exécutif espagnol, alors que certains acteurs mondiaux « sèment la guerre », le Pape s’attache avec courage à « semer la paix ». Citant un adage populaire, M. Sanchez a mis en garde contre les conséquences de la discorde : « Qui sème le vent récolte la tempête ». Le président du gouvernement a également rappelé qu’il se faisait une joie d’accueillir prochainement le successeur de Pierre en terre espagnole.

Cette polémique intervient à un moment charnière, alors que Donald Trump a vivement critiqué la politique étrangère de Léon XVI. Le président des États-Unis a qualifié l’action pontificale de « terrible », dénonçant les positions de Rome sur les conflits en Iran et les opérations en cours au Venezuela. Il a notamment exhorté le Pape à cesser de vouloir « plaire à la gauche radicale ».

Face à ces attaques, le chef de l’opposition espagnole, Alberto Nunez Feijoo, a lui aussi tenu à exprimer son respect pour la figure du Pontife. Le leader du Parti Populaire a affirmé que Léon XVI demeure une référence incontournable pour les catholiques, exigeant qu’il soit « écouté et respecté ». M. Feijoo a rappelé que le christianisme constitue un « phare éthique et moral » pour des millions de fidèles, précisant que cette foi ne saurait être traitée avec légèreté ou dérision.

De son côté, le Saint-Père a répondu avec la sobriété qui le caractérise. Rappelant que la mission de l’Église est avant tout spirituelle et morale, Léon XVI a souligné que l’Évangile est dénué d’ambiguïté sur la question de la violence : l’Église a l’obligation morale de s’opposer à la guerre.

Ce climat de tension diplomatique précède de quelques semaines le voyage apostolique prévu en Espagne. Du 6 au 12 juin prochain, le Pape doit en effet se rendre à Madrid, Barcelone, Las Palmas de Gran Canaria ainsi qu’à Santa Cruz de Tenerife. Ce voyage, très attendu par les fidèles, s’annonce d’ores et déjà comme un moment fort de l’actualité ecclésiale de l’année.

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