Ce mercredi 4 novembre, lors de son audience générale place Saint-Pierre, le pape Léon XIV a rappelé plusieurs principes fondamentaux de la doctrine sociale de l’Église catholique. Poursuivant ses catéchèses sur la constitution Gaudium et spes du concile Vatican II, le Saint-Père s’est particulièrement arrêté sur la place du travail dans notre société, les injustices économiques et les devoirs de ceux qui exercent l’autorité politique.
Pour Léon XIV, le travail constitue le cœur même de l’économie. Il permet à l’homme de subvenir aux besoins de sa famille, de développer ses talents, de participer à la vie sociale et de collaborer à l’œuvre créatrice de Dieu. Le Pape rappelle ainsi que le développement économique doit rester au service de l’homme et sous son contrôle. Une économie qui sacrifie les personnes au profit de ses seuls résultats financiers s’éloigne donc de cette conception chrétienne du travail.
Le souverain pontife a également condamné le chômage, l’exploitation et les conditions professionnelles qui mettent en danger la santé ou la vie des travailleurs. Il a rappelé leur droit et leur devoir de participer aux décisions concernant leur activité, notamment au sein d’associations, tout en privilégiant le dialogue et les actions non violentes. Il a aussi insisté sur la destination universelle des biens, un principe ancien de la doctrine catholique selon lequel les richesses de la terre doivent bénéficier à l’ensemble des hommes.
Mais Léon XIV ne s’est pas limité aux questions économiques. Il a rappelé que l’autorité politique doit toujours rechercher le bien commun et non servir des intérêts particuliers. Il a également souligné que l’Église et la communauté politique, bien qu’indépendantes dans leurs domaines respectifs, peuvent coopérer pour le bien des hommes. Une responsabilité qui concerne aussi les catholiques engagés dans la vie publique.
Cet enseignement s’inscrit dans la continuité de la doctrine sociale de l’Église, notamment de Rerum novarum, l’encyclique publiée par Léon XIII en 1891. Plus d’un siècle après, la question demeure : nos dirigeants considèrent-ils encore le travail comme un moyen de faire vivre dignement les familles, ou seulement comme un instrument au service de l’économie ?
Source : Vatican (https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/audiences/2026/documents/20261104-udienza-generale.html)







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