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Norvège : un évêque refuse que son synode remette en question la doctrine catholique ! sa position déplaît…

Illustration de la brève Facebook

Mgr Fredrik Hansen, évêque d'Oslo, a décidé d'organiser le premier synode diocésain de son diocèse, avec un objectif bien précis : renforcer l'évangélisation et préparer l'avenir de l'Église catholique norvégienne. Mais contrairement aux orientations défendues par certains acteurs du Chemin synodal allemand, l'évêque a prévenu que cette assemblée ne pourrait pas servir à remettre en question les enseignements de l'Église en matière de foi et de morale. Une position qui lui vaut déjà des critiques de l'autre côté de la frontière !

Le projet a été annoncé le 29 juillet 2026, à l'occasion de la fête de saint Olaf. Mgr Hansen souhaite organiser ce synode avant les grandes célébrations de 2030, qui marqueront le millénaire de la mort du saint roi de Norvège. L'évêque entend consulter les paroisses et les fidèles afin d'élaborer un nouveau plan pastoral pour les prochaines années. Il souhaite également réviser les statuts des conseils pastoraux, des conseils paroissiaux et des conseils chargés des finances. La première assemblée synodale est prévue à l'automne 2027.

Mais ce qui distingue particulièrement son projet, c'est la référence historique choisie par l'évêque : saint Charles Borromée ! Au XVIe siècle, le célèbre archevêque de Milan avait organisé de nombreux synodes pour appliquer les décisions du concile de Trente, améliorer la formation du clergé et renforcer la vie chrétienne dans son diocèse. Mgr Hansen souhaite s'inspirer de cet exemple pour faire du synode un véritable instrument de gouvernement pastoral, conformément au droit canonique de l'Église.

Dans un entretien accordé au média catholique Kath.net le 27 octobre, l'évêque a expliqué que ses principales préoccupations concernent l'évangélisation des jeunes et l'accompagnement des communautés immigrées. La communauté catholique de Norvège rassemble en effet de nombreux fidèles venus de différents pays, avec des messes célébrées dans plusieurs langues. L'objectif sera notamment de renforcer leur unité et de mieux transmettre la foi aux nouvelles générations. Pour Mgr Hansen, il ne s'agit donc pas d'organiser des débats doctrinaux sans fin, mais de prendre des décisions concrètes pour la vie des paroisses.

Seulement voilà, cette conception du synode ne plaît pas à tout le monde ! Le 12 août, Christoph Brüwer, rédacteur du portail catholique allemand Katholisch.de, avait reproché à l'évêque d'Oslo de fixer des limites aux discussions avant même leur ouverture. Dans une tribune intitulée « Davantage de confiance en Dieu plutôt que des interdictions synodales de penser », il estime qu'une véritable consultation devrait permettre aux fidèles d'exprimer librement leurs préoccupations. Il reconnaît pourtant lui-même qu'un synode diocésain n'a pas le pouvoir de modifier des questions doctrinales relevant de l'Église universelle.

Cette controverse rappelle les tensions provoquées par le Chemin synodal allemand, engagé en 2019, dont les participants ont soutenu plusieurs propositions concernant notamment les bénédictions de couples homosexuels, l'ordination des femmes et une participation accrue des laïcs au gouvernement de l'Église. À Oslo, Mgr Hansen défend une approche différente : les fidèles pourront être consultés sur la vie de leur diocèse, mais le synode devra rester fidèle au Magistère et aux règles de l'Église. Un synode diocésain ne possède pas l'autorité nécessaire pour modifier la doctrine catholique.

Dans une analyse publiée le 3 novembre, le journaliste Charles Collins, du média catholique Crux, souligne que la démarche norvégienne renoue avec une conception ancienne des synodes, longtemps utilisés pour organiser la vie des diocèses et appliquer les enseignements de l'Église. Le débat porte donc moins sur la nécessité de consulter les fidèles que sur les limites de cette consultation et sur le rôle propre de l'évêque. Mgr Hansen entend montrer que l'on peut organiser un véritable synode, écouter les catholiques et préparer l'avenir sans considérer la doctrine reçue des Apôtres comme une matière à renégocier.

Sources : Crux, Charles Collins, 3 novembre 2026 ; Kath.net, entretien avec Mgr Fredrik Hansen, 27 octobre ; Katholisch.de, Christoph Brüwer, 12 août ; diocèse catholique d'Oslo, annonces du 29 juillet et du 7 septembre 2026.

Source : publication originale de Napo sur Facebook.

Conversation des fidèles

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