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Gardonne : le tronc de l’église pillé à répétition, le maire dénonce une honte

À Gardonne, en Dordogne, le tronc destiné aux offrandes pour les cierges a été fracturé à plusieurs reprises depuis fin septembre.

Gardonne : le tronc de l’église pillé à répétition, le maire dénonce une honte

Depuis la fin septembre 2026, le tronc de l’église de Gardonne, en Dordogne, subit des vols répétés. Le maire Pascal Delteil a dénoncé publiquement la situation le samedi 10 octobre. Le préjudice matériel évoqué est d’environ 70 euros, mais l’enjeu dépasse la somme disparue : c’est la sécurité et le respect d’un lieu de prière qui sont en cause.

Un cadenas brisé, les recettes des cierges emportées

Selon les faits rapportés le 11 octobre par la journaliste Virginie Desmet dans Sud Ouest, la caisse qui recueille les offrandes déposées pour les cierges a été forcée plusieurs fois. Le dernier épisode signalé se situe entre les 8 et 9 octobre. Le maire indique devoir échanger avec le prêtre sur l’éventualité d’une plainte.

Il serait prématuré d’attribuer ces vols à un groupe, à une idéologie ou à une hostilité religieuse particulière. L’identité des auteurs et leurs motivations ne sont pas établies par les informations disponibles. Cela n’enlève rien à la gravité d’actes commis dans un édifice où les habitants viennent prier en confiance.

Un lieu de culte n’est pas une caisse sans propriétaire

Les sommes laissées près des cierges sont parfois modestes. Elles matérialisent pourtant le geste volontaire de fidèles qui souhaitent contribuer à la vie de l’église. Prendre cet argent, ce n’est pas simplement constater qu’une boîte est accessible : c’est s’approprier des offrandes faites à une communauté cultuelle.

La tradition catholique exige le respect de la maison de Dieu. Le septième commandement condamne le vol, et le souci du bien commun exige que chacun puisse accéder aux églises sans craindre de telles dégradations. À l’inverse, la colère légitime ne donne pas le droit d’accuser sans preuve.

Protéger les églises sans les transformer en forteresses

En France, la possibilité de garder les églises ouvertes constitue un bien spirituel, social et patrimonial. Les paroisses et les communes, selon leurs responsabilités respectives, ont intérêt à examiner des dispositifs proportionnés : protection des troncs, vérification des fermetures, signalement des dégradations et coopération avec les forces de l’ordre. Il ne s’agit pas de remplacer la confiance par la méfiance généralisée, mais de la rendre possible.

Cette affaire rappelle enfin une évidence trop souvent oubliée : nos églises ne sont pas de simples monuments de pierre. Elles demeurent des lieux consacrés, où des générations de Français ont reçu les sacrements et porté leurs intentions devant Dieu. Même une petite somme volée peut révéler un grand mépris pour ce patrimoine vivant.

Sources principales

Conversation des fidèles

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